Décryptage#MaddyTalk
9 octobre 2014
startup keynote

Les 3 choses à retenir quand on veut se faire racheter

Dans le cadre de la cinquième édition du Maddy Talk le 1er octobre, la rédaction de Maddyness a retenu 3 points importants à propos du thème de la soirée « Comment se faire racheter? ». Sur scène, 3 speakers ont apporté leur témoignage. Pierre-Eric Leibovici, co-fondateur d’Orkos Capital et du fonds Robolution Capital a tenu à exprimer sa vision en tant qu’investisseur. Ce premier témoignage plus technique a été complété par 2 entrepreneurs, dont l’entreprise a été rachetée récemment : Jehan de Castet (fondateur du comparateur d’assurance LesFurets.com, revendu au groupe BGL) et Nicolas d’Audiffret (cofondateur du site A Little Market, revendu pour un montant non dévoilé au géant américain Etsy).


Ne pas se positionner en tant que vendeur

Il existe plusieurs motivations au rachat d’une entreprise : rachat des actifs, des équipes, de la technologie, de brevets etc. Ces éléments possèdent une valeur et c’est justement cette valeur qui peut être dépréciée si l’entreprise se déclare en vente, et cherche à se faire racheter. Selon Pierre-Eric Leibovici, « l’élément déterminant est le timing. Vendre n’est pas une stratégie en soi, mais une perspective« . En partant de ce constat, l’entrepreneur se doit de prendre en compte et maîtriser son environnement, son marché et ses concurrents internationaux. Parler avec ses concurrents semble être la règle d’or. « Le meilleur moyen de bien vendre, c’est de ne pas en avoir envie » ajoute Nicolas d’Audiffret.

Pierre-Eric Leibovici

Garder un esprit de chef d’entreprise

« Après la vente, il faut faire en sorte que ça se passe au mieux: votre entreprise reste votre carte de visite » témoigne Jehan de Castet. « Il est beaucoup plus facile de recréer une boite après en avoir vendue une avec succès: cela apporte plus de crédibilité » envers de potentiels investisseurs. Après son rachat par BGL, Jehan est resté plusieurs années à la tête de son business, avant d’en lâcher les commandes. Si l’actif principal d’une acquisition est l’équipe, les fondateurs déterminent dès la signature, une clause de sortie, après avoir réalisé une période de passation.

Jehan de Castet

Se faire accompagner et connaître les codes

« Il y à des codes pour revendre son entreprise » précise d’entrée Pierre-Eric Leibovici. Même si l’entrepreneur se révèle être le meilleur avocat pour défendre son entreprise, il est nécessaire de maîtriser certains us et coutumes. En effet, dès que les 2 parties se rapprochent en vue de discussions financières, il devient alors nécessaire de faire entrer autour de la table des professionnels juridiques et des banquiers, qui entretiennent alors la transaction en cours. Dans le cas de A Little Market, Nicolas d’Audiffret assure que l’accompagnement d’un banquier d’affaires s’est révélé obligatoire, notamment pour faire en sorte que les 2 entreprises parlent bien le même langage. Son témoignage apportait une dimension internationale, puisque qu’Etsy est un géant américain.

Nicolas d'Audiffret