Portfolio#FrenchTech
2 octobre 2015
keynote

La disruption n’est pas un concept publicitaire mais un héritage de Schumpeter

Le 30 septembre 2015 se tenait la dixième édition du Maddy Talk, le cycle de conférences de Maddyness. A cette occasion, le public présent a pu avoir l’opportunité d’en savoir plus à propos d’un sujet clé : la transformation de l’économie traditionnelle face à l’arrivée de nouveaux acteurs parfois plus agiles : les PME innovantes et les startups.

[quote]Après 10 éditions de Maddy Talks, Maddyness lance son sommet de l’Innovation le 20 janvier 2016 : la Maddy Keynote.[/quote]


La disruption, un chaos constructif ?

[quote]« La Disruption se définit comme une forme de chaos constructif qui n’est pas forcément provoqué par des agents exclusivement externes ou internes. Chez Accor, à l’instar d’autres grands groupes, nous n’avions pas de fonction R&D. Notre président m’a donné une page blanche, pour que je créé un point d’entrée pour les startups qui cherchaient à travailler avec notre groupe » a annoncé d’entrée Yves Lacheret, Accor.[/quote]

djump lacheret

Cette définition est aussi partagée par Tanguy Goretti, qui a alors repris l’expression consacrée de l’économiste Joseph Schumpeter : la disruption est une destruction créatrice. Fondateur de Djump.in (service inspiré de Lyft et Uber), dernièrement racheté par Chauffeur-Privé, il a connu à la fois le succès médiatique mais aussi les nombreuses intimidations des professions réglementées comme les taxis. Si au début le facteur disruptif de son application mobile était un argument de communication facilitant les retombées presse, cela a aussi provoqué la cessation de son activité suite à la publication d’un arrêté préfectoral.

Pour les startups disruptives, les frais de justice remplacent le budget communication. En 2015, Cédric O’Neill, fondateur de 1001Pharmacies, va donc dépenser plus de 150 000 euros de frais juridiques notamment pour avoir été attaqué par l’ordre des pharmaciens au sujet d’un service de livraison de médicaments à domicile.

L’approche « customer-centric »

La simplification du système en faveur du client, telle est la mission de ces startups dont Compte-Nickel fait partie. Son fondateur, Hugues Le Bret, a souhaité transposer le métier des banques vers le secteur des technologies, en s’adossant sur le réseau des buralistes. « Alors que la Société Générale vient de fermer 400 agences, nous avons permis l’ouverture de 100 bureaux de tabac ; un réseau qui recrute des gens dans la vie réelle et qui n’occasionne pas de dépenses en webmarketing. »

le bret oneill

Sous-estimé dès le début par les instances bancaires, le dirigeant de Compte-Nickel a su convaincre 136 actionnaires. Quelques dizaines de millions d’euros plus tard, Compte Nickel est devenu un  véritable sujet de société qui a rapidement su séduire les médias : « à la différence d’une ouverture de compte en ligne, l’ouverture d’un compte bancaire chez un buraliste, c’est un vrai sujet pour les médias », ajoute Hugues Le Bret.

[quote]« Mon ambition ? Mettre le feu dans toute l’Europe, en arrivant avec des solutions simples et efficaces pour les millions de personnes en interdiction bancaire », conclut ce dernier.[/quote]

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A propos de la Maddy Keynote :

Après 10 Maddy Talks, Maddyness lance la première édition de son sommet de l’innovation : la Maddy Keynote. Vous souhaitez découvrir de quoi sera fait l’innovation en 2016 ? Rencontrer ceux qui façonnent notre avenir ? Rendez-vous le 20 janvier prochain au Tapis Rouge pour découvrir celles et ceux qui transforment notre monde.

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Maddy Keynote 2016