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Finance

#Étude Les Français encore trop frileux face aux FinTech ?

#Étude : Les Français encore trop frileux face aux FinTech ? Crédit photo : Shutterstock
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Deloitte vient de dévoiler les résultats de son panorama sur le marché des FinTech. Intitulé « La FinTech à la française, une filière d’excellence », il fait le point sur la vision qu’ont les Français de l’innovation dans les services financiers.

Un monde financier plus connecté, plus simple et plus personnalisé. Voila ce que les entrepreneurs de la FinTech cherchent aujourd’hui à mettre en place dans l’univers financier. Le secteur encore naissant en France apporte des innovations majeures dans le domaine du paiement, de l’assurance, des dépôts et prêts, ou encore de la gestion des investissements, le tout porté par un nombre grandissant d’acteurs. Au milieu de cette révolution : le grand public, porté à son insu par un mouvement qu’il ne maitrise pas encore complètement.

À l’occasion de l’annonce de son partenariat avec l’association France Fintech, Deloitte dévoile les résultats de la première édition de son baromètre « La FinTech à la française, une filière d’excellence ». L’étude, réalisée auprès d’un panel de 2000 Français âgés de 18 à 70 ans, revient sur la connaissance et l’appétence des consommateurs de l’hexagone pour ce nouveau marché.

Les FinTech, encore un mystère pour les Français ?

La méconnaissance des Français sur ce secteur est marquante. Seulement 9% des interrogés déclarent utiliser un service d’agrégation de comptes. C’est plus que les 9 autres offres FinTech listées par l’étude, qui ne sont en majorité utilisés que par 4 à 6% des Français pour les services relatifs à l’épargne (financement participatif, planification financière, conseil automatisé) et aux objets connectés (assurance et santé). Les services de formation à la finance, de transferts d’argent et d’assurance P2P ne concernent quant à eux que 2 à 3% des Français.

FinTech

Des chiffres qui s’expliquent en partie, selon Cédric Tessier, VP de France FinTech, par un manque encore conséquent d’offres B2C sur le marché, mais également par un manque de notoriété conséquent du marché par le grand public, puisque deux Français sur trois n’auraient même pas connaissance des types de services B2C les plus courants dans le milieu, comme le financement participatif et l’assurance habitation connectée.

Il reste encore un véritable travail à mener pour créer de nouveaux marchés, de nouveaux modèles de création de valeur

Julien Maldonato, Directeur Conseil en transformation digitale, Deloitte

Des résultats peu significatifs pour le moment donc, mais qui laissent entrevoir des opportunités de développement considérables sur le marché français. 

Un bel avenir pour les services B2C

En effet, une fois ces services expliqués aux Français, ces derniers se déclarent intéressés par la majorité des innovations mises en place. L’assurance auto connectée, l’agrégation de comptes et l’assurance habitation connectée remportent ainsi les faveurs de 4 Français sur 10, tandis que le paiements P2P via les réseaux sociaux n’intéresseraient que 18% des interrogés.

Fintech deloitte

Un intérêt pour les services FinTech majoré logiquement chez les clients « digitaux » , qui privilégient internet dans leurs échanges bancaires, mais également chez les clients « patrimoniaux », plutôt aguerris à ce type de services.

On mesure aujourd'hui tout le potentiel d’action qu’il y a devant nous

Julien Maldonato

Des freins encore présents

Pour pouvoir favoriser le développement de ces innovations, les acteurs de la FinTech vont devoir faire face à plusieurs freins. Sans surprise le manque de connaissance des services en fait partie, mais également l’absence de besoins liés à ces offres, soit la volonté de gérer soi-même ses finances personnelles, sans accompagnement.

Autre frein évident au développement des services Fintech B2C : un manque de confiance envers les plateformes, mais aussi l’exploitation et la sécurité de ses données personnelles pour les services liés aux assurances.

Les acteurs de la FinTech, qu’ils soient des solutions traditionnelles, des pouvoirs publics ou des clients, ont tout intérêt à travailler ensemble dès à présent pour lever ces appréhensions, conclut l’étude, afin de rattraper certains de ses homologues européens, déjà bien avancés sur le sujet.