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Innovation

#OpenInno Whyers instille l’état d’esprit startup dans les grands groupes : l’exemple de Total

#OpenInno : Whyers instille l’état d’esprit startup dans les grands groupes : l’exemple de Total
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Parce que l’innovation numérique n’est pas réservée qu’aux startups, Whyers propose aux directions de l’innovation des grands groupes de faire équipe avec des startupers pour résoudre leurs nouveaux challenges business/technologiques et de passer rapidement à l’action. Démonstration avec Total.


Le dada de Whyers, c’est l’open innovation. Son rôle consiste à mettre les bons startupers experts à la disposition des directions de l’innovation et des porteurs de projet des grandes entreprises, dans le cadre d’ateliers que la startup anime, pour les aider à concrétiser rapidement un prototype de leurs futurs services et offres.

Tout part d’une direction de l’innovation ou d’un porteur de projet dans un grand groupe, qui souhaite accélérer et concrétiser un projet. Whyers formalise une étude de cas et identifie, à travers sa plateforme de sourcing, les profils de startupers experts adéquats. La société rassemble les équipes de travail lors d’un ou deux ateliers organisés et animés, afin de guider les réflexions pour accoucher d’une nouvelle offre, d’un nouveau service, d’une transformation numérique interne, etc. puis elle remet un livrable, souvent un prototype, permettant aux équipes de tester et valider la proposition de valeur. 

Whyers s’adresse donc in fine aux directions de l’innovation et porteurs de projets dans les grands groupes, mais les startupers tentés par un challenge intellectuel sont également forts bénéficiaires de l’expérience. Pour l’instant, la plateforme est à usage interne, enrichie par l’équipe qui s’appuie sur plusieurs réseaux qualifiés, afin de sourcer les profils les plus rares et les plus variés de startupers experts. À terme, la plateforme sera publique et utilisée par les startupers, qui pourront s’y inscrire eux-mêmes. Des études de cas seront publiés, les startupers postuleront pour les projets qui les intéressent et l’équipe sélectionnera les profils adéquats.

Créée en juillet 2014, la startup compte déjà une vingtaine de projets avec de grands groupes tels que Total, EDF RATP, GRDF, etc… Plus de 500 startupers sont déjà enregistrés sur la plateforme et plus de 300 cadres de grandes entreprises ont déjà été formés sur la thématique “agir en mode startup”. Whyers organise en effet des sessions de sensibilisation du type “Vis ma vie de startuper” au cours desquelles, après une partie théorique, les apprenants sont invités à “penser startup” à travers des études de cas, des retours d’expérience, de la mise en pratique, etc.

Whyers

Aider Total à repenser sa plateforme d’innovation collaborative

Les grands groupes sont aujourd’hui poussés par les startups à travailler différemment. La réussite d’un projet ne repose plus sur l’idée, elle tient à la capacité à l’exécuter rapidement en limitant les risques financiers. Par ailleurs, la transformation des comportements génère de multiples opportunités. Les Grandes Entreprises ont donc besoin d’accéder à des compétences de plus en plus pointues pour se renouveler. Whyers propose de capter les compétences métiers, technologiques et sectorielles que les startupers ont développées dans le cadre de la création de leur startup, mais surtout leur état d’esprit.

Par rapport à un consultant ou un freelance, ces “inventeurs” portent en eux la volonté de construire quelque chose de grand, ils ont le réflexe de repenser en continu leur business model, d’établir immédiatement un business plan et de concevoir un prototype pour valider très rapidement leur proposition de valeur. C’est cette “méthode startup” dans un “temps startup” qui intéresse aujourd’hui les porteurs de projet des grands groupes, qui recherchent une réflexion disruptive, de la rapidité mais surtout de l’action, du concret et des solutions.

Whyers est entré en contact avec la directrice de l’Innovation de la branche Marketing et Services de Total il y a environ six mois. Avant de recommander toute méthode à ses équipes, cette dernière a pour habitude de la tester elle-même. Alors qu’elle réfléchissait depuis plusieurs mois à une refonte de sa plateforme d’innovation collaborative, Whyers s’est fait connaître.

Nous lui avons fait une proposition le lendemain de notre rencontre, et le surlendemain, elle préparait les ateliers qui se sont déroulés quelques semaines plus tard, explique Julien Masson, directeur de Whyers. Le prototype a été validé puis développé dans la foulée, et la nouvelle plateforme a été lancée il y a un mois” 

De l’atelier ressort l’idée d’une refonte totale de cette plateforme sur le principe du crowdfunding, avec l’ajout d’une brique “projets”, pour leur donner de la visibilité, les repenser en mode startup et dynamiser ainsi la collaboration interne autour de ces projets innovants.

À la suite de cette première expérience – où elle a été bluffée par ce coup d’accélérateur – la pertinence de cette vision innovante et l’efficacité de la méthode, la directrice de l’Innovation de la branche M&S nous a recommandés à deux porteurs de projet du groupe, qui se trouvaient également à l’étape “comment procéder ?”, car c’est là qu’elle a considéré l’apport de ces ateliers comme réellement décisif. Nous intervenons également ponctuellement dans le groupe lors de formations dédiées à l’innovation”  , conclut Julien Masson.

Quatre piliers nécessaires à une bonne stratégie d’Open Innovation

  • Apprendre à innover en mode startup : les grands groupes doivent maîtriser les outils des startups : savoir ce qu’est une proposition de valeur, un business model, etc… qui diffèrent de leurs outils et process classiques (cahier des charges, temps de validation, budget colossaux, etc…).
  • S’ouvrir au Reverse mentoring : les grandes entreprises doivent s’intéresser à l’expérience des startupers, à l’humain, plutôt qu’aux seuls produits et services de leurs startups. Jusqu’ici, quand les Grands Groupes s’intéressaient à ces dernières, c’était pour leurs produits et services (via des acquisitions, partenariats, pilotes, etc…) ou pour les “accompagner”. Or, les startupers eux aussi ont beaucoup à apporter, de par leur expérience, aux Grands Groupes.
  • Passer à la vitesse startup : les délais ne sont plus les mêmes, les grands groupes doivent accélérer leurs process.
  • Fonctionner en petites équipes de quatre personnes pour retrouver l’agilité des petites structures et des brainstormings efficaces. 
  • Matthieu

    Très bien de voir que les grands groupes sont intéressés par les idées des start-up, il va généralement gagner en vélocité et rapidité avec des idées nouvelles – d’accord – mais qu’est ce que gagne la start-up ? Ou est le win-win dans cette approche ? J’ai peur qu’encore une fois on utilise le bon vouloir des jeunes pousses sans qu’il y ait de réelle retombées économiques …

  • Julien

    Approche intéressante! En ligne avec le futur de l’entreprise: http://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2016/01/9696-emploi-un-retour-a-lere-preindustrielle/