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#Reportage Une colo pour donner envie aux filles de s’épanouir dans les métiers du numérique

#Reportage : Une colo pour donner envie aux filles de s’épanouir dans les métiers du numérique
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Pour faire découvrir les métiers du numérique aux jeunes filles, Microsoft et ZUPdeCO ont mis au point les journées DigiGirlz et plus récemment les colos du même nom. Plongée au coeur d’une matinée de collégienne en immersion chez Microsoft.


Vendredi 4 mars. Dernier jour de colo. Ce matin, une vingtaine de collégiennes de l’établissement Daniel Meyer du 18ème arrondissement de Paris ont pris le train avec leurs accompagnateurs de ZUPdeCO pour clore leur semaine d’initiation au numérique. Jeux, découverte de la Cité des Sciences, du Musée des Arts ludiques, création d’objets dans un FabLab et rencontres avec les professionnels de Parrot et Schneider Electric, la semaine de vacances aura été intense pour les collégiennes qui ont été sélectionnées parmi une petite cinquantaine de postulantes sur lettre de motivation.

colo

Ce matin-là c’est par un atelier “coaching et confiance en soi” que la journée débute. Au fil des débats avec l’association Créé ton avenir qui anime cette matinée, les adolescentes apprennent à déconstruire certains clichés et glanent de précieux renseignements sur leur future vie d’adulte. Laetitia, qui n’hésite pas à faire entendre son point de vue, pense qu’il est aujourd’hui extrêmement compliqué de faire de longues études. “Comment on fait pour gagner sa vie quand on est étudiant ? se demande-t-elle. Pour acheter une maison et tout ?” . Au fil des réponses, les jeunes filles découvrent l’apprentissage, l’alternance… et les petits boulots avant d’entrer dans le vif du sujet : les compétences requises pour les métiers qu’elles ont pu découvrir pendant la semaine, comme community manager ou designer. Une immersion au coeur des métiers du numérique qui a plu à Céline :

Cette idée de colo est née il y a peu, en fin d’année dernière précisément lors de la campagne Upragde Your World qui a permis de soutenir 10 associations grâce à une enveloppe de 50 000 dollars pour chacune d’entre elles. 5 ont été sélectionnés par le public via les réseaux sociaux, 5 autres ont été directement soutenues par Microsoft. ZUPdeCO, avec qui Microsoft était déjà partenaire pour les journées d’initiation DigiGirlz et la WebAcademie, a construit ce programme plus immersif qui a séduit la branche française du géant américain.

“Nous avons toujours voulu développer le numérique pour les filles, explique Béatrice Matlega, en charge de la politique RSE de Microsoft . Une journée c’était bien mais nous voulions aller plus loin. On s’est dit que nous n’allions par faire une semaine de code, si elles sont là c’est qu’elles ont exprimé un intérêt pour le numérique et il fallait donc que ce soit ludique. On essaye aussi de leur donner confiance en elles pour qu’elles se projettent dans le futur, il y a de l’emploi dans le numérique ce sont des métiers pénuriques, des opportunité se créent et nous voulons qu’elles les saisissent.”

Travailler sur l’autocensure

Du côté de Laetitia, pimpante jeune fille en sweat gris, la leçon à retenir de cette semaine de vacances pas comme les autres, c’est que les métiers du numérique ne sont pas que pour les garçons.

La colo est une opportunité de pouvoir rencontrer les professionnels, se réjouit Céline Corno, chargée de développement chez ZUPdeCO. Plus tôt elles se saisissent de l’existence de certains métiers, mieux c’est. Elles ont aussi besoin de role models donc nous sommes en général accueillies par des femmes dans les entreprises partenaires. Cette colo permet aussi de travailler sur l’autocensure en leur donnant un accès privilégié à certaines entreprises. Toutes les entreprises dans lesquelles nous sommes passés leur ont dit qu’elles pouvaient envoyer leur candidature pour un stage.

Au final, 100 jeunes filles seront accueillies cette année pour les colos DigiGirlz.

  • Qbe Root

    « elles ont exprimé un intérêt pour le numérique et il fallait donc que ce soit ludique. »
    Euh… ? Personnellement, j’ai commencé la programmation au collège et ça ne m’a pas cassé un bras. C’était du HTML et à des années-lumière du rythme qu’on me demande maintenant que je suis en master, mais c’était quand même se poser devant un éditeur de texte et taper du code. C’est mon intérêt pour ça qui rendait l’activité ludique.
    Alors évidemment, c’est une colo d’initiation, pas la peine de les lancer sur un projet C multi-thread en réseau (ni même de faire du code, puisque la colo aborde les métiers du numérique au sens large), mais à mon sens, s’il y a besoin d’enjoliver l’activité pour la rendre attractive, c’est que l’intérêt porté n’est pas très fort, et que ça risque surtout de créer des gens qui abandonnent en première année d’informatique parce que c’est plus dur que ce qu’on leur avait dit…

    « Cette colo permet aussi de travailler sur l’autocensure en leur donnant un accès privilégié à certaines entreprises. »
    Égalité des chances vs égalité des résultats…