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2 avril 2013
expliseat

[Innovation] Expliseat lance les sièges d’avion ultralégers

L’aviation a connu le 28 mars 2013 une révolution lors de la conférence de presse de la jeune startup Expliseat, incubée au sein d’Agoranov. Le Titanium Seat réduit de plus de 50% le poids des sièges des avions. Une innovation qui devrait faire parler d’elle au salon Aircraft Interiors Expo 2013.

300 000 à 500 000 $ économisés par an par avion

Créée en mars 2011 par 3 entrepreneurs français, Benjamin Saada, Jean-Charles Samuelian et Vincent Tejedor, Expliseat propose une technologie de pointe (8 brevets ont été déposés), réduisant d’au moins 50 % le poids des sièges (4kg par siège) pour une économie de consommation de kérosène de 3 à 5 %.

Les compagnies aériennes se voit proposer, grâce à Expliseat, des sièges plus légers (4 kilos, contre 8 en moyenne), facile à monter (30 pièces au lieu de 500 pour les sièges standards), et des performances exceptionnelles en termes de résistance et en coûts de maintenance, ce qui en fait le siège le plus durable du marché.

expliseat-logo

Faire aimer la classe éco

Pour le moment, le siège s’adapte aux appareils du type Airbus A320 et Boeing B737. Le gain de place serait conséquent de sorte que les genoux du passager se trouvant derrière, ne gêneraient plus la personne assise. Soutenue par un acteur de poids, Christian Streiff, ancien PDG d’Airbus et de PSA, la startup se fixe un carnet de commande de 30 000 sièges par an, produits par un partenaire se trouvant dans en région toulousaine.

« Avec les sièges Expliseat, les passagers vont enfin aimer voyager en classe éco. Notre aventure entrepreneuriale montre qu’il est possible de conjuguer en France dynamisme, hautes technologies et production industrielle de grande série » témoigne Benjamin SAADA, fondateur d’Epliseat.

Pour orchestrer ce lancement et construire sa technologie, Expliseat s’est appuyé sur une aide publique de 250 000 euros de la part d’OSEO et une subvention de la région Aquitaine à hauteur de 400 000 euros. Une levée de fonds de l’ordre de plusieurs millions d’euros a également été effectuée auprès d’investisseurs privés, dont les noms n’ont pas été dévoilés.