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Les makers peuvent-ils construire l’entreprise de demain ?

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Les makers peuvent-ils construire l’entreprise de demain ?

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Par Maddyness, avec Maker Faire Paris - 13 novembre 2018 / 08H00

Si le mouvement des makers n’en est pas à ses débuts en France, il est en revanche le catalyseur d’une révolution qui bouscule peu à peu les usages, et transforme les modèles établis. Alors pourquoi les entreprises devraient s’y intéresser ? Maddyness fait le point avec Pascal Sagnol, responsable de la prospective de Maker Faire France, Maker Faire Paris aura lieu du 23 au 25 novembre à la Cité des Sciences et de l’Industrie.

Les métiers de l’artisanat sont issus d’une longue tradition en France. Un savoir-faire tellement ancré dans notre culture que le mouvement des « makers », arrivé dans l’hexagone il y a près de 10 ans, a rapidement été adopté par les Français, poussés par des générations X et Y avides de reprendre la main sur les matériaux et objets qui composent leur environnement.

Son principe ? Redonner à chacun, quel que soit son métier, son secteur d’activité et sa situation, la possibilité de concevoir, prototyper et développer ses propres produits avec une ambition clairement affichée : remettre au coeur du quotidien la qualité plutôt que la quantité, des pièces soigneusement fabriquées à la main plutôt qu’en série, et des produits de qualité qui requièrent des compétences, du temps, et une attention personnelle.

 « Partant de l’idée que désormais chacun peut innover, qu’il n’est pas nécessaire d’être un expert pour faire évoluer les choses, les makers mettent l’innovation à la portée de tous, en partageant leurs envies, leurs idées, leurs savoir-faire…  La culture makers est ainsi un formidable booster d’innovation » explique Pascal Sagnol, responsable de la prospective de Maker Faire France, Maker Faire est un événement entièrement dédié à la culture du « faire » lancé en 2006 aux Etats-Unis et arrivé en 2014 en France.

Porté par les technologies de fabrication numérique et l’émergence de l’impression 3D, entre autres, l’esprit du Faire et du « Do-It-Yourself » n’est donc désormais plus un loisir uniquement ludique, mais bien une véritable source de potentiel économique. Le mouvement des « makers » propulse ainsi le grand public au coeur du monde de l’ingénierie ; les innovations ne sont désormais plus monopolisées par des entreprises de plusieurs millions de dollars, mais prennent aussi vie au coeur d’espaces créatifs et collaboratifs. Plus important encore : ces «makers » partagent ouvertement leurs créations et inventions avec d’autres, afin d’inspirer, pourquoi pas, de nouvelles innovations, d’autres fabrications.   

« Le mouvement des makers a changé notre manière de penser l’économie, mais aussi notre relation avec la technologie. Les gens réalisent qu’ils peuvent non seulement obtenir plus d’eux-mêmes, mais qu’il est encore plus intéressant de travailler main dans la main », se réjouit Pascal Sagnol.

Les entreprises mises au défi de suivre

Un processus qui perturbe le statu quo, et pousse depuis peu les entreprises à embrasser le mouvement sous peine de se voir rejetées des nouveaux procédés d’innovation et de perdre en compétitivité. « Elles savent qu’il va bousculer les usages, transformer les modèles établis. Comment ? Elles ne le savent pas vraiment encore, mais beaucoup ont pris le parti de s’immerger dans le mouvement des Makers et accompagner la communauté pour mieux la comprendre et anticiper les bouleversements qui s’annoncent… » précise Pascal Sagnol.

Certaines ont ainsi placé les « makers » au cœur de leur démarche, à l’image de Leroy Merlin, partenaire de la Maker Faire de Paris, mais aussi à l’origine de plusieurs TechShop à Ivry, Station F et Lille. Le distributeur de composants industriels RS Components a, de son côté, lancé DesignSpark, une plateforme collaborative qui met à disposition de ses utilisateurs des logiciels gratuits pour échanger, partager des savoirs, et développer leurs concepts.

D’autres, comme iFixit et Boulanger, ont quant à eux développé des modèles directement inspirés de la culture « maker ». Le premier propose un site communautaire de tutoriels entièrement dédiés à la réparation, tandis que le second propose MakeBlock, une gamme de robots programmables qui initient les enfants au codage.

Enfin, certaines entreprises, comme BIC et Damart, ont décidé de s’adosser directement à des « makers » pour faire évoluer leurs produits existants et développer de nouveaux usages.

Un avantage non négligeable….

Ainsi, le mouvement des « makers » est, certes, toujours dominé par les amateurs (les Pro Am), mais de plus en plus de startups, d’entrepreneurs, de petites entreprises et même de grandes entreprises cherchent à s’impliquer, eux aussi, dans la démarche.

Au coeur de l’entreprise, cette révolution culturelle ouvre des perspectives enthousiasmantes, en permettant aux collaborateurs de penser autrement pour innover autrement.« Les entreprises réunissent des collaborateurs de tous horizons pour inventer de nouveaux produits, de nouveaux usages. Cassant les silos, les organisations évoluent et misent davantage sur l’intelligence collective comme le montre l’innovation ouverte entre grands groupes et startups » explique Pascal Sagnol. Une manière de démocratiser l’innovation, et de l’ouvrir à d’autres personnalités que l’unique service R&D.

…. mais des limites encore (trop) visibles

Mais alors pourquoi toutes les entreprises n’ont-elles pas encore intégré la culture « makers » ? Probablement car la taille, l’héritage, les budgets et une foule d’autres facteurs entravent encore aujourd’hui les innovations internes et externes à prendre tout leur sens dans les grandes entreprises. Malgré une envie plus que visible de s’ouvrir à de nouvelles techniques d’innovation, les entreprises restent encore ralenties voire bloquées par leurs propres processus internes.

En somme : le procédé reste encore trop long et trop lourd, pas assez agile pour une entreprise qui tente de comprendre le mouvement des « makers » et de s’engager auprès de celui-ci. Les entreprises ont donc encore d’importants obstacles internes à surmonter avant de pouvoir profiter pleinement d’un mouvement qui pourrait leur apporter beaucoup. 

Les entreprises doivent maintenant trouver les clés pour recourir davantage aux outils d’idéation, de concept, de design thinking, de brainstorming, et de création si elles souhaitent vraiment, à terme, surfer sur la vague. Des lieux existent pour accélérer la démarche : les fab labs internes ou externes par exemple ainsi que des événements comme Maker Faire.  

Envie d’en savoir plus sur le mouvement des Makers ?

Le Salon Maker Faire Paris revient du 23 au 25 novembre 2018 à la Cité des Sciences et de l’industrie. Au programme : ateliers, présentations et conférences autour des thèmes de la créativité, la fabrication numérique et le mouvement Do it Yourself (Faites-le vous même).

Maker Faire France prépare aussi lors de la 3eme édition de Maker Faire Lille, 28 février, 1, 2 et 3 mars 2019 un voyage exploratoire dédié aux entreprises dans la culture makers, à suivre.

Maddyness, partenaire média de Maker Faire Paris. 

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Maddyness, avec Maker Faire Paris

13 novembre 2018 / 08H00
mis à jour le 08 novembre 2018
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