Retour en haut
Entrepreneurs

#BlendWebMix : La conférence du web francophone a-t-elle tenu ses promesses ?

#BlendWebMix : La conférence du web francophone a-t-elle tenu ses promesses ?
par

1800 participants, des startups, des PME et des indépendants se sont donnés rendez-vous à Lyon mercredi et jeudi dernier pour assister à la troisième édition du Blend Web Mix : une conférence (presque) entièrement francophone qui réunit tous les acteurs du web.


Le BlendWebMix, raccourci en “Le Blend” ou en “Blédwémix” pour les moins anglophones, est l’événement web qui a agité l’écosystème lyonnais la semaine dernière. Concrètement, ce sont deux jours de conférences réparties en cinq catégories : recherche, business, tech, design, et blend. Cette dernière catégorie mélange des spécialistes des différents univers du web autour de tables rondes thématiques.

Décloisonner le web, un pari réussi

Comme son nom l’indique (deux fois) on trouve derrière le Blend une philosophie du mélange des genres. Le web est un univers d’autodidactes et ces deux jours de conférence se sont appliqués à décloisonner les parois entre les spécialités. L’idée est de créer une “frustration positive” et susciter chez les participants l’envie d’en apprendre encore plus sur les différentes facettes du web.

Cette philosophie est portée par les trois organisations chargées de l’opérationnel : La Cuisine du Web, le Clust’r Numérique et l’Université de Lyon. Organiser le BlendWebMix c’est un an de travail, une charte éditoriale stricte et le soutien financier de la Métropole de Lyon. Concrètement qu’est-ce que ça donne ? “Nous sommes à l’équilibre cette année“ a annoncé Julien Petit, délégué général de la Cuisine du Web. La place peut paraître chère : 125 euros en tarif “early bird”, 200 euros pour la grande majorité des participants. En réalité, la moyenne est de 170 euros dépensés pour assister aux conférences. Pour un coût de 205 euros par tête pour les organisateurs, le BlendWebMix ne s’inscrit pas dans le grand business des conférences. La charte de l’événement est d’ailleurs stricte à ce sujet, les intervenants ne sont pas payés et sont interdits d’auto-promotion. Pour Julien Petit “on ne fait pas payer pour assister à une heure de publicité

blend

Les startups plongées dans le grand bain du Web

Pas de snobisme donc à Lyon, tout le monde est le bienvenu pour découvrir le Blend. En terme de participation, la grande majorité des participants viennent de la région Rhône-Alpes. Pour ce qui est des catégories professionnelles, l’écosystème startup est le plus représenté suivi par les agences web, les freelances et enfin les entreprises plus traditionnelles (TPE, PME, grands groupes, etc).

Pour les startups c’est l’occasion de se confronter au (petit) monde du digital. Si l’événement ne favorise pas le “networking”, des sessions de “speed-mentoring” sont organisées entre startups et VCs. L’objectif n’est pas ici de lever des fonds mais surtout de recevoir le plus de feedbacks possible dans une ambiance bienveillante.

Autre star du BlendWebMix, le concours de startups qui voit s’affronter 12 startups françaises lors d’un concours de pitch face à un jury d’investisseurs. Cette année c’est Defab, une jeune startup parisienne qui veut révolutionner le cloud qui a remporté l’adhésion du jury. Parmi ces startups, quelques pépites locales mais aussi beaucoup de participants qui arrivent de Paris. L’occasion pour eux de confronter leur business à un cercle de connaisseurs un peu différent.

Pour les participants, une expérience globalement positive

Côté participants, ce sont jusqu’à six conférences par heure qui se déroulent en parallèle dans l’immense centre des congrès de la Cité Internationale. A côté des conférences, trois hackathons qui attirent étudiants et professionnels du secteur et un événement pour les enfants, le Blend Kids, permettent aux passants de voir la relève du digital en pleine action.

Pour les 1800 visiteurs, c’est un bilan positif. Malgré les cafouillages dans l’organisation (notamment la signalisation quasiment inexistante, ou les erreurs de transition entre speakers) la plupart reviendront l’année prochaine. “Nous ne sommes pas des professionnels de l’événementiel, et nous ne le serons jamais”, conclut Guilhem Bertholet, secrétaire de la Cuisine du Web, lors de la plénière de fin du Blend. Le message est clair : Le BlendWebMix est un événement fait par des passionnés et pour des passionnés. A l’année prochaine ?

Article écrit par Jade Atoui, Gentil Organisateur chez BoostInLyon

Mots clés : blend web mix, defab, lyon