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#Fintech Avec 20 000 marchands, Payplug veut être l’alternative à Stripe ou Braintree

#Fintech : Avec 20 000 marchands, Payplug veut être l’alternative à Stripe ou Braintree
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Lancée en 2012 par Camille Tyan et Antoine Grimaud, la startup PayPlug vient d’annoncer le lancement en bêta de son API de prédiction de fraude. Cette technologie se présente comme une innovation majeure, utilisant les dernières avancées du Machine Learning pour détecter les tentatives de fraude en ligne. Retour sur les premières années de leur aventure entrepreneuriale.


Depuis bientôt quatre ans, Payplug s’est fait une place au soleil dans le paysage des Fintech françaises. Tout est parti d’une appétence particulière pour la finance et la technologie. Régler des problématiques financières via le prisme technologique était la motivation première de Payplug. “Nous avions aussi l’envie de créer quelque chose dont on pourra être fier dans quelques années“, se rappelle Antoine Grimaud.

Nous avons donc créé une solution de paiement en ligne qui s’impose aujourd’hui comme une véritable alternative européenne aux géants américains du paiement comme Stripe ou Braintree. Des dizaines de nouveaux e-commerçants s’inscrivent chaque jour et nous comptons déjà 20 000 marchands en Europe. A ce titre, nous avons été élu “Meilleure Solution de Paiement” au Salon E-Commerce 2014 de Paris, et nous avons été la seule Fintech française lauréate du programme européen de soutien à l’innovation Horizon 2020” , poursuit Antoine Grimaud.

Bureau Payplug

Après l’arrivée des premiers clients dès 2012, l’équipe de Payplug s’est étoffée avec ses premiers employés en CDI (20 salariés à ce jour). Pour continuer à financer les développements, la startup a alors bouclé deux tours de table : 450 000 euros en octobre 2012 et 900 000 euros en septembre 2014. Une étape supplémentaire a été validée lors de l’obtention d’une subvention record de 1,75 million d’euros début 2015 dans le cadre du programme européen Horizon 2020.

Depuis le démarrage de l’aventure, la technologie et l’innovation sont au coeur de l’ADN de Payplug. D’ailleurs, “il ne se passe pas 30 secondes sans que Payplug n’enregistre de paiements” aime constater Camille Tyan depuis plusieurs mois. Et pour aller encore plus loin dans cette démarche de sécurité, la jeune pousse a eu envie de maîtriser l’ensemble des tentatives de fraudes à travers l’API qu’elle vient de lancer. Cette brique (la prédiction de fraude au paiement) devient d’ailleurs une activité à part entière.

Pour poursuivre leur croissance, les fondateurs n’ont pas hésité à appliquer 2 conseils clés : ne pas avoir peur de partager ses idées. “Personne ne vous les piquera et vous gagnerez beaucoup de temps” rappelle Antoine alors son associé mise avant tout sur l’humain. “N’attendez pas pour bien vous entourer et trouver les bons advisors” conseille Camille, qui a été membre de l’Accélérateur. Une croissance mensuelle à deux chiffres depuis trois ans, des recrutements à prévoir et faire grandir le projet, telles sont les ambitions à venir pour cette jeune startup, qui veut répondre aux besoins des e-commerçants européens.

Nous voulons les aider à vendre plus. Pour cela nous améliorons leur conversion en offrant une expérience de paiement sans friction, y compris sur mobile. Nous voulons aussi les aider à vendre plus simplement et en toute sécurité, avec des outils de prédiction de fraude innovants” , relancent les fondateurs.

En annonçant le lancement de sa solution de prédiction de fraude, Payplug souhaite permettre aux e-commerçants, mais aussi aux prestataires de paiement et aux banques, d’intégrer le moteur de prédiction de fraude développé par ses soins. L’ambition? Bénéficier d’un outil précis, évolutif et entièrement automatisé pour mieux lutter contre la fraude en ligne.

Ce produit est le fruit d’un an de R&D sur les dernières avancées dans les domaines de l’apprentissage automatique et de l’analyse prédictive. C’est l’une des innovations dont nous sommes les plus fiers” , conclut Antoine Grimaud.

 

  • alumni-ESCC

    il reste à améliorer la traçabilité pour le client final. exemple vécu: un paiement par CB, annulé 3 mois plus tard. Pas d’alerte sur le mail référent, quand le détenteur du compte payplug constate ce “remboursement de fait”, il y a bien un échange par mail entre Payplug et le détenteur, qui finit par tourner en boucle (Payplug dixit “nous sommes une interface de paiement”) or la demande du détenteur était: “je comprends votre process, mais j’ai besoin que vous m’envoyez l’ordre électronique de la banque du payeur initial” afin de remonter le problème de remboursement de fait” à la source. Hélas PAYPLUG ne sait pas le faire (encore), par-contre ils facturent bien évidemment des frais…
    En résumé, le détenteur du compte PAYPLUG est le dernier maillon du chaine sans retour. Mais c’est quand même plus fluide que PayPal.. 😉