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#MaddyREX The Refiners et Googleplex : le 2ème jour des incubés de NEOMA Business School dans la Valley

#MaddyREX : The Refiners et Googleplex : le 2ème jour des incubés de NEOMA Business School dans la Valley 2ème jour pour les incubés de NEOMA Business School
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Toute la semaine, 9 porteurs de projets issus de l’Incubateur de NEOMA Business School vous feront découvrir, à travers leurs yeux de porteurs de projet, la Silicon Valley. Clément et Lucie, les co-fondateurs de la startup Nomen’k, vous racontent leur deuxième journée au pays de l’innovation.

Événement de la journée : Visite de Google ! Quand on pose le pied sur le campus de Google, on peine à évaluer l’étendue des infrastructures de l’entreprise tant celle-ci est omniprésente. Nul besoin de slogan pour expliquer que cette entreprise est résolument tournée vers l’avenir, nous le constatons dès notre arrivée.

Le Googleplex situé en plein cœur de la Silicon Valley à Mountain View près de San Jose, est l’un des 23 sites nord-américains de la société. Ce complexe accueille plus de 50 000 visiteurs extérieurs chaque année, et lui apporte, grâce à sa conception, un rayonnement international. Toutes les nationalités se côtoient et travaillent ensemble chez Google.

Badge remis en main propre par Julien Schléret, nous voilà rentrés dans le bâtiment de Google Maps pour une immersion au coeur du géant de l’informatique. Julien, Alumni issu de la Majeure Entrepreneuriat de NEOMA Business School, occupe le poste de Social Program Manager. Il a pour mission la conception et la mise en place de la stratégie réseaux sociaux (gestion des plateformes) et le « social listening » pour les différents produits de Google.

Julien nous présente Google et ses fondateurs Larry Page et Sergueï Brin qui, en 1996 créèrent dans leur garage un moteur de recherche simple et efficace qui permettait de trouver des informations rapidement par recherche de mots clefs. Deux années plus tard, la société était créée et 20 ans plus tard, la société Alphabet recouvre l’ensemble des produits développés par la société Google qui représente en fait les services internet comme Youtube, Gmail… Les « Googlers », comme il est coutume d’appeler les salariés de l’entreprise, vivent ici dans un véritable écosystème où la créativité prime sur tout le reste. Julien explique très clairement que ce sont les revenus de la publicité en ligne qui ont fait de la société ce qu’elle est aujourd’hui.

Nous en venons à discuter des tendances du moment dans la Silicon Valley et à Google telle que l’intelligence artificielle, qui prend maintenant ancrage dans les fonctionnalités proposées par la firme (Hangouts, Google Home ou encore Google Now). L’un des enjeux majeurs pour Google est d’utiliser cette technologie pour apporter du contenu à ses utilisateurs. Les gros focus du moment pour les Googlers sont les objets connectés ainsi que la sortie en octobre dernier du dernier Google Phone développé en collaboration avec HTC : le smartphone Pixel soutenu par Android, le système d’exploitation de la compagnie.

Après la présentation de Julien, nous avons visité le campus de Google et il est surprenant de s’y déplacer, car il est vrai, tout est pensé pour que les employés se sentent investis d’une mission hors du commun. Nous y croisons un tout nouveau complexe sportif avec des courts de tennis et un terrain de football synthétique, une salle de gym, une piscine à courant, des babyfoots, des tables de ping-pong, des « nap pods » pour faire une pause, des fauteuils massant, un Doogleplex pour la garde des fidèles bêtes des Googlers…

 

Les exemples, expliqués par Julien, qui montrent la volonté de Google d’impliquer ses salariés sont entre autres « bring your parents to work day », littéralement amener ses parents au travail, permettant au Googlers pendant toute une journée de présenter leur lieu de travail à leurs parents. Un système appelé TGIF repris de l’expression américaine « Thank God It’s Friday » transformé à la sauce Google « Thank Google It’s Friday », qui permet aux Googlers de poser des questions directement aux fondateurs de Google. Il existe également chez Google un système de bonus attribués par des Googlers à leurs collègues, les « Peer Bonuses » une prime de 100$ qui vient s’ajouter à un salaire alléchant.

Pour clore cette visite, nous avons eu la chance de manger dans le restaurant de Google parmi les salariés. Pour des Frenchies assez exigeants sur l’art de la table, il faut avouer que le choix et la qualité sont au rendez-vous.

Partant vers le Nord depuis le Googleplex, nous faisons escale chez Facebook et prenons la légendaire photo du « Like » de la firme, en étant sûrs que la journée va nous réserver de nombreuses surprises.

Événement du soir : The Refiners Pitch Night Fleet#1

Après cette expérience exceptionnelle sur le campus de Google, nous avons eu l’immense joie de participer à l’inauguration de The Refiners?—?Pitch Night dans le centre de San Francisco, à Parisoma. Le principe est simple : après 3 mois de mentoring et de conseil, 12 startups françaises ont pitché en anglais et avec passion pendant 3 minutes devant investisseurs et entrepreneurs. Le challenge était de taille et toutes ont su capter notre attention avec brio et avec d’excellentes idées :

  • Adok et sa réalité augmentée sur le lieu de travail sans lunettes ;
  • Appaloosa et son App Store qui gère travail et vie personnelle sur un seul appareil ;
  • Blupods et son application permettant de réduire de 90% le temps que les enseignants passent sur des activités de coordination ;
  • Daylighted et ses toiles numériques permettant de profiter de milliers d’œuvres d’art de galeries et de musées ;
  • DoubleOone et ses sessions d’enregistrement exclusives et ses expéditions musicales dans des endroits emblématiques du monde entier ;
  • Kizbat et ses compétitions de réels robots en ligne ;
  • Lalilo et sa plateforme de parcours personnalisé afin de combattre l’illettrisme ;
  • Prodontis et sa U-Brush qui remplace toute brosse à dent existante par un dispositif de nettoyage des dents en 30 secondes pour une meilleure efficacité et une meilleure santé buccale ;
  • Seald et sa plateforme de communication qui permet aux utilisateurs de crypter très facilement et donc de protéger leurs données en un seul clic ;
  • Sell Secure et sa vérification des empreintes digitales des clients afin de stopper les fraudeurs dans le commerce électronique ;
  • Tempow et son protocole Bluetooth qui permet à plusieurs périphériques de se connecter à une seule source ;
  • Wittycircle et son réseau social dédié à la création de projets.

Mais qu’est-ce que The Refiners ? Il s’agit du nouvel accélérateur de pépites françaises basé à San Francisco, composé de 3 remarquables entrepreneurs : Carlos Diaz, Géraldine Le Meur, et Pierre Gaubi. Cet accélérateur est doté de 6 millions de dollars, financé à 40% par BPI France et à 60% par des fonds moitié français, moitié américains. Il accueille 12 à 15 startups n’ayant pas encore réalisé de levée de fonds, pendant trois mois, deux fois par an. The Refiners prend 3 à 7 % de leur capital, en échange de 50 000 dollars pour les aider à démarrer. Un modèle inspiré des fameux accélérateurs Y Combinator et 500 Startups, d’où sont sortis notamment Airbnb ou encore Dropbox, mais prenant très au sérieux le paramètre du « fossé culturel ». C’est pour cela que les 3 premières semaines du programme sont entièrement dédiées à l’apprentissage de la culture américaine et à la formation du « comment agir » ici en tant qu’entrepreneur.

À la suite des pitchs, nous avons pu échanger avec les différentes startups et également avec les responsables de cet accélérateur. Ces échanges ont été bénéfiques puisque nous avons obtenu un RDV vendredi après-midi avec Carlos Diaz pour lui parler plus en détails de nos startups respectives.

En somme, si nous devions résumer notre seconde journée en une seule phrase voire même un seul mot, nous pourrions tout simplement la qualifier de FANTASMAGORIQUE…