Maddyness

De la startup à la scaleup : les recettes gagnantes des entrepreneurs

Comments
Partager :
Up
Partie précédente
1 —
Partie suivante
Down
Maddyness
Up
Menu
Partie 1
Down
1 —
2 — Recruter des profils «surdimensionnés»
3 — Établir une culture d’entreprise
4 — S’inspirer de ses clients
5 — Disposer d’une marge de sécurité financière
6 — Décliner son savoir-faire
7 — Ne refuser aucun contrat
8 — S’enrichir à l’international
9 — Avoir une (très grosse) ambition
10 — Accroître sa visibilité auprès de sa clientèle cible
11 — Surfer sur les opportunités
12 — Nouer les bons partenariats
13 — Les lauréats de l'édition 2018
Entrepreneurs

De la startup à la scaleup : les recettes gagnantes des entrepreneurs

Pepper Pepper Pepper
7985 - on fire  |  
Comments
Par Céline Deluzarche - 29 mars 2018 / 09H00 - mis à jour le 30 mars 2018

 Quelle est la "recette" gagnante de ces entreprises à la croissance fulgurante ? Younited Credit, Famoco, Haliodx, Ogury, Devialet nous délivrent leurs conseils.

Pour la troisième année consécutive, CroissancePlus, KPMG et Gide organisent le concours Scale-up Awards, qui récompense les entreprises sur des critères d’innovation, de croissance (au moins 10% sur les trois dernières années) et de développement à l’international. Cinq lauréats ont été sélectionnés sur plus d’une cinquantaine de candidatures, «toutes de très haut niveau», se félicite Jean-Baptiste Danet, de Croissance Plus : Younited CreditFamocoHaliodxOguryDevialetPour Maddyness, ils nous livrent en exclusivité leurs recettes.

Recruter des profils «surdimensionnés»

«Lorsqu’on croît de 80% par an, il faut avoir un horizon d’au moins deux à trois ans lorsque vous recrutez», souffle Geoffroy Guigou, le cofondateur de Younited Credit. «Notre CEO italien, par exemple, était le directeur général adjoint d’une grosse compagnie d’assurances, avec une équipe de 700 personnes sous sa responsabilité. Lorsqu’il est arrivé chez nous, il était tout seul dans son bureau !», se souvient-il. Banco : l’Italie est aujourd’hui l’un des trois principaux marchés de Younited Credit. Jean Canzoneri, d’Ogury, s’est lui aussi entouré de «grosses têtes» dès le départ : «Nous avons recruté un directeur financier alors que nous n’étions que cinq», se souvient-il. Son directeur technique, lui, a été débauché chez Viadeo.

Établir une culture d’entreprise

«Il y a deux ans, nous avons redéfini précisément les valeurs qui constituent notre ADN», témoigne Geoffroy Guigou. Une sorte de «référentiel» qui permet à tous les collaborateurs de converger dans le même direction. «Quand on grossit rapidement, les procédures techniques ne restent pas valables plus d’une semaine ! A l’inverse, les valeurs de l’entreprise restent stables», avance le fondateur. Même son de cloche chez Devialet : même si l’entreprise a ouvert des boutiques et offre des services additionnels, «nous sommes une entreprise technologique avant toute chose», assène Quentin Sannié, son PDG.

A lire aussi

S’inspirer de ses clients

Ses idées, Lionel Baraban les trouve… chez ses clients. «Je suis encore sidéré par leur imagination», sourit le patron de Famoco. En Hollande, une entreprise a ainsi intégré son terminal dans un boitier pour servir de badgeuse. Une astuce vite refilée aux commerciaux, et utilisée aujourd’hui par une quinzaine d’autres clients. Jean Canzoneri, le PDG d’Ogury, trouve lui aussi chaque jour de l’inspiration en provenance de ses utilisateurs. «On nous demande parfois des données très spécifiques, par exemple sur la concurrence ou l’utilisation d’une application dans tel ou tel contexte», rapporte-t-il. «Là on se dit : “mais c’est vrai, ces données je les ai» et du coup ça permet de les proposer à d’autres».

Disposer d’une marge de sécurité financière

Rentable depuis sa création, Ogury n’avait pas vraiment besoin de cash pour soutenir son développement. La startup a néanmoins levé 30 millions d’euros au total auprès de différents investisseurs. «Avec cet argent, on a pris des risques qu’on n’aurait pas forcément pris autrement», reconnaît Jean Canzoneri, le PDG. «Quand on a débarqué aux Etats-Unis, on a ainsi embauché un gros salaire grâce à cet argent. Avoir cette sécurité financière, ça permet de foncer sans craindre pour la survie de l’entreprise», assure-t-il. Avec des résultats payants, puisque la filiale américaine a généré 7 millions de chiffre d’affaires dès les premiers mois. Un soutien financier est aussi un gage de crédibilité. «Lorsqu’on s’est retrouvé en face d’un géant du secteur pour un appel d’offre des Nations Unies, avoir la BPI parmi nos investisseurs leur a permis de s’assurer qu’on n’était pas une petite startup qui allait disparaître du jour au lendemain», se rappelle Lionel Baraban, de Famoco.

Décliner son savoir-faire

Après une première application réussie dans le cancer du côlon (le dispositif a reçu un agrément CE et américain en 2016), Haliodx compte profiter de l’expérience acquise dans ce domaine pour les cancers du poumon et du sein. «Il faut quand même adapter la technique, car les cellules ne répondent pas exactement de la même façon», tempère Vincent Fert, le fondateur. Le développement devrait néanmoins être bien plus rapide. Devialet, lui aussi, capitalise sur son premier produit : un amplificateur audio à 10 000 euros. «A partir de la même brique technologique de départ, nous voulons lancer toute une gamme de produits audio», se réjouit Quentin Sannié, le PDG : enceintes connectées, dispositifs audio pour l’automobile ou le cinéma…

Ne refuser aucun contrat

«Notre devise c’est : ne jamais refuser un client, même tout petit», assène Lionel Baraban, de Famoco. «On a très vite conclu des contrats avec une myriade d’entreprises au Vietnam, en Tanzanie, en Afrique du Sud… C’était un peu compliqué à gérer au début, mais ça nous a permis de grossir très vite et de mutualiser les risques, pour ne pas dépendre d’un seul client ou secteur». D’autant plus que les petits clients d’aujourd’hui… sont peut-être les gros de demain. «Lorsqu’on a vendu notre solution à PayInTech, une société de paiement digital dans l’événementiel, ils n’étaient que quatre !», se rappelle le patron. Ils sont dix fois plus aujourd’hui. Famoco ne néglige pas pour autant les gros clients. L’entreprise a ainsi remporté un énorme contrat avec les Nations Unies en 2016 pour fournir des «coupons alimentaires digitalisés» à plus de 12 millions de réfugiés. Contrat qui lui a également permis d’attirer de nouveaux talents, intéressés par le côté humanitaire.

A lire aussi

S’enrichir à l’international

«On aurait pu avoir la même croissance rien qu’en restant en France tant le marché du crédit est énorme», atteste Geoffroy Guigou, cofondateur de Younited Credit. Mais explorer d’autres pays, c’est aussi découvrir de nouvelles façons de travailler ou de nouvelles idées. «L’Espagne par exemple a été précurseur sur la signature électronique. Leur solution technique était beaucoup plus simple que chez nous, alors on a décidé de la reprendre et de l’étendre à tous nos marchés», raconte-t-il.

Avoir une (très grosse) ambition

«Tout rafler» : c’est ni plus ni moins l’objectif de Devialet sur le marché du son. Un marché inépuisable, selon son PDG, Quentin Sannié. «Prenez les enceintes connectées : le marché va tripler d’ici deux ans», se réjouit-il. «Nous aurions pu avoir une croissance de 50% par an rien qu’avec le très haut de gamme, mais en lançant des produits plus grand public, on va atteindre les 100%», se félicite l’entrepreneur. Famoco vise lui aussi la place de leader sur son marché (les transactions via la plateforme Android). «Même quand nous n’étions que cinq Français, nous avons immédiatement rédigé tous nos documents en anglais pour nous projeter à l’international», certifie son PDG Lionel Baraban.

A lire aussi

Accroître sa visibilité auprès de sa clientèle cible

Si un bon buzz sur Facebook s’avère très efficace pour lancer un nouveau jeu mobile, la technique n’est évidemment pas adaptée à un produit haut de gamme. Pour accroître sa notoriété, Devialet compte notamment sur l’ouverture de boutiques à des endroits stratégiques. «Il existe une trentaine de villes avec un profil de hub mondial, qui sont traversées chaque jour par des millions de voyageurs internationaux», explique Quentin Sannié, le PDG. Ses magasins sont déjà présents à Paris, New York, Singapour ou Tapei par exemple. Autre alternative : multiplier les salons sectoriels. Mobile World Congress de Barcelone, Money 20/20 à Singapour… Famoco assure ainsi une présence dans 10 à 15 salons par an partout dans le monde. «L’occasion d’entretenir la relation avec nos clients existants et de nous faire connaître auprès d’autres acheteurs», témoigne Lionel Baraban, le PDG.

Surfer sur les opportunités

«Quand on s’est lancés en 2009, on était en plein débat sur la loi Lagarde, qui entendait moraliser le crédit à la consommation», se rappelle Geoffroy Guigou, de Younited Credit. «Avec notre solution de crédit amortissable, moins dangereux que le crédit revolving, et nos taux d’intérêts réduits, on a fait mouche auprès des responsables publics». Un soutien politique qui a pesé lourd pour obtenir son précieux agrément bancaire, qui permet aujourd’hui à la startup de développer son activité partout en Europe et de bénéficier d’un gage de crédibilité unique. «Nous sommes les seuls à l’avoir parmi les fintech», se vante Geoffroy Guigou.

A lire aussi

Nouer les bons partenariats

Vendre soi-même ses produits, c’est bien. Mais il faut se rendre à l’évidence : ça ne suffit pas toujours quand on veut grossir très vite. Son partenariat avec Apple en 2016 a ainsi ouvert à Devialet les portes de l’Amérique. Il y a quelques mois, il a noué un autre deal prometteur en fournissant une «Soundbox» (une enceinte tout-en-un à placer sous sa télévision) à l’opérateur de télévision britannique Sky, vendue 299 livres (342 euros). Les ventes sont classées « top secret », mais «ils ont vendu en deux mois ce qu’ils comptaient vendre en deux ans», se régale Quentin Sannié. Et c’est aussi un énorme accélérateur de croissance pour Devialet : «On a touché des millions de gens en quelques mois là où on aurait mis des années en le faisant seuls».

Les lauréats de l'édition 2018

Younited Credit : Depuis 2009, Younited Credit est la seule plateforme de prêts aux particuliers en Europe disposant de son propre agrément d’Etablissement de crédit. Plus de 700 millions d’euros ont ainsi déjà été prêtés à 120 000 ménages en France et en Europe.

Famoco : Leader des terminaux professionnels sécurisés sur Android, Famoco vise les marchés du paiement et du contrôle d’accès. La startup a déployé plus de 200 000 appareils dans plus de 30 pays et triple de taille chaque année.

Haliodx : Biotech phare de la médecine personnalisée, Haliodx établit des diagnostics immunitaires pour guider la prise en charge des cancers. Elle a réalisé 12 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et a doublé ses effectifs en deux ans.

Ogury : La société génère des données exclusives sur le comportement de plus de 400 millions de mobinautes à travers le monde, à destination des marques et les éditeurs de sites ou d’applications. Créée en 2014, Ogury vise les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018.

Devialet : Fondée en 2007, Devialet est la startup la plus primée au monde pour ses inventions d’excellence dans le domaine du son. Elle a doublé son chiffre d’affaires l’an dernier et compte plus de 400 salariés dont 150 à l’étranger.

Par

Céline Deluzarche

29 mars 2018 / 09H00
mis à jour le 30 mars 2018
Nos derniers articles

Business

Menu

Entrepreneurs

Menu

Finance

Menu

Innovation

Menu

Technologies

Menu
MaddyShop
MaddyShop
Agenda
Agenda
MaddyEvent
MaddyEvent
MaddyJobs
MaddyJobs
MaddyStudio
MaddyStudio
S'abonner à notre newsletter
À propos
Mentions Légales
Articles les plus consultés
>
Search
Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.
Search
Nos services
Les catégories
Maddynews
Recevez le résumé de nos articles directement dans votre boîte mail
Hmm... Il y a visiblement eu un soucis :(
Maddyness

Comme vous le savez, Maddyness est à la pointe de l'innovation.
Malheureusement il semble que votre navigateur ne le soit pas encore...

Pour une bonne expérience de navigation
(et être au top de la modernité) pensez à passer sur :
Chrome
Chrome
Safari
Safari
Firefox
Firefox
Edge
Edge