Maddyness

Airbnb a-t-il trouvé la parade pour se développer (légalement) à Paris ?

Comments
Partager :
Up
Partie précédente
1 — Sous-locations à Paris : partenariat entre Airbnb et Century 21
Partie suivante
Down
Maddyness
Up
Menu
Partie 1
Down
1 — Sous-locations à Paris : partenariat entre Airbnb et Century 21
2 — Lassés d’Airbnb, certains bailleurs préfèrent désormais opter pour la location longue durée
3 — "Ici, ce n'est pas le Far West", estime Ian Brossat
4 — Airbnb : Paris plus touchée que Barcelone, Berlin ou New York
5 — Airbnb passe à l’offensive pour faire plier Berlin, Barcelone et Paris
6 — Airbnb mise sur l’Europe pour défaire les législations nationales
Innovation

Airbnb a-t-il trouvé la parade pour se développer (légalement) à Paris ?

Pepper Pepper Pepper
11694 - on fire  |  
Comments
Par Geraldine Russell - 29 juin 2018 / 05H50

Chaque vendredi, dans sa revue de presse, Maddyness vous propose une sélection d’articles sur un sujet chaud qui ont retenu l’attention de la rédaction. Cette semaine, le partenariat noué par Airbnb avec l'agence immobilière Century 21.

Sous-locations à Paris : partenariat entre Airbnb et Century 21

Les faits

Airbnb a signé un partenariat avec le réseau immobilier français Century 21 afin de faciliter les sous-locations à Paris, une collaboration inédite pour la plateforme mondiale de locations temporaires. Airbnb et Century 21, réseau immobilier qui appartient au promoteur Nexity, ont annoncé dans un communiqué qu’ils allaient « simplifier et faciliter la sous-location de logements ». « C’est la première fois qu’on a un partenariat de cette ampleur avec un agent immobilier, y compris dans le monde », a expliqué mardi à l’AFP Emmanuel Marill, directeur d’Airbnb pour la France.

L’accord établit une répartition fixe des revenus: 70% pour le locataire, 23% pour le propriétaire et 7% pour Century 21, qui gérera les démarches administratives. La collaboration, qui sera initialement expérimentée à Paris et devrait être étendue aux principales grandes villes de France, prévoit l’exploitation d’un bail spécifique par Century 21. Alors que les locataires n’ont pas le droit de sous-louer – sur Airbnb ou ailleurs – leur appartement sans en prévenir le propriétaire, le dispositif
nécessitera l’accord de ce dernier.

« En France, on a le deuxième marché après les Etats-Unis », a déclaré Emmanuel Marill, expliquant le choix d’un agent français. « En plus, Century 21 a une résonance mondiale. » Qui plus est, au niveau des seules villes, Paris est le premier marché mondial pour Airbnb, qui se trouve régulièrement en délicatesse avec la municipalité. Comme beaucoup d’autres grandes destinations touristiques, la capitale française multiplie les initiatives pour lutter contre la location meublée illégale. Elle a assigné au printemps en justice Airbnb, ainsi que son concurrent Wimdu, les accusant de ne pas respecter la loi visant à limiter le nombre de locations.

Dans leur communiqué commun, Airbnb et Century 21 ont pris le soin de préciser que l’accord ne permettrait la sous-location de logements que jusqu’à la limite légale de 120 jours. « La Mairie de Paris n’a pas d’hostilité de principe à ce bail », a déclaré à l’AFP Ian Brossat (PCF), adjoint à la maire de Paris Anne Hidalgo (PS) chargé du logement, à condition que les conditions « indispensables » soient bien respectées (moins de 120 jours de location par an, accord du propriétaire et
numéro d’enregistrement). « J’y serai extrêmement vigilant », a-t-il prévenu, jugeant toutefois que ce
type de contrat de sous-location ne constituait pas un « problème pour l’immobilier parisien », contrairement à « la transformation d’appartements en meublés touristiques à l’année ». « Il ne faudrait pas que ce bail conduise à une augmentation des loyers », a tout de même ajouté l’adjoint à la maire de Paris, qui convient que « c’est un risque ». Un risque qu’il pense pouvoir modérer grâce à l’encadrement des loyers, que la Ville compte « réactiver à compter de l’automne, puisque la loi
Elan nous le permet ». Maddyness avec AFP

Lassés d’Airbnb, certains bailleurs préfèrent désormais opter pour la location longue durée

La cause

Difficile aujourd’hui pour un bailleur de passer à travers les mailles de tous les filets « anti-abus » déployés par les villes. Résultat, le filon des locations de type Airbnb est moins lucratif qu’il y a encore quelques années. De nombreux propriétaires ont décidé de jeter l’éponge pour ces raisons, mais aussi pour d’autres motifs « moins visibles et pesants ».

Au début, cette formule était sympa et facile. Mais, au fil du temps, cette activité a révélé ses côtés sombres

Isabelle B, propriétaire parisienne

Avec du recul, beaucoup se plaignent des contraintes d’une gestion au quotidien, trop lourde à supporter sur la durée. Comme en témoigne cette propriétaire d’un duplex situé sur la butte Montmartre, à Paris. « Ayant quitté mon appartement pour emménager avec mon compagnon, ces locations à répétition m’aidaient à rembourser mon crédit. J’ai calculé qu’en deux ans, près de 350 personnes ont défilé chez moi, raconte Isabelle B. Occupé par des vacanciers souvent peu respectueux, mon appartement s’est vite dégradé. Et pour le garder en bon état j’ai dû, en 24 mois, refaire trois fois la peinture, remplacer un lavabo et un évier abîmés, changer de literie, acheter trois cafetières et deux fers à repasser », énumère cette dernière. Lire la suite sur Le Monde

"Ici, ce n'est pas le Far West", estime Ian Brossat

La punchline

« Il est temps de responsabiliser ces plateformes ». Sur Europe 1, Ian Brossat, adjoint PCF à la mairie de Paris, chargé du logement, de l’habitat durable et de l’hébergement d’urgence s’est dit satisfait du vote par l’Assemblée nationale d’un encadrement renforcé des locations touristiques de type Airbnb. Cet article prévoit des sanctions accrues contre les propriétaires et des nouvelles amendes pour les plateformes qui ne respecteraient pas leurs obligations. « Nous sommes confrontés depuis cinq ans à un développement frénétique de ce type de locations. Il faut les réguler en responsabilisant les propriétaires et les plateformes, notamment Airbnb, car elles se font de l’argent avec des annonces illégales », constate-t-il avant de rappeler que de nombreuses annonces sont aujourd’hui déposées sur le site d’Airbnb sans le numéro d’enregistrement qui doit être celui de tout loueur de meublé touristique. Lire la suite sur Europe 1

Airbnb : Paris plus touchée que Barcelone, Berlin ou New York

La raison de la colère

« Renforcement de la spéculation immobilière, martèle la Mairie de Paris dans un récent communiqué, en ayant  dans le collimateur non seulement Airbnb , la plus importante, mais aussi toutes les plateformes de location meublée de courte durée qui sévissent dans la capitale, renchérissement des prix, aggravation de la pénurie de logements accessibles entraînant une baisse du nombre d’habitants dans les coeurs des villes, nuisance de voisinage, détérioration du tissu commercial et de la vie de quartier. » Comment les villes les plus concernées sont-elles touchées par le phénomène Airbnb ? Une  étude publiée par une équipe de chercheurs de Sciences-po et l’Atelier parisien d’urbanisme (l’Apur) compare les réponses de quatre grandes capitales touristiques dans le monde : Paris, Barcelone, Berlin et New York. Lire la suite dans Les Échos (abonnés)

Airbnb passe à l’offensive pour faire plier Berlin, Barcelone et Paris

La riposte

La voie judiciaire n’est pas la seule employée par la firme pour combattre les réglementations restrictives des municipalités : « Airbnb fait un gros travail de lobbying depuis au moins trois ou quatre ans à Berlin, rapporte l’élue berlinoise Katalin Gennburg. J’ai moi-même été contactée directement par l’entreprise. » Un ancien chef de cabinet du maire de Berlin s’est même rendu en avril 2017 au siège d’Airbnb à San Francisco, officiellement pour défendre le point de vue de la capitale allemande en matière de régulation. À Berlin, des hôtes Airbnb se sont aussi constitués en association, Homesharing Berlin, pour s’opposer aux restrictions, en organisant rencontres et débats avec les élus. Étrangement, la vidéo promotionnelle de l’association, qui fait l’éloge du partage et de la liberté de louer son appartement, est signée du sigle rose et blanc de la firme californienne… Lire la suite sur Bastamag

Airbnb mise sur l’Europe pour défaire les législations nationales

Le dernier recours

« Nous contestons la loi Lemaire comme frontalement contraire au droit européen, notamment la directive sur l’e-commerce qui ne peut être restreint que pour des atteintes graves à l’ordre public », soutient Jean-Daniel Bretzner, avocat d’Airbnb Irlande, maison mère chargée de la gestion des sites. « Nous nous étonnons de cette démarche et du double langage d’Airbnb qui, il y a à peine quelques jours, le 24 mai, signait un protocole d’accord avec le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, Julien Denormandie », confie Ian Brossat. Lire la suite sur Le Monde

Par

Geraldine Russell

29 juin 2018 / 05H50
mis à jour le 29 juin 2018
Business
Menu
Entrepreneurs
Menu
Finance
Menu
Innovation
Menu
Technologies
Menu
MaddyShop
MaddyShop
Agenda
Agenda
MaddyEvent
MaddyEvent
MaddyJobs
MaddyJobs
MaddyStudio
MaddyStudio
S'abonner à notre newsletter
À propos
Mentions Légales
Articles les plus consultés
>
Search
Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.
Search
Nos services
Les catégories
Maddynews
Recevez le résumé de nos articles directement dans votre boîte mail
Hmm... Il y a visiblement eu un soucis :(
Maddyness

Comme vous le savez, Maddyness est à la pointe de l'innovation.
Malheureusement il semble que votre navigateur ne le soit pas encore...

Pour une bonne expérience de navigation
(et être au top de la modernité) pensez à passer sur :
Chrome
Chrome
Safari
Safari
Firefox
Firefox
Edge
Edge