Serena Capital a listé de la façon la plus exhaustive possible les histoires à plus de 100 millions d’euros, et scruté les profils des dirigeants pour essayer de trouver des facteurs communs.
Au total, 19 acquisitions depuis 2004 qui répondent à ces critères, et dont les termes étaient suffisamment publics ou connus de la place pour pouvoir s’assurer de leur validité.
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A ces 19 acquisitions, il faut ajouter 13 « mini-licornes » dont la valorisation privée a dépassé 100 millions d’euros (encore une fois, cette liste est réalisée à partir des données publiques et est probablement un peu plus longue)
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Et il y en a de plus en plus !
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S’il paraît compliqué de prédire les success stories, leurs équipes partagent certaines caractéristiques. 72 % des CEO de startups valorisées plus de 100m€ sont des repeat entrepreneur dont c’est la seconde (ou plus) expérience de création de société. Plus largement parmi l’ensemble des fondateurs, 2/3 n’en sont plus à leur première expérience entrepreneuriale. A l’inverse, les carrières traditionnellement jugées « d’excellence » comme la banque d’affaires ou le conseil en stratégie sont très peu représentées parmi les background des fondateurs de success stories avec respectivement 1.5 % et 16 % de prévalence parmi l’ensemble des fondateurs.
Du côté des études, certaines écoles sortent du lot : en haut du podium HEC a produit au moins 5 CEO-fondateurs de success stories (Priceminister, La Fourchette, Empruntis, Photoways, Spartoo…), Centrale Paris suit avec 3 puis l’X avec 2.
Les hautes écoles sont d’ailleurs sur-représentées. Encore une preuve de l’élitisme à la française ?
Enfin, ces fondateurs semblent choisir deux périodes précises de la vie pour amorcer leur belle histoire : à 30 ans (après une première histoire entrepreneuriale réussie ?) et 40 ans (après une première partie de carrière).
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Leçon difficile s’il en est, 72 % des acquisitions de plus de 100m€ sont le fait d’acteurs internationaux. Les grands groupes français semblent encore peu tentés par le M&A venture… Cause ou conséquence, 50 % des success stories avaient accueilli à leur capital un fonds étranger (anglo saxon ou américain) pour arriver à ce résultat.
Une tendance qui s’accélère avec l’appétit des américains pour les pépites françaises…
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Prochaine étape pour le (jeune) écosystème français : laisser grandir ses startups, et leur donner les moyens de conquérir le monde ?
Retrouvez l’article original de Serena Capital ici.