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1 — Tinder change son algorithme, adieu les « scores de désirabilité »
2 — La recette très secrète de Tinder
3 — Tinder, la compétition qui a réveillé mes pires souvenirs d'enfance
4 — « Tinder, c’est pire qu’une ubérisation de l’amour »
5 — Sur Tinder, l'homme est un loup pour la femme
6 — Aimer du bout des doigts
Business

Après Facebook, faut-il (aussi) désinstaller Tinder ?

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Par Geraldine Russell - 12 avril 2019 / 09H00

Chaque vendredi, dans sa revue de presse, Maddyness vous propose une sélection d’articles sur un sujet chaud qui ont retenu l’attention de la rédaction. Cette semaine, l’algorithme de Tinder scruté à la loupe.

Tinder change son algorithme, adieu les « scores de désirabilité »

L’info

Tinder affirme désormais ne plus utiliser de classement Elo. Dans un post de blog, l’équipe de l’application de rencontres explique que depuis quelque temps, son algorithme s’est complexifié. Elle assure que Tinder se base tout d’abord sur l’activité, pour s’assurer que les personnes inscrites «ne perdent pas leur temps avec des profils inactifs». C’est-à-dire que plus on passe de temps sur l’application, plus on a de chances d’être vu par un grand nombre de profils. Tout comme pour le classement Elo, Tinder ne dévoile pas ses secrets au hasard puisque, soit dit en passant, c’est un bon moyen pour motiver les fans de l’app à l’utiliser plus souvent. D’autant que le post insiste : «C’est la partie la plus importante de notre algorithme – et c’est totalement en votre contrôle». Lire l’article de Slate

La recette très secrète de Tinder

Le décryptage

Les revenus générés par Tinder ont ainsi été estimés à 810 millions de dollars pour 2018, ce qui en fait l’une des applications les plus rentables de l’App Store, nous apprend la journaliste Judith Duportail, dont le livre L’amour sous algorithme – une enquête consacrée à cette application – est sorti le 21 mars 2019 aux Éditions Goutte d’or. Le succès de Tinder s’est construit sur une interface ludique pour smartphone, qui contraste avec d’autres services de rencontre fondés sur des questionnaires poussés ou sur des profils à remplir de manière précise. Un compte Tinder s’ouvre en quelques minutes, souvent à partir d’un profil Facebook et en remplissant des critères apparemment simples (photos, âge, intérêts, ville). Une fois ce compte ouvert, quelques critères de recherche (âge, sexe, degré de proximité géographique) suffisent à se lancer dans la grande roulette russe des autres profils disponibles. Lire l’article du Monde

Tinder, la compétition qui a réveillé mes pires souvenirs d'enfance

Les bonnes feuilles

Chaque utilisatrice ou utilisateur de Tinder est donc noté en fonction de sa désirabilité. Quoi ? Je savais qu’Uber notait ses passagères et passagers, d’ailleurs je m’amuse régulièrement à comparer ma note avec mes amis. Tinder aussi ? « Ce n’est pas une simple mesure de la beauté, explique Sean Rad, le PDG de Tinder, dans l’article. Il ne s’agit pas juste de calculer le nombre de personnes qui ont swipé à droite sur vos photos. C’est un système très complexe pour évaluer la désirabilité d’un profil. Nous avons mis deux mois et demi à construire cet algorithme car un grand nombre de facteurs sont pris en compte. » Chaque personne possède donc un Elo Score – ce terme désigne, à la base, le système mondial de classement des joueuses et joueurs d’échecs. Le Elo Score fait partie d’une branche spécifique des mathématiques – la théorie des jeux – qui étudie et tente de modéliser les choix des individus en interaction. Lire les extraits de L’amour sous algorithme sur Slate

« Tinder, c’est pire qu’une ubérisation de l’amour »

L’interview

La promesse de Tinder, c’est de rencontrer une personne de la même manière que l’on commande une pizza ou un Uber. Ils ne vous disent pas que vous pouvez consommer les gens mais l’application empreinte tous les codes du gaming et du casino. Elle donne l’impression de ne jamais être réellement dans la vraie vie. Le compte Instagram de Tinder France, avec ses petites cartes et ses petits memes, pousse d’ailleurs à considérer le dating comme une espèce de jeu ou comme une grande cour de récré. En Inde, leur slogan est « Adulting can wait », en français : « La maturité peut attendre ». Les autres sont rapidement perçus comme des objets et la sociologue Eva Illouz explique qu’on en arrive à se considérer nous-mêmes comme des objets. J’en ai moi-même eu l’expérience, que je raconte dans le livre. Je suis tombée amoureuse d’un mec qui m’a dit : « Je continue d’aller sur Tinder, parce que je suis tenté de voir s’il n’y a pas mieux en rayon ». J’ai eu envie de lui crier dessus, de lui demander s’il me prend pour une boîte de conserve. Mais je ne l’ai pas fait car à ce moment, j’ai passé en revue dans ma tête toutes les autres femmes que j’imaginais sur Tinder. Comme je suis complexée, je les ai toutes imaginées parfaites et mieux que moi. Donc je me suis écrasée. Je pense que nous développons de plus en plus ce type de comportement. Car la concurrence est de plus en plus exacerbée. Lire l’interview de Judith Duportail dans Marianne

Sur Tinder, l'homme est un loup pour la femme

L’effet miroir

Un mercredi sur deux, « Mansplaining » observe les masculinités à travers des œuvres culturelles et des faits d’actualité. Parce que la parole masculine est archi dominante, sauf lorsqu’il s’agit de remettre en question les privilèges des hommes. Écouter le podcast de Slate

Aimer du bout des doigts

À méditer

Ma grand-mère m’a confié qu’à mon âge, chaque fois qu’elle prenait l’autobus, elle espérait y trouver l’amour. Moi, c’est en faisant aller mes doigts sur un écran que je compte le trouver. Imaginez si Cendrillon avait été sur Tinder, on lui aurait interdit la rencontre du prince parce qu’ils n’auraient pas eu la même cote. J’en ai parlé à ma grand-mère qui est toujours de bon conseil et elle m’a dit : «La meilleure personne que tu puisses rencontrer, ne la laisse pas glisser entre tes doigts, c’est toi.» Lire l’éditorial du Journal de Québec

Par

Geraldine Russell

12 avril 2019 / 09H00
mis à jour le 12 avril 2019
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