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Les 6 clés pour bien choisir votre accompagnement (et votre mentor)

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1 — Identifier les besoins de votre startup
2 — Vérifier la compatibilité de l'offre avec vos besoins
3 — Être sûr que la contrepartie exigée en vaut la chandelle
4 — Se renseigner sur la qualité de l'accompagnement
5 — Miser sur le fit plutôt que la marque
6 — Bien s'entourer sans trop cumuler
7 — Bonus : et pour les accompagnateurs ?
Business

Les 6 clés pour bien choisir votre accompagnement (et votre mentor)

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Par Geraldine Russell - 11 avril 2018 / 07H00 - mis à jour le 16 avril 2018

10 acteurs de l'accompagnement (incubateurs, accélérateurs, réseaux d'entrepreneurs) lancent ce mercredi La Boussole et dégainent un livre blanc pour aider les startuppers à trouver le mentor qui leur convient.

C’est une structure inédite qui se lance ce mercredi. La Boussole rassemble 10 acteurs de l’accompagnement, accélérateurs, incubateurs, corporate investis dans l’open innovation ou réseaux d’entrepreneurs. Numa, Raise, 50Partners, Google, INCO, Schoolab, UR Link (Unibail-Rodamco), Blue Factory-ESCP Europe, Le Village by CA et Réseau Entreprendre Paris se mobilisent pour aider les startuppers à s’y retrouver dans le labyrinthe qu’est l’accompagnement entrepreneurial. Et l’enjeu est crucial : les startups pourraient créer pas moins de 400 000 emplois si elles sont correctement accompagnées dans leur développement !

À l’occasion du lancement de La Boussole, les 10 acteurs publient un livre blanc, réalisé en partenariat The Boston Consulting Group. Ce guide pratique à destination des entrepreneurs mais aussi des corporates qui souhaiteraient se lancer dans l’accompagnement brosse les grandes étapes de l’accompagnement d’une jeune entreprise et les six critères pour trouver la bonne structure.

Identifier les besoins de votre startup

Cela peut paraître futile, tant les besoins de l’entrepreneur se cristallisent autour de deux éléments : le temps et l’argent. Mais tant que les retourneurs de temps d’Harry Potter et l’arbre à billets restent de l’ordre de la fiction, vous allez devoir précisément établir à quoi doivent vous servir le temps et les fonds que vous demandez mais aussi le type de conseils que vous recherchez.

Pour cela, il est d’abord nécessaire de définir la phase dans laquelle se trouve votre startup. Et de casser un a priori tenace dans l’écosystème startup : non, ce n’est pas parce que vous avez déjà levé plusieurs millions d’euros et que votre produit a une traction que vous n’avez plus besoin d’accompagnement. Bien au contraire, vous diront les spécialistes ! De l’idée à l’expansion en passant par la création, l’amorçage et le scaling, chaque phase de développement nécessite un accompagnement spécifique.

Ensuite, onze problématiques clés se déclinent à chaque étape : l’offre et le business model ainsi que le financement dans le secteur stratégique ; les ventes et la relation client, le marketing, la production, la distribution et la technologie dans les fonctions coeur ; les RH, la comptabilité et les affaires légales, les outils IT et la logistique dans les fonctions support.

Du positionnement de l’offre au cahier des charges de la production en passant par le type de contrat à proposer aux salariés, nombreux sont les écueils auxquels vous pouvez vous heurter. De nombreuses structures peuvent vous aider, encore faut-il savoir ce que vous comptez y trouver !

Vérifier la compatibilité de l'offre avec vos besoins

Une fois votre recherche affinée, il vous faut comparer les différents types d’offres pour pouvoir sélectionner celle qui sera la plus adaptée à ce que vous recherchez. Un accélérateur est très différent d’un réseau d’entrepreneurs, tout comme un FabLab ne présente pas les mêmes services qu’une couveuse.

« Il faut distinguer en premier lieu les accompagnateurs qui disposent d’une structure dédiée dont le cœur de métier est l’accompagnement, avec une équipe et un budget dédiés« , précise le livre blanc de La Boussole. En effet, tous les acteurs présentés dans ce tableau présentent des offres et services divers, alors que certains acteurs extérieurs à l’accompagnement pourront fournir des services spécifiques sur certaines problématiques (cabinets d’avocat, experts-comptables, fonds d’investissement…).

Les grands groupes constituent aussi une solution, nombreux étant ceux qui lancent des structures d’accompagnement dédiées. D’autres développent des offres spécifiques pour non seulement aider les startups à avancer mais aussi s’enrichir au contact d’entreprises innovantes et peuvent par exemple proposer des formules d’échange de compétences.

« Les accompagnateurs corporate se distinguent des autres accompagnateurs par deux aspects : d’une part, la promesse de création de valeur pour la startup souvent supérieure à celle d’autres accompagnateurs, et d’autre part la structure d’accompagnement sert les intérêts du corporate, qui, sans être contradictoires, peuvent ne pas être complètement alignés avec l’intérêt de l’entrepreneur« , nuance cependant le livre blanc. Attention donc à bien être au clair sur vos objectifs et ce qu’un corporate peut vous apporter avant d’entamer toute collaboration.

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Être sûr que la contrepartie exigée en vaut la chandelle

Les accompagnements gratuits se comptent sur les doigts d’une main mais cela existe. En revanche, un accompagnement sans aucune contrepartie relève de l’illusion. Mais il faut que vous identifiiez clairement quelle est la contrepartie demandée : compétences, capital, cash… et si vous êtes prêt à la mettre en balance de ce que vous espérez gagner à être accompagné.

« Dans tous les cas, il est important pour l’entrepreneur de clarifier la contrepartie avec l’accompagnateur et de s’assurer qu’elle est proportionnée à la valeur ajoutée de l’offre d’accompagnement« , martèle ainsi le livre blanc. Car, comme lors d’un tour de table, l’accompagnement doit porter la startup vers de nouveaux horizons, l’aider à relever de nouveaux défis… pas la dépouiller de ses attributs.

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Se renseigner sur la qualité de l'accompagnement

L’accompagnement reposant pour beaucoup sur le fit entre l’accompagnateur et l’entrepreneur, il est important de vous renseigner en amont sur la réputation de la structure avec laquelle vous envisagez de vous engager. Pour cela, plusieurs moyens, à commencer par sonder les entrepreneurs qui ont déjà bénéficié de ses conseils. « Au sein de son réseau, l’entrepreneur doit privilégier les informations informelles qui circulent sur les différents accompagnateurs de l’écosystème, parmi lesquelles se partagent souvent les mauvaises expériences passées de certains entrepreneurs. Le bouche-à-oreille d’entrepreneurs a une valeur inestimable« , souligne le livre blanc.

Plus concrètement, vous pouvez aussi traquer les indicateurs qui vous donneront une idée du bilan de ce que l’accompagnement avec telle ou telle structure a apporté aux startups des précédentes promotions. Qu’il s’agisse de données quantitatives (combien de partenariats ont-elles signé ? combien ont-elles levé ? quels clients cela leur a-t-il apporté ?) ou qualitatives (à quels experts les startups ont-elles pu avoir accès ? quels problématiques ont-elles pu surmonter ?).

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Miser sur le fit plutôt que la marque

Le coeur plutôt que la raison ! L’accompagnement impliquera nécessairement que votre mentor s’implique personnellement dans votre startup. Ce qui veut dire qu’il vaut mieux que ce soit quelqu’un qui ait une personnalité avec laquelle vous appréciez de travailler et en qui vous pouvez avoir confiance. Parler business plan, stratégie de développement et partenariats potentiels avec un mentor à qui vous rechignez de révéler le moindre chiffre ne vous apportera aucune aide. Pire : cela vous fera perdre du temps et probablement de l’argent.

Un label pour les accompagnateurs ?

C’est l’idée formulée par La Boussole dans son livre blanc parmi les pistes pour doper l’accompagnement en France. La multiplication des structures d’accompagnement a en effet vu naître des acteurs plus fiables que d’autres et il est aujourd’hui difficile pour les entrepreneurs de différencier les uns des autres. « Une possibilité serait de prendre en compte parmi les critères d’allocation d’une bourse à une startup (par exemple par la French Tech ou Bpifrance) le fait de se faire accompagner par une structure certifiée par un label de confiance« , propose ainsi La Boussole. Une manière d’inciter les acteurs de l’écosystème à « se professionnaliser pour continuer à attirer des startups« .

« Dans son choix d’accompagnateur, l’entrepreneur doit privilégier celui qui sera le plus à même de l’aider en toute transparence et avec bienveillance« , stipule le livre blanc. Plutôt que de vous laisser séduire par une marque qui se révélera être une usine à startups, misez plutôt sur la structure dans laquelle vous vous sentez bien et dans laquelle vous voyez grandir votre entreprise.

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Bien s'entourer sans trop cumuler

Certes, un réseau d’entrepreneurs ne présentera pas les mêmes offres qu’un accélérateur et n’aura donc pas les mêmes bénéfices pour votre startup. Rien ne vous empêche d’intégrer et l’un et l’autre pour multiplier vos chances de réussite… jusqu’à un certain point. « Certains programmes sont complémentaires les uns des autres« , note ainsi le livre blanc.

Mais attention à l’overdose : en plus de prendre du temps, la démarche d’accompagnement ne peut être utile que si vous vous investissez à 100%. Difficile de le faire si vous suivez sept ou huit parcours en parallèle ! « L’entrepreneur peut bénéficier de plusieurs accompagnements en même temps, tout en veillant à ne pas en avoir trop pour conserver la valeur ajoutée de chacun d’eux« , alerte donc La Boussole.

Bonus : et pour les accompagnateurs ?

Si l’accompagnement est censé être « gagnant-gagnant », le livre blanc diffusé par La Boussole donne quelques pistes pour que les accompagnateurs puissent maximiser l’impact de la démarche :

  • proposer une offre pratique et personnalisée
  • être transparent sur son offre… et rediriger l’entrepreneur vers une autre structure si elle est plus adaptée
  • développer un réseau dense pour multiplier les possibilités de mise en relation
  • faire appel aux entrepreneurs anciennement accompagnés
  • être un véritable « sparring partner » : aider l’entrepreneur tout en lui laissant les commandes de son projet.
Par

Geraldine Russell

11 avril 2018 / 07H00
mis à jour le 16 avril 2018
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