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#Education ” Les formations accélérées qui fleurissent actuellement ne répondent pas aux défis qui nous animent “

#Education : ” Les formations accélérées qui fleurissent actuellement ne répondent pas aux défis qui nous animent “
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A la suite des EIP (Epitech Innovative Project), dont la présentation finale s’est déroulée en novembre 2015, la rédaction de Maddyness a souhaité en savoir plus à propos de cette école qui ne cesse de séduire les experts en informatique de demain. C’est pourquoi nous sommes allés à la rencontre d’Emmanuel Carli, directeur général d’Epitech, lui-même ancien élève de cet établissement (EPITA). Rencontre avec un homme qui n’a pas sa langue dans sa poche et affiche des ambitions mesurées pour l’éducation de demain.

Dès son arrivée en mars 2013, Emmanuel Carli a souhaité pousser la création du Hub Innovation, pour mixer la créativité de ses étudiants avec la réalité professionnelle. Inaugurée en mars 2014, cette structure a développé de nombreux projets en partenariat avec de grandes entreprises françaises comme TF1, Solocal, Société Générale ou le groupe Bouygues (dont la cellule Innovation – le Spot Bouygues – est installée sur le campus).

Le Hub Innovation a plusieurs objectifs. Au-delà de la notoriété naturelle que celui-ci lui procure, il s’agit de “bousculer les structures traditionnelles à faire de l’innovation, plutôt que de la conduite du changement” . En effet, pour Emmanuel Carli, les approches d’open innovation soulevées par les grands groupes français ne vont pas assez loin. Une réalité qui se retrouve aussi dans les projets menés par les étudiants : les EIP.

EIP 2015

L’ingénierie pédagogique défendue par Epitech veut faire en sorte que les technologies puissent être un moyen d’ouvrir les étudiants aux défis de demain. Et cela passe par une formation en cinq ans. “La technologie est complexe et demande du temps. Les formations accélérées qui fleurissent actuellement ne répondent pas aux défis qui nous animent. Plutôt que de créer des professionnels, elles ont tendance à former les Ouvriers Spécialisés de demain” .

Un regard dur sur ces programmes, qui sont pourtant plein de bon sens. “A Epitech, nos cursus en cinq ans se présentent comme une charnière de porte : chaque année d’enseignement est un élément qui permet de huiler l’ensemble. Les deux premières années sont les fondations, la troisième année est une période de transition d’une période très techniques à une période beaucoup plus ouverte avec l’international en 4ème et la 5ème année où nos étudiant acquièrent des compétences pour devenir des C-level managers” .

Technologie et Education : Place à la Transfolution

La technologie a toujours été un support au progrès, mais il est vrai que ce début de période de transformation numérique est particulièrement inquiétante pour les béotiens, trop riche d’affaires pour les opportunistes qui poussent au n’importe quoi, mais comme tous les systèmes nous finirons par revenir à un point d’équilibre.

Je prends actuellement le temps de lire le dernier rapport du CNNUm, s’il est très riche d’information et s’attelle à croiser plusieurs axes d’analyse, je le trouve trop défensif, et certains points soulevés diminuent sa lisibilité, voire même son sérieux. Il faut aujourd’hui développer à la fois les capacités de résilience, saisir les opportunités, conduire le changement et mener la transfolution !

epitech innovative project

Et le discours semble rencontrer son public. Alors que le réseau Epitech annonçait 1 000 étudiants en 2013 sur 12 sites en France, ils étaient 1500 en mars 2016 à intégrer la première année. Les projets d’entreprise ont aussi le vent en poupe, au coeur même de la scolarité. 24% des étudiants mènent une expérience entrepreneuriale pendant leur cursus. A la sortie, 11% d’entre eux continuent leur projet. Un chiffre qui pourrait devenir plus important dans les prochaines années, au vu de la qualité des projets EIP présentés cette année encore.

Article initialement publié le 26 janvier 2016

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  • Totor

    La blague. Les école forment pas des ouvriers spécialisés mais des blaireaux qui n’y connaissent rien à rien dans 90% des cas et qui font du pif au mètre à chaque problème qu’ils rencontrent en espérant que quand ca cassera ils seront partis.