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#SGEntrepreneurs Le made in France, mode éphémère ou stratégie payante ? L’exemple du Slip français

#SGEntrepreneurs : Le made in France, mode éphémère ou stratégie payante ? L’exemple du Slip français
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Le 4 février, Société Générale a prolongé le salon des entrepreneurs de Paris avec un talk informel sur le thème du Made in France.  Guillaume Gibault, fondateur du Slip Français, a partagé son expérience avec Eric Groven, Directeur délégué de la banque de détail Société Générale en France et l’institut Elabe, qui a dévoilé et illustré les résultats de l’étude « Diriger, développer, pérenniser son entreprise » réalisée pour le compte de la Société Générale. 


Guillaume Gibault a démarré l’aventure du Slip Français en septembre 2011 avec un pari fou : lancer une marque de sous-vêtements made in France, avec un positionnement décalé. Pour preuve, les différentes vidéos diffusées par la marque sur les réseaux sociaux, qui ne manquent pas de divertir et d’interpeller les internautes.

L’équipe met au point une stratégie de communication payante auprès du grand public, qui va au-delà des frontières françaises avec Francis, le mannequin qui pose aux quatre coins du monde, dans des endroits parfois improbables, pour l’opération « Sliptime Around The World ». Fabriqués dans la Drome, les slips de Guillaume Gibault conquièrent des parts de marchés grâce à deux opérations de financement participatif.

La première, sur MyMajorCompany (“Le Slip qui sent bon” en juin 2013) récolte 22 252 euros pour « faire avancer la science ». La seconde lancée sur Kickstarter veut donner une dimension internationale au projet (« Very Love Trip » en mars 2015) et conquérir les États-Unis avec plus de 30 000 dollars récoltés.

Le made in France à l’international, un pari osé qui est en train de remporter cette jeune marque qui a également bouclé en mai 2015 une levée de fonds de 2 millions d’euros auprès de 360 Capital Partners, lui apportant ainsi des fonds et encore plus d’ambition pour aller à l’international.

Le made in France, un effet de mode ?

Les sites internet travaillant sur le concept du made in France sont de plus en plus nombreux. La mondialisation est en train de laisser place à la régionalisation. Plus que le made in France, on trouve même aujourd’hui des labels régionaux comme le made in Lyon ou le made in Paris. Fiers de leur savoir-faire, les industriels veulent être reconnus pour la qualité de leur produit et leur implication dans le tissu économique français.

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« Au départ, le made in France est un véritable parti pris. On a cette idée de quelque chose de cher, de compliqué… Il y a eu une mode certes, mais au-delà de ça, c’est la transparence qui reste primordiale. C’est essentiel de dire à nos consommateurs où l’on fabrique et ce que l’on fait. Ce qui est dur est de gérer la production, c’est un métier de détail, on n’a pas le droit à l’erreur. C’est beaucoup plus cher de faire made in France mais c’est aussi beaucoup plus simple ! Notre vraie rupture, c’est d’arriver à faire sauter les intermédiaires. 

Chez Le Slip Français, le contact est important avec nos fabricants. Une fois qu’on a une importante société avec des fabricants français, c’est assez facile de prototyper et de leur rendre visite, puisque nous sommes dans le même pays“, a expliqué Guillaume Gibault, fondateur du Slip Français.

S’exporter, mais bien accompagné

« Nous avons eu la chance d’avoir un peu de passage télé, mais nous avions surtout besoin d’argent pour avancer. L’accompagnement a été bon car notre conseiller bancaire a parfaitement compris ce que l’on faisait, nos besoins et a su nous donner des crédits moyen terme lorsque nous en avions le plus besoin pour nous permettre de grandir. J’ai trouvé chez Société Générale le banquier qui se dit « J’y crois » ! », raconte Guillaume Gibault.

Une qualité de relation indispensable pour réussir, a également souligné Eric Groven, directeur délégué de la banque de détail en France, constatant également que la qualité des dossiers et des projets des startups a beaucoup augmenté en quelques années.

le slip francais

Du côté du Slip Français, la confiance est là « On prévoit 20 millions d’euros de chiffre d’affaires l’année prochaine. Et on va les faire ! » , s’est réjouit Guillaume Gibault.

Un optimisme à toute épreuve qui est illustré par les collaborations effectuées auprès de grandes marques comme Claudie Pierlot, Saint James, Evian, Vuarnet ou encore Agnès B. Aujourd’hui, après bientôt cinq années d’existence, Le Slip Français est une référence pour toutes les personnes qui souhaitent défendre les couleurs du made in France. Et ces couleurs sont visibles bien au-delà de la France. Pour preuve l’ouverture en avril 2015 d’une boutique physique en plein cœur de Hong-Kong.

Maddyness, partenaire de l’événement Société Générale Talk Entrepreneurs