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Les développeurs, divas des temps numériques ?

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Par Clément Sorel, Recruteur IT chez Zenika - 02 juillet 2020 / 15H14

Le développeur revient de loin. Ça ne fait pas si longtemps qu’il peut jouir de son statut d’indispensable. Alors n’est-il pas normal pour lui de vouloir récolter et profiter des fruits de sa reconnaissance et de son dur labeur ?

Tribune initialement publiée sur Medium

Fermez les yeux. Remémorez-vous cette douce et belle (non) période du lycée. Qui dominait cette période ? Les fans de mangas ? Les mecs avec des motos ? Les gothiques ? Les groupes de jolies filles ? Les disciples de Juliano Verbard, surnommé Petit Lys d’Amour par ses adeptes (référence beaucoup trop obscure et endémique) ? Un indice chez vous : la réponse est facile.

Les gens beaux. Les gens populaires. La comédie musicale Roméo et Juliette disait vrai: les rois du monde font tout ce qu’ils veulent. Et les rois du monde ont pendant longtemps été le cliché de ces filles et de ces mecs beaux, sportifs, rois et reines du bal de fin d’année, couronnés par les envieux, les gueux, les losers, les nerds, les geeks. Et puis l’informatique est arrivée. Des petits génies ont commencé à bricoler dans leurs garages, sans se douter qu’ils changeraient le monde et l’humanité à tout jamais. Steve Jobs. Bill Gates. Elon Musk. Jeff Bezos. Mark Zuckerberg. Etc.

Who run the world ? Geeks. Les tronches ont eu droit à leur revanche. Leur moment de gloire. C’est à leur tour d’être couronnés au sommet. Les nerds sont devenus des rockstars.

Revenge of the Nerds

Il est bien loin le temps où les développeurs étaient victimes du cliché de gros binoclards boutonneux dégoûtants. Mais pour commencer Jamy, c’est quoi un développeur ? Et bien Fred, c’est très simple ! Un développeur c’est une personne chargée de la conception et/ou de la programmation de logiciels informatiques et d’applications. Jusqu’ici, rien d’exceptionnel.

Mais maintenant, posez-vous et prenez quelques secondes de réflexion. Regardez autour de vous, et pensez à tout ce qui dans nos vies fonctionne grâce à l’informatique. C’est bon ? Vous l’avez ? Et oui, le quotidien de l’humanité se repose en majeure partie sur l’informatique. L’Humain est dépendant des données, des petits zéros et des petits uns. L’Humain est en permanence connecté. La réalité a presque dépassé la fiction. Matrix est devenue une quasi-réalité. Et avant de devenir “The One” quel était le métier de Thomas A. Anderson ? Bingo, développeur.

You better work

Du coup, les développeurs ont du travail. Beaucoup de travail. Partout. Tout le temps. Et à moins d’une catastrophe orchestrée par la bande de Tyler Durden et d’un retour à l’âge pré-informatique, la situation n’est clairement pas sur le point de changer. Le développeur est et restera toujours en demande.

Dans le rapport sur les métiers les plus recherchés en 2019 établi par LinkedIn, 10 sur 15 sont des métiers informatiques. Dans un article pour Challenges de 2016, Stéphane Boukris (co-organisateur du concours du Meilleur Developpeur de France) les appelle les “bâtisseurs d’autoroute” de l’information. “Ce sont les petites mains qui construisent techniquement les programmes et les applications mobiles dont on se sert tous les jours. C’est pourquoi ils sont essentiels à la digitalisation des sociétés. En France, la demande de profils de type ingénieurs/développeurs web croît de manière exponentielle alors que l’offre- les jeunes qualifiés qui sortent de formation chaque année- reste stable. Pour se rendre compte de la situation de pénurie, il suffit juste de se créer un faux profil de développeur sur Linkedin, on reçoit 8 à 10 propositions par jour, c’est assez extraordinaire. C’est un métier d’avenir.”

Mais être développeur n’a pas toujours été un métier en vogue. “Le développeur ce n’était pas la star, c’était celui qui stagnait, qui n’avait pas pas réussi à atteindre des postes plus “nobles” comme leader technique” , explique Coralie Nohel directrice du recrutement chez Zenika. “Les entreprises ne faisaient pas leurs développements en France, mais en offshore à l’étranger. Puis au fur et à mesure, des entreprises ont commencé à se rendre compte qu’un développeur n’est pas qu’un simple pisseur de code, qu’une application était plus performante et les codes mieux écrits quand le dev comprend ce qu’il fait et pourquoi il le fait.”

L’émergence en 2008 du software craftsmanship, ou artisanat du logiciel, et de ses bonnes pratiques a totalement changé la donne et redistribué les cartes. Le sofware craftsmanship est un mouvement qui s’est érigé contre la banalisation du métier et l’industrialisation du travail de développeur. Leurs compétences sont uniques. Ils ne sont pas de simples pions à délocaliser. Les développeurs doivent revenir à des valeurs artisanales: autonomie, responsabilité et créativité. Un logiciel ne doit pas simplement fonctionner, il faut qu’il soit bien conçu. Et petit à petit, le développeur a fait son nid et a su s’imposer et trouver ses marques de noblesses.

Un milieu et des métiers qui attirent donc. Surtout que l’informatique aujourd’hui, c’est à la portée de tout le monde. N’importe qui, n’importe où peut prétendre à devenir un expert. Pas besoin de faire une grande école ou des études spécialisées: de la motivation, un ordinateur et une connexion internet suffisent pour se lancer dans la grande aventure du développement.

Dans ses résultats d’un sondage effectué il y a quelques mois réalisé auprès de plus de 20 000 développeurs, le site CodinGame indique que 34,6 % d’entre eux se sont formés tout seuls et que 21,7 % n’ont pas de qualification formelle et professionnalisante.

Sacré Graal  !

L’informatique est également devenu le secteur en vogue pour de nombreuses réorientations et reconversions professionnelles. Les personnes inscrites au Pôle Emploi reçoivent régulièrement des propositions de formation dans le secteur avec la promesse de trouver le Graal du chômeur : un CDI à la sortie. De nombreuses formations du genre ont ainsi vu le jour ces dernières années. Zenika (une entreprise de services du numérique) a créé la Zenika Academy il y a deux ans. Un programme qui permet à des personnes de tout horizon de devenir développeur au bout de quelques mois, avec une embauche en fin de cursus si le parcours a été validé par les formateurs.

“On peut être en échec scolaire et pourtant correspondre à ce qui est un génie en informatique. On peut ne pas avoir le bac et pourtant devenir le développeur le plus brillant de sa génération.” – Xavier Niel, fondateur de l’école 42. Une école unique en son genre, gratuite et ouverte à tout le monde. La sélection ne se fait pas sur le diplôme ni un entretien mais à l’issue d’un concours d’un mois la tête plongée dans le code (la piscine). Les seules conditions de réussite: la curiosité, l’envie et la motivation.

C’est un métier ouvert à tout le monde, dans lequel n’importe qui peut briller et exceller. Peu importe le sexe, les origines, le milieu social. Alors, des développeurs, il y en a eu, il y en a, et il y en aura toujours. Et pourtant, malgré ça on entend souvent parler de manque dans le milieu, et on en parle comme d’un métier pénurique. Mais pourquoi parle-t-on de carence ? Pourquoi dit-on qu’il est si difficile de recruter des développeurs ?

La réalité, c’est qu’il n’y a pas vraiment de pénurie à proprement parler. Il faut arrêter et être réaliste et honnête deux minutes : il n’y a pas de véritable gros manque de développeurs sur le marché. Non, derrière les termes de pénurie, ce qu’il faut comprendre c’est une disette de “bons” développeurs. Toutes les entreprises cherchent la perle rare, “le mouton à cinq pattes”, le développeur parfait. Expérimenté, susceptible d’aborder n’importe quel projet peu importe le contexte et les technologies utilisées, il est conférencier, leader technique et capable de former et accompagner ses collègues. Le gendre idéal à la Chris Hemsworth/Chris Evans/Chris Pratt/Chris Pine en somme. Bref, n’importe quel Chris du code.

La pénurie ? Quelle pénurie ?

Selon des études récentes, il manquerait environ 50 000 développeurs informatiques en France. L’offre n’arriverait pas à suivre une demande en constante augmentation, encore plus avec l’avènement de la “startup nation” (elle reviendra nous embêter plus tard celle-là…). Le paradoxe, c’est qu’en France, il y aurait environ 30 000 nouveaux diplômés en informatique de plus sur le marché chaque année. Le terme pénurie n’est pas mensonger mais peut-être un poil extrême dans une situation comme ça. Et pourtant, les entreprises continuent à galérer et à se plaindre de ne pas trouver les bons collaborateurs.

La raison principale ? Le niveau d’expérience, si important pour les clients. Dans une ESN parisienne par exemple, le niveau d’expérience exigé est passé de minimum trois ans à six ans ces six derniers mois. Le problème c’est que ces profils sont pour la très large majorité déjà en poste. Un sportif de haut niveau n’a pas de mal pas à trouver une équipe, ou un sponsor, il joue. Pareil pour le développeur de haut niveau. Cette pénurie elle est le résultat direct des entreprises qui se plaignent de ne pas pouvoir recruter. Leur politique de recrutement est en inadéquation avec l’offre, puisqu’elle exclue indirectement les jeunes diplômés, vus comme inexpérimentés. En mettant l’accent uniquement sur des profils plus senior, elles négligent les profils plus juniors, et potentiellement très bons. Et accentue le sentiment de toute puissance chez les développeurs plus seniors. Le secteur informatique devient un ouroboros, un serpent qui se mange la queue.

Orgueils et préjugés et startup nation

Les développeurs expérimentés et bons deviennent ainsi des objets de convoitise absolue, désirés par tous les recruteurs et entreprises du secteur qui font des pieds et des mains pour les attirer. Enfin, clairement pas tout le monde. Si certains recruteurs font de leurs mieux pour personnaliser leur approche et contacter les développeurs de la façon la plus engageante possible, un grand nombre d’entre eux en sont encore à balancer des messages à la pelle, sans même se soucier de s’intéresser un minimum aux technologies, ou pire encore, la base de la base, de savoir s’ils s’adressent à un homme ou une femme.

Résultat: les développeurs et développeuses en ont ras-le-bol. Marre d’être sollicités quotidiennement, de recevoir des dizaines d’appels et de messages tous les jours d’interlocuteurs qui ne connaissent même pas la différence entre Java ou JavaScript. À force de se sentir méprisés, pas respectés et vus uniquement comme des “pisseurs de codes” et des ressources à placer sur une mission, une méfiance envers le recruteur peut naître, rendant la chose encore plus compliquée.

Ajoutez-à ce cocktail l’argent, et vous obtenez encore une nouvelle difficulté.

Et les grands avantagés là-dedans, ce sont les startups. Avec leurs côté cool à la Silicon Valley, leurs levées de fonds massives, elles cassent le marché en proposant des salaires mirobolants. De plus, le côté nouveauté et création les rend encore plus attractives. Résultat: beaucoup d’entreprises ont du mal à rivaliser. Comment attirer un candidat, quel argument lui sortir, quand à côté la petite startup en vogue lui propose 20 000 euros de plus sur son salaire ? On a beau dire que l’argent n’est pas forcément un levier de motivation pour tout le monde, qu’il peut même avoir l’effet inverse, faut pas déconner, tout le monde aime l’argent et bosse pour en gagner. Il est donc tout à fait naturel de se tourner vers là où il y en a le plus. Même s’il faut relativiser, il reste heureusement encore beaucoup de développeurs privilégiant les technologies et les projets plutôt que la rémunération. En tout cas, si le secteur bancaire peut lui encore rivaliser (les banques sont comme le stand à bananes de la famille Bluth, il y a toujours de l’argent dedans), de nombreuses autres entreprises telles que les ESN font pâle figure à ce niveau. Leurs grilles de salaires ne tiennent plus vraiment la route.

Face à tout ces éléments, il est normal de voir certains adopter un changement de comportement. Tu as le choix, tu es désiré, tu es ce petit enfant trop mignon, tu es ce mec trop populaire du lycée, tu fais ce que tu veux. Quand tu sais que tu trouveras toujours un boulot, que tu ne seras jamais au chômage, tu peux te permettre d’être exigeant, de faire le difficile. Au pire, si ça ne passe pas chez l’un, ça passera chez le voisin.

Certains développeurs ont trop pris la confiance, sont devenus un peu trop conscients de leur valeur et hop : le concept de “développeur diva” est né. Alors quand on voit un terme pareil, on pense tout de suite aux stars capricieuses et leurs demandes improbables. Kanye West qui veut toujours avoir 13 bouteilles d’alcool dans sa chambre d’hôtel. Mariah Carey qui a un assistant pour jeter ses chewing-gums. David Hasselhoff qui souhaite toujours avoir une réplique en carton de lui-même dans sa chambre d’hôtel. Et bien d’autres. Mais en réalité, ces “divas” sont une minorité. Ce sont des gens déconnectés de la réalité du marché et de leurs compétences. Qui pensent que le fait d’être un développeur leur ouvre toutes les portes et toutes les opportunités. Que les entreprises vont se mettre à genoux devant leur autel du numérique. Le plus drôle dans tout ça, c’est que paradoxalement, ceux qui adoptent ce genre d’attitude sont loin d’être les meilleurs…

Parce que oui, des vrais divas du développement, il en existe vraiment. Mais diva au sens premier du terme: déesse. Des véritables rockstars surdouées du développement. Et eux en revanche, même s’ils sont les personnes les plus gentilles et humbles qui soient, il est plus que légitime de leur part d’être exigeants. Et dans ce cas, on est plus du tout sur un syndrome de gamin pourri gâté, mais relatif à la réalité du marché. En sachant que tu es privilégié, que tu as la chance d’être désiré et d’avoir le choix, il est tout à fait humain de prendre ton temps. Quand tu es le fameux “mouton à cinq pattes” tant convoité, il est normal de chercher là où tu seras le plus épanoui, financièrement, personnellement, professionnellement. Ce n’est pas faire sa diva, c’est être humain. Comme disait la légende des internets Clément le no-life: “tu ne vas pas prendre une Clio quand tu peux prendre une Mustang” .

Imprésario du troisième type

Et à l’instar des “vraies” stars, certains développeurs ont désormais un agent.

Le métier d’agent de développeur est né dans les années 90 mais a peu à peu disparu en même temps que l’apparition de la bulle internet. Mais il y a quelques années, il a repointé le bout de son nez aux États-Unis. Et les “10x”, le surnom des meilleurs développeurs selon la croyance qu’ils travailleraient dix fois plus efficacement que les autres, sont devenus les maîtres du monde codé.

« Katie sera probablement maître du monde dans dix ans. Katie Siegel sait tout faire. Quand elle ne s’occupe pas de HackMIT, elle gagne les meilleurs hackathons dans tout le pays. » Voilà ce qu’on peut retrouver en description de Katie Siegel, une étudiante du prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology) qui a commencé la programmation à 15 ans, sur le site HackMatch. Un site américain, qui sert de vitrine et promotion de développeurs à destination des entreprises. Mais pourtant quand elle parle d’elle et de son métier, son discours est bien différent: “Je ne crois vraiment pas que la société nous considère comme des rockstars, c’est juste une expression sensationnaliste pour attirer l’attention sur nous. Les meilleurs développeurs sont des gens humbles et de gros travailleurs.” 

C’est l’un des rôles primordiaux de l’agent : rendre son client le plus attractif et “sexy” possible. Le principe est exactement le même qu’agent de footballeur, chanteur ou acteur. Il négocie leurs revenus, prend un pourcentage au passage, l’aide à choisir ses employeurs, les meilleurs projets, lui élabore un plan de carrière, veille à ce qu’il soit heureux et épanoui… Le développeur peut quant à lui optimiser son temps et son efficacité. Et se concentrer sur ce qu’il fait le mieux : coder.

Le phénomène est pour le moment moins démocratisé en France, mais il existe tout de même des entreprises du genre, telles que Top Five et AgentdeDéveloppeur.com. “Le statut d’indépendant devient la norme pour les développeurs, autant auprès des startups que des grands groupes” , explique Rony Msika, cofondateur de Top Five. “Les très bons développeurs coûtent cher : ils peuvent facturer entre 800 et 1 500 euros la journée. La plupart acceptent rarement des CDI, ils préfèrent travailler en freelance” , ajoute Grégory Herbé, chasseur de têtes specialiste du recrutement via réseaux sociaux. “Les développeurs sont un peu reclus dans leur monde. Il faut qu’il y ait quelqu’un pour trier les projets qui leur sont soumis, car 90 % des propositions sont un peu bidon. Nous sommes là pour faire la négociation avec le client.” 

Ludovic Hindryckx, développeur fullstack a fait appel aux services de Top Five. Après treize ans de salariat, il a décidé de devenir freelance. Il s’est rapidement rendu compte de toutes les contraintes que ce nouveau statut impliquait: “Il fallait s’occuper de la création de l’entreprise, trouver une banque, trouver des clients, s’occuper des assurances…”  Des tâches longues, rébarbatives, pas idéales pour quelqu’un d’aussi occupé qu’un développeur. Il a donc décidé de faire appel à l’agence Top Five qui prend en charge tout ça pour lui. Mais pas seulement. Elle lui trouve aussi ses missions, lui permettant d’échapper à l’aspect commercial de son métier. Tout ces services ont un coût bien évidemment. Entre 1 000 et 2 000 euros par mois. “Mais, à la fin du mois, je m’y retrouve très bien. La preuve, depuis que je suis freelance, je n’ai jamais été aussi détendu !”  , se réjouit Ludovic.

La revanche des sites

Alors, les développeurs méritent-ils vraiment d’être considérés comme des divas capricieuses ? La réponse est clairement: non. Bien sûr le milieu compte des individus chiants et problématiques. Mais c’est comme ça partout, quel que soit le domaine. Le développeur revient de loin après tout. Ça ne fait pas si longtemps qu’il peut jouir de son statut d’indispensable. Alors n’est-il pas normal pour lui de vouloir récolter et profiter des fruits de sa reconnaissance et de son dur labeur ?

Will.I.Am, le “rappeur” des Black Eyed Peas, avait déjà eu du pif avant tout le monde sur le sujet. En 2012 il déclarait : “Je pense que ceux qui conçoivent des applications sont des artistes. Je pense que les gens qui codent pour Facebook sont les nouveaux Rolling Stones.”

Si notre monde et notre quotidien est chaque jour rendu un peu plus simple, c’est en grande partie grâce au travail des développeurs. Alors au final, qu’est-ce que deux ou trois caprices de leur part. Ils ont bien mérité le droit de saccager quelques chambres d’hôtels non ?

Par

Clément Sorel, Recruteur IT chez Zenika

02 juillet 2020 / 15H14
mis à jour le 02 juillet 2020
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