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Hurikat, ou l’histoire d’un lancement chahuté par Meerkat et Google

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Par Anais Richardin - 24 août 2015 / 00H00 - mis à jour le 09 mars 2018

Hurikat (ex Jaimeattendre) est l’exemple parfait de la bonne idée dont le lancement s’est vu chahuté par de nombreux facteurs extérieurs. Avant sa sortie cet été, l’application a dû revoir sa copie à plusieurs reprises pour gérer des impondérables qui auraient pu tout compromettre.


Hurikat se définit comme le « Waze de la file d’attente », c’est une application communautaire qui permet grâce aux retours des utilisateurs de savoir précisément combien de temps il faudra faire la queue dans n’importe quel lieu, que ce soit au musée, à la préfecture ou à un guichet SNCF. Pour ce faire, les utilisateurs communiquent via la plateforme leur temps d’attente pour que d’autres utilisateurs puissent au mieux évaluer l’horaire auquel venir. Mais l’application Hurikat ne s’arrête pas là puisqu’elle dispense aussi une salve d’autres informations utiles comme les horaires d’ouverture et de fermeture, les numéros de téléphone, les entrées bis etc.

Hurikat est l’évolution de « jaimeattendre », une application qui n’est non pas le Waze des files d’attente mais le « Bison futé » de ces dernières. Orientée BtoB après une levée de fonds de 200 000 euros en 2011, l’application a eu du mal à convaincre. «Nous n’avons pas réussi à vendre notre produit, regrette Emmanuel Alquier, fondateur et CEO de la startup, nous avons donc pris la décision de migrer vers du crowdsourcing. » Présente dans cinq autres pays, le Brésil, l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, la Turquie, jaimeattendre laisse donc petit-à-petit la place à Hurikat, qui a vécu des débuts mouvementés.

Un lancement pimenté par Meerkat et « Popular times » de Google search

hurikat

Début 2015, alors qu’Hurikat a statué sur son logo depuis quelques mois, un suricate sur fond jaune, le phénomène Meerkat débarque en avril 2015 et compromet tous les plans de branding de l’application communautaire. « Même si le concept n’a rien à voir, Meerkat a annoncé une grosse levée et ils ont beaucoup de visibilité, malgré le travail de notre agence d’identité visuelle, il a donc fallu tout repenser », poursuit Emmanuel Alquier. Impossible pour autant de faire l’impasse sur le suricate, cet animal communautaire qui définit parfaitement le positionnement de l’application. Adieu le fond jaune, bonjour le bleu donc. L’application pouvait avancer.

Mais c’était sans compter sur Google, qui au début du mois de juillet a lancé sa fonctionnalité « Popular Times », une manière d’enrichir la fiche d’informations des commerces de proximité avec un indicateur de fréquentation : le planning des heures creuses et des heures pleines. « Ils résolvent le même problème que nous, avec un tableau d’affluence, mais pour nous ils ne sont qu’au niveau 1, c’est une réponse basique car ils donnent une semaine type, or les fluctuations sont nombreuses : la haute-saison, les soldes, les travaux dans la rue etc. », revendique le fondateur. Pour autant, même si Hurikat va plus loin, les plans d’Emmanuelle Alquier sont une nouvelle fois contrariés. Cette fois-ci l’application est prête à sortir, son lancement se verra donc juste précipité. Disponible en France, l’application sera lancée à plus grande échelle à l’automne avant de fusionner avec jaimeattendre.

[quote] »Nous prévoyons un lancement mondial. Ce que je veux observer ce sont les pays qui vont décoller plus que les autres. Nous misons beaucoup sur les pays émergents, comme le Brésil ou la Turquie, qui sont très prometteurs. Pour ces pays, les statistiques sont complètement différentes, ils partagent plus, ils likent plus, ils contribuent plus ». Des partenariats avec d’autres applications sont également à l’étude pour Hurikat qui veut devenir « le standard de diffusion de cette donnée qu’est l’affluence », conclut Emmanuel Alquier[/quote]

 

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Anais Richardin

24 août 2015 / 00H00
mis à jour le 09 mars 2018
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