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Innovation

#IoT “Les sociétés qui ne s’intéressent pas à l’IoT aujourd’hui, seront dépassées demain”

#IoT : “Les sociétés qui ne s’intéressent pas à l’IoT aujourd’hui, seront dépassées demain”
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Le 9 Juin dernier, Maddyness organisait à la Gaité Lyrique (Paris), la 9ème édition de la saison du Maddy Talk. Pour cet événement, la rédaction avait choisi pour thème l’internet des objets (IoT : Internet of Things). Pendant 90 minutes, nos intervenants ont détaillé leur vision de l’IoT, son impact sur notre mode de vie et notre économie. Retour sur cette soirée riche en apprentissage et en découverte.


Pour venir discuter de l’avenir et du potentiel de l’internet des objets, 6 intervenants avaient répondu à l’appel : Emmanuel Gavache (CEO d’Eridanis, qui a récemment racheté Mother), Paul Guermonprez (Auteur de “Les drônes débarquent” et expert IoT pour Intel), Clément Guillot (Co-fondateur de Wezzoo), Michael Fernandez (co-fondateur de Drust), Cédrick Chappaz (co-fondateur d’HAP2U) et Geoffray Sylvain (fondateur d’Aruco et modérateur de la soirée). Si tous travaillent sur des aspects différents de l’IoT, ils en arrivent pourtant à la même conclusion : les possibilités sont quasiment infinies et méritent de laisser libre court à tout type d’applications même si certaines peuvent paraître farfelues.

L’internet des objets donne vie à des objets qui n’en avait pas

Aujourd’hui, l’Internet des objets commence à apporter de l’utile à des objets existants. On enrichit la montre, la raquette de tennis… Si je devais avoir une conviction, c’est que les sociétés qui ne s’intéressent pas à l’IoT aujourd’hui, seront dépassées demain ! Les talents capables de travailler sur ces technologies sont rares et chers. Il faut donc y aller maintenant !” explique Emmanuel Gavache

Si, aujourd’hui, la plupart des applications disponibles sur le marché ne présentent pas d’intérêt majeur, les projets en développement chez les grands groupes comme dans les startups, commencent à avoir du sens. D’ici quelques mois, certains projets apportant de réelles avancées dans les domaines de la Santé, du bien-être ou de l’expérience client devraient voir le jour. Les entreprises qui ne prennent pas, maintenant, le virage de l’internet des objets, devraient très vite être dépassées. En effet, rappelons que ce secteur devrait représenter 7 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires d’ici la fin de la décennie…

Voiture connectée

Des applications variées

On sort plein de choses qui n’ont pas encore de modèle économique rapide, mais on veut tenter de nouvelles technologies. Il est difficile de passer du prototypage à l’industrie d’où l’intérêt des grands groupes à travailler avec des startups.” selon Paul Guermonprez

Si des applications “gadgets” ont beaucoup fait parler d’elles dans la presse ces derniers mois, ce n’est, en réalité, que la face visible de l’iceberg. Beaucoup d’industries essayent aujourd’hui d’inclure l’internet des objets dans leur process et surtout dans leurs produits. “Quand vous savez qu’un accident sur quatre est provoqué par un problème météorologique, vous imaginez le potentiel prédictif du tout-connecté et donc de la collecte de nos données !” explique Clément Guillot. Son projet initial de météo communautaire s’est vite transformé en plate-forme de données pour applications connectées. Ainsi, dans le prolongement de cette idée, la startup devrait sortir d’ici la fin de l’année un parapluie intelligent, capable d’anticiper la météo et de prévenir son propriétaire en cas de pluie imminente.

A l’autre bout de la chaîne, pour ne parler que de l’industrie Automobile, “les constructeurs accélèrent les programmes de R&D pour connecter d’abord la voiture avec le conducteur, pour ensuite la connecter à son environnement” selon Michael Fernandez. Selon lui, la voiture du futur sera un monde de fonctionnalités où le conducteur ne sera plus que spectateur. Ce futur hyper-connecté devrait également être source de surprises et d’étonnements pour nos sens primaires selon Cédrick Chappaz : “Le toucher est le nouveau sens qui prend le dessus sur la vue ou l’audio. Le toucher est le sens qui reste le plus facilement utilisable. Nous développons actuellement une solution qui permettra à tous de pouvoir ressentir une matière à distance. L’utilisateur doit être au cœur des développements technologiques !”

La Science-Fiction devient donc de plus en plus une réalité et ceux qui refusent de l’admettre seront-ils les prochains Kodak ou Motorola ? Réponse dans quelques années…