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Les startups vont-elles faire sauter la banque ?

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Par Vincent Puren - 27 juillet 2015 / 00H00 - mis à jour le 22 mars 2018

Après le divertissement et le tourisme, peut-on s’attendre à une disruption du milieu bancaire ? Si tel est le cas, quel avenir pour la banque telle qu’elle existe aujourd’hui ? Pour en parler, rencontre avec Eric Charpentier, fondateur de la startup Payname.


La transformation qui s’opère actuellement dans nombre de nos industries fait plus ou moins de bruit. Quand le choc culturel entre les taxis et les VTC fait la « une » des journaux, les avancées technologiques du secteur de la santé elles, semblent intéresser moins de personnes.

Aujourd’hui, s’il y a bien un secteur attendu au tournant, c’est sans conteste la banque. Les usages poussent en effet ces vieilles institutions à évoluer. Malgré tout, ce marché met du temps à se transformer, car les cycles de vente sont longs, le produit est compliqué, et le taux d’attrition est tellement faible qu’une épée de Damoclès ne plane pas encore sur leurs têtes.

Quel avenir pour la banque telle qu’elle existe aujourd’hui ? Comment épargnerons-nous, échangerons-nous de l’argent dans les années à venir ? Eric Charpentier fondateur de la startup Payname, analyse les tendances du secteur en marge de la conférence « Tous Banquiers ? » animée par Maddyness le 24 juin dernier durant la manifestation « La Mêlée Numérique ».

La Banque va se faire « Uberiser »

Tout est réuni pour disrupter les banques. Les opérations sont déjà pour la plupart dématérialisées, les chèques disparaissent, les agences n’ont plus d’utilité que pour les grosses opérations comme les prêts… La banque est l’un des secteurs les plus conservateurs et les moins enclins à se réformer. Cependant, l’environnement règlementaire a évolué et permet désormais de créer de nouveaux acteurs qui opèrent sur le périmètre des banques. Le secteur n’est désormais plus intouchable.

La crise financière et l’implication massive des acteurs bancaires ont également engendré une défiance forte des consommateurs à leur égard. Au moment où 65% des Français ne font pas confiance aux institutions bancaires, la finance alternative sort du bois.

Le banquier à l’ancienne qui connaissait ses clients et leurs projets a disparu depuis bien longtemps. Aujourd’hui, les clients doivent composer avec un turn-over fort parmi les conseillers qui empêche la construction d’une relation sur le long-terme, des conseillers qui sont aussi bien souvent de plus en plus intéressés sur des ventes annexes.

fintech payname 2

C’est pour cela que l’innovation doit être portée par les consommateurs, pour que les usages soient pertinents et généralisés.

[quote] « Ce n’est pas en inventant des gadgets pour payer, comme le QR Code par exemple, que l’on va donner confiance aux consommateurs », explique Eric Charpentier. [/quote]

Là où les startups peuvent tirer leur épingle du jeu, c’est qu’elles se focalisent sur l’expérience client et non sur l’acte d’achat. Ce cas de figure caractérise aussi bien Payname que les acteurs du cobanking. Ils considèrent que les ruptures technologiques doivent être en cohérence avec les attentes d’un consommateur, pour que ce dernier retrouve autonomie et maîtrise de ses finances personnelles.

[quote] « Les startups de la FinTech bouleversent les modèles existant de l’investissement, du crédit, du paiement entre particuliers, de l’assurance, etc. », assure Eric Charpentier [/quote]

Il ne s’agit pas de réinventer la roue, nous revenons simplement au concept originel de la banque. La banque à l’ère collaborative.

Une disruption venue de Silicon Valley, de l’Asie ou peut-être de l’Afrique ?

L’un des piliers de la transformation de nos banques n’est autre que la donnée émise par le client. Une mine d’or encore négligée par ces acteurs historiques, mais au cœur de l’intérêt des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) qui connaissent bien mieux les modes et habitudes de paiement des clients des banques, que les banques elles-mêmes.

Ce n’est pas l’argent qui intéresse les GAFA, mais bien les données des paiements. C’est d’ailleurs le modèle clairement annoncé par Android Pay de Google. C’est aussi le modèle esquissé par Facebook à travers Messenger.

[quote]« Le problème des GAFA va être de réussir à créer de la confiance car c’est bien la confiance qui sera la clé dans la mise en place de solutions de paiement dématérialisées », justifie Eric Charpentier. [/quote]

De l’autre côté du monde, les géants chinois ont intégré de véritables banques pour développer de nouveaux usages de paiement au sein de plateformes sociales. Les banques traditionnelles, comme Bank of China, sont inquiétées par ces plateformes sociales à l’image de Wechat qui aujourd’hui propose une carte bancaire à ses centaines de millions d’utilisateurs. De son côté le e-commerçant Alibaba dispose de son propre système de paiement.

En Afrique, le contexte est encore différent avec une population majoritairement débancarisée. Toutefois, le système de paiement mobile M-Pesa, née au Kenya, a véritablement révolutionné le monde des affaires et le secteur bancaire en Afrique subsaharienne et n’a pas d’équivalent en Europe. C’est peut-être d’Afrique que viendra la “killer idea” ?

En France et en Europe en général, le secteur bancaire est très largement réglementé limitant le nombre d’acteurs avec des contraintes fortes en termes de solidité financière et de contrôle interne. L’innovation repose dans la capacité à développer des offres innovantes en respectant la réglementation. Souvent les banques mettent en avant la réglementation avant le produit, on le voit à l’ouverture d’un compte par exemple, alors que l’on peut prendre le processus à l’envers.

En bref, l’enjeu pour les acteurs traditionnels va être de revenir au client et à la base du métier de banquier : conseiller, accompagner. L’approche commerciale de la banque est caduque, elle ne répond plus aux attentes d’un consom’acteur connecté et éduqué.

La FinTech a une belle carte à jouer puisque sa force est avant tout de s’insérer dans les usages des utilisateurs, de comprendre leurs attentes et d’y apporter une solution transparente et pertinente là où les banques se contentent de pousser des produits financiers opaques. Encore faut-il que ces acteurs conservent leur indépendance face aux banques qui ont la possibilité de les aspirer et de tuer l’innovation dans l’œuf.

[quote] « Pour Payname, il n’y a pas de banque dans la capitalisation pour éviter d’être l’alibi innovation des banques », conclue Eric Charpentier[/quote]

[quote]Le 24 juin denier se tenait à la Melée Numérique la conférence « Tous Banquiers ! Peut-on se passer de la banque ? ». Animé par Maddyness, ce temps fort a réuni 5 experts de la scène bancaire que sont Eric Charpentier dePayname, Benoît Legrand CEO d’ING Bank, Philippe Chanez responsable de l’innovation de Banque Populaire Occitane, Thierry Merquiol Président de WISEED et Nicolas Marchandise Président d’Advize. Un événement a revivre en vidéo, ci-dessous :

[/quote]

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Vincent Puren

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