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Non, au CES tout n’est pas que gadget

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Non, au CES tout n’est pas que gadget

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Par Anais Richardin - 14 janvier 2019 / 11H00

Sous ses aires de foire, le CES regorge de pépites. On les déniche pour peu que l'on soit patient, que l'on ait envie de fouiner un peu et que l'on fasse confiance à son intuition que la seule vue d'un stand dans une marée d'autres vient titiller. On vous présente nos découvertes ?

À Las Vegas, c’est toujours un peu le bazar au début du mois de janvier. Les hôtels régurgitent par dizaines de milliers des personnes venues du monde entier pour découvrir the next big thing. Badge au cou, pour bien distinguer le bétail de convention de celui qui dépense frénétiquement jusqu’à son dernier penny dans les machines à sous. En fin de salon les deux finiraient presque par se confondre tant, sur les stands, ils sont nombreux à venir s’arracher goodies et tote bags. « C’est gratuit ? Je peux prendre ? » peut-on entendre à peu près partout dans l’Eureka Park, zone du CES dédiée aux startups. Pourtant il y aurait de quoi s’arrêter, s’intéresser, s’informer.

Bien sûr, le CES revêt encore sous bien des aspects la forme d’une foire à tout. Et au n’importe quoi. On y croise aussi bien un lit qui berce qu’une litière pour chats autonettoyante. Et pour la pauvre humanité qui ère en peine qu’est la nôtre, les robots de compagnie sont partout. Triste monde. Sauf que, dans les allées immanquables de la French Tech, quelques startups détonnent et donnent envie de tendre une oreille attentive. Mais pas pour mieux converser avec une intelligence artificielle. Dans nos découvertes cette année, point de chatbot, d’impression 3D ou encore de VR, que l’on a vu déferler au CES ces dernières années, mais  des projets qui œuvrent pour notre indépendance énergétique, pour la sécurité des femmes, des seniors ou encore des cyclistes. En bref, des projets qui font du BIEN.

 

Urban Canopée

Elodie Grimoin, ingénieure agronome et Hubert Michaudet, professeur à l’École des Ponts, ont créé Urban Canopee, un projet d’aménagement urbain écologique. Leur canopée urbaine, outre le fait d’offrir des îlots de fraicheur et de créer des zones ombragées, permet aussi de lutter contre la pollution de l’air ou encore de rétablir la biodiversité. La structure en matériaux composites en forme de corolle accueille des plantes grimpantes tout au long de l’année. Le tout est placé dans un pot connecté, qui, grâce à une réserve d’eau pluviale, et des capteurs, peut s’autoirriguer. Après une expérimentation à Toulouse, c’est à Paris que seront installées 5 canopées d’ici la fin de l’année.

App-Elles

L’association Résonantes, accompagnée au CES par Business France, présentait son bracelet connecté couplé à son application App-Elles. Un dispositif qui permet aux victimes de violences de prévenir trois proches de confiance désignés à l’avance. L’app permet notamment d’être géolocalisée et enregistre les discussions et bruits environnants (grâce à la solution de la startup Waryme), pour permettre à la personne contactée de prendre la mesure de ce qui se passe, mais également pour appuyer le récit de la victime devant la justice. L’application permet en outre d’apporter ensuite à la victime le soutien dont elle a besoin grâce à des informations et ressources supplémentaires. L’association a bouclé en 2018 une campagne sur Hello Asso et a collecté 76 000 euros.

Galanck

La startup Galanck, incubée par Telecom SudParis (Institut Mines Telecom), a créé le Galuchon, un sac à dos connecté pour cyclistes et autres vélocipèdes urbains. Équipé de LED et de bandes réfléchissantes, le sac, connecté à une application dédiée, informe les autres usagers de la route en cas de freinage, de changement de direction et permet d’être facilement repéré. En outre, un système de guidage bien pensé fait vibrer les bretelles droite ou gauche pour orienter le cycliste sur la direction à prendre.

Marianka

Autre startup accompagnée par l’Institut Mines-Telecom, Marianka a développé la « Matière Bavarde ». Des surfaces rendues connectées et intelligentes grâce à un enduit qui permet de transformer n’importe quelle matière en matière interactive. Les matériaux de sous-couche développés par la jeune pousse détectent les mouvements du corps au toucher ou à légère distance et transforment ainsi une tête de lit, une table de chevet ou encore une table en interrupteur. Si la Matière Bavarde a, notamment, été imaginée par une designer, enfermant ainsi la technologie dans un écrin à l’esthétique folle, elle ne s’adresse toutefois pas qu’aux esthètes, mais aussi aux personnes fragilisées, comme les personnes âgées, pour un habitat plus accueillant.

Skavenji

La Skavenjibox permet de produire simplement un petit peu d’énergie chez soi. Pas de quoi faire tourner un frigo ou une machine à laver mais le système plug-and-play, auquel on peut raccorder de micro-sources d’énergie aussi variées qu’un panneau solaire (fourni avec la box), une éolienne artisanale, un vélo et autre, permet d’alimenter de petits appareils électriques comme son smartphone. Un système DIY low tech qui a tout pour plaire et qui permet aussi d’exprimer sa créativité. Le boîtier est controlé par un microcontroleur Arduino et le design et le logiciel seront bientôt mis en open source pour que tout le monde puisse se l’approprier et l’enrichir.

O’Sol

Toujours dans l’énergie, O’Sol développe depuis Cannes des générateurs solaires mobiles et déployables, pour apporter de l’énergie là où il n’y en a pas. Sortis de leur tige de métal, les tournesols technologiques permettent à l’utilisateur d’être alimenté en énergie, et ce alors qu’il est en mobilité. Que ce soit pour les professionnels ou les particuliers, la solution O’Sol, compacte, permet de stocker de l’énergie ou de la consommer immédiatement. Le dispositif, connecté et interconnectable, peut être contrôlé à distance et combiné à d’autres pour répondre à des besoins énergétiques plus importants.

Morphée+

Morphée+ est un détecteur radar de chute. Sans capteur, ni prise d’image, le système alerte les aidants ou les soignants en cas de chute ou de paramètres de santé inquiétants. Utilisé dans les Ehpad mais aussi directement chez les patients, le dispositif permet ainsi de garder plus longtemps les personnes âgées à domicile, en toute sécurité et de monitorier le quotidien des personnes handicapées.

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Anais Richardin

14 janvier 2019 / 11H00
mis à jour le 14 janvier 2019
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