Le copycat Made in France

Le copycat consiste à copier-coller des startups US en plein boom pour en importer les concepts sur un nouveau marché géographique. En France, nombreuses sont les startups qui trouvent leur inspiration de l’autre côté de l’Atlantique. Tour d’horizon.

Quand on parle de copycat, comment ne pas citer les trois frères Samwer. Ces allemands ont créé le très controversé accélérateur Rocket Internet, capable de copier puis lancer une startup en moins de 3 mois. Le premier fait d’armes des Samwer remonte à 1999, année où ils copycat Ebay en Allemagne sous le nom d’Alando. Six mois plus tard, la start up est revendue à Ebay pour la modique somme de… 53 millions de dollars.

Depuis, ces 3 allemands ont notamment « copiés » les startups US Airbnb, Fab, Zappos ou Groupon pour donner respectivement naissance à Wimdu, Bamarang (fermé récemment) , Zalando ou encore CityDeal (revendu depuis à Groupon). Et ce n’est pas fini puisque désormais Rocket Internet arrive en France…

En France, le copycat reste encore méconnu (voire tabou pour certains). Néanmoins, le mouvement ne cesse de prendre de l’ampleur ces derniers mois. Pour mieux s’en rendre compte, voici 3 cas d’école de copycat Made in France:

  • Location de chambres/appartements de courte durée entre particuliers : Airbnb devient Morning Croissant. La startup française vient de lever 500 000 euros en 2012 (voir l’annonce ici) et cible en priorité la province. Judicieux quand on sait que Paris est la deuxième ville au monde la plus prisée sur Airbnb.
  • E-commerce éthique (concept du « Buy one, Give one »): Jimmy Fairly est le copycat à la sauce française du concept Buy One Give One de la startup US Warbyparker. Jimmy Fairly, start up propulsée lors du startup weekend de Toulouse en 2011, poursuit son développement avec l’ouverture d’une boutique physique au cours de l’été 2012 en plus de son site e-commerce. Une affaire qui tourne !
  • Réseau social: Pinterest fait des envieux…C’est ainsi que Patrick Cassard, entrepreneur français à succès, s’est employé avec plus ou de moins de réussite à son copycat. Son nom ? Neeed.com. Lancé en 2012, le site semble avoir des difficultés à décoller face à la concurrence.

Toujours en France, certaines personnalités de l’écosystème start up tentent de « désamorcer la bombe » à l’instar de Guilhem Bertholet, ancien manager de l’incubateur HEC et entrepreneur médiatique. Il a fait l’expérience (temporaire) de monter un programme de copycat qui regroupait quelques dizaines d’étudiants pendant 3 semaines. Son but ? S’inspirer de startups US du moment pour les « frenchiser ».

Enfin, les start ups weekends sont aujourd’hui devenus de bonnes tribunes pour s’exercer à l’art du copycat, non pas en 3 semaines mais bien en moins de 3 jours cette fois-ci…