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Comment se portent les pépites françaises du numérique ?

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Par Maddyness - 07 décembre 2015 / 00H00 - mis à jour le 22 mars 2018

Dans son panorama des startups 2015, le cabinet EY évalue de nouveau le niveau de croissance des jeunes pousses tricolores. Il révèle des résultats et des indicateurs globalement positifs.


Hypercroissance, ouverture à l’international et innovation. Voici les principales caractéristiques des startups qui brillent aujourd’hui, selon le dernier panorama du cabinet EY. Celui-ci, réalisé sur la base des 182 dossiers candidats au Prix de la startup de l’année 2015, a été dévoilé le 1er décembre. Il fait état d’une hausse moyenne de 56% du chiffre d’affaires des jeunes pousses françaises en 2014.

Il est vrai que l’écosystème français a montré de quoi il était capable cette année. Plusieurs startups ont ainsi levé des fonds supérieurs à 25 millions d’euros ces derniers mois. C’est le cas du site internet de vente de vêtements de luxe d’occasion Vestiaire Collective (33 millions d’euros levés), de la plateforme de prêts entre particuliers Prêt d’Union (31 millions d’euros), ou encore de Netatmo (30 millions d’euros), Ouicar (28 millions d’euros) et PeopleDoc (25 millions d’euros).

Frédéric Mazzella, le fondateur de BlaBlaCar, annonçait de son côté une levée de fonds record de 200 millions de dollars (177 millions d’euros) en septembre dernier. Un record pour une société française, tandis que la jeune pousse toulousaine Sigfox procédait en février dernier à une levée de près de 88 millions d’euros.

L’international, toujours…

Le « made in France » s’exporte ainsi de plus en plus. Comme dans sa dernière étude, EY souligne la place importante de l’international dans la stratégie des startups françaises. 48% d’entre elles réalisent ainsi un chiffre d’affaires à l’étranger. En 2014, celui-ci atteignait même les 157 millions d’euros, contre 48 millions d’euros en 2013.

Les jeunes pousses françaises doivent en effet rapidement s’imposer sur les marchés internationaux. La « French Tech » créée par le gouvernement met ainsi en place de nombreuses initiatives pour aider les startups à s’imposer à l’étranger, comme par exemple la mise en place de « French Tech Hubs » labellisés dans les grandes métropoles innovantes du monde.

Un soutien sans failles

Si elles peinaient auparavant à obtenir l’apport nécessaire pour atteindre une taille critique, les startups françaises parviennent aujourd’hui à réaliser des levées de fonds importantes.

Les 182 startups étudiées ont ainsi levé 447 millions d’euros depuis leur création, avec un montant moyen de 3,4 millions d’euros par entreprise. Des fonds qui ont permis à 45% d’entre elles d’atteindre leur seuil de rentabilité en 2014.

Et c’est les petites structures qui profitent avant tout de cet engouement. En 2014, les trois quarts des investissements ont ainsi été réalisés dans les startups dont le chiffre d’affaires était inférieur à 5 millions d’euros. Un apport qui leur permet de profiter d’une progression de plus de 70% de leur chiffre d’affaires la première année.

Mais si les investissements de capital-risque ont progressé de 70% au cours des six premiers mois de 2015, la France accuse un retard conséquent par rapport à certains autres pays européens, notamment en ce qui concerne le montant du ticket moyen. Les tours de financement supérieurs à 100 millions d’euros ont été cinq fois plus nombreux à Londres et Berlin qu’à Paris cette année.

Peu de place pour les femmes

La French Tech serait-elle toujours aussi sexiste ? EY constate dans son rapport que 91% des fondateurs et dirigeants de startups sont des hommes. Un vrai problème de diversité, déjà pointé du doigt dans la dernière étude du cabinet, en septembre dernier.

Paris est pourtant la meilleure élève européenne de l’entrepreneuriat féminin, selon une récente étude de la société Compass. Un résultat peu convainquant pour Véronique di Benedetto. La Directrice Générale d’Econocom France qui estimait fin septembre, lors de la remise des trophées Excellensia, que « A l’heure où le numérique est au coeur de la transformation de notre société et irrigue tous les secteurs, il est inconcevable d’en rester là ».

Si les mentalités évoluent encore trop doucement, de nombreuses structures se mettent en place au profit de l’entrepreneuriat au féminin, comme les réseaux Girls in Tech, Femmes du numérique, ou encore l’incubateur Paris Pionnières. Ce dernier a accompagné près de 200 startups avec un taux de pérennité de 85%, depuis sa création en 2005.

Un futur prometteur

60% des startups interrogées prévoient de boucler cette année 2015 avec une croissance supérieure à 50% de leur chiffre d’affaires. Pour atteindre leurs objectifs, 68% d’entre elles sont à la recherche de financement, et 77% comptent faire appel aux capital-risqueurs français ou étrangers pour financer la croissance de leur entreprise.

Certains investisseurs ont déjà annoncé vouloir apporter leur soutien à la French Tech en 2016. C’est le cas du patron de Microsoft, Satya Nadella, qui dévoilait, début novembre, un programme de soutien de 83 millions d’euros pour l’écosystème numérique français. Parmi ces 83 millions d’euros, 70 seront dédiés aux startups.

Article écrit par Iris Maignan 

Crédit photo : Shutterstock
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07 décembre 2015 / 00H00
mis à jour le 22 mars 2018
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