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HackEdu, le hackathon qui dépoussière le secteur de l’éducation

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Par Iris Maignan - 13 avril 2016 / 00H00 - mis à jour le 09 mars 2018

La startup 360Learning accueillait le week-end dernier la seconde édition du HackEdu, le hackathon dédié au secteur de l’éducation. Un projet qui a permis à de nouveaux projets d’émerger, dans un secteur français qui peine encore à rattraper ses homologues européens. 

Le sujet de l’éducation numérique aura fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois. Le secteur est en pleine mutation, et voit fleurir une multitude de nouveaux projets dédiés à son évolution vers une école plus connectée. C’est ainsi que le week-end dernier, la startup 360Learning, spécialisée dans la digitalisation des supports de cours, a accueilli dans ses locaux la deuxième édition de HackEdu, le hackathon dédié à l’enseignement.

«  En France on aime penser, débattre, argumenter… Moi je crois qu’il faut faire pour avancer. Que faire bouger l’éducation passe par l’expérimentation. Ajoutez à cela la conviction qu’il faut décloisonner les mondes de l’éducation et de l’innovation et vous obtenez HackEdu, un week-end où profs et innovateurs prototypent ensemble des propositions concrètes pour l’école de demain. « 

Stéphanie Pfeiffer, présidente @ Lab de l’éducation

Le projet, porté par d’anciens étudiants d’HEC qui veulent transformer en profondeur la manière dont on apprend à l’école grâce aux outils numériques, a ainsi réuni pendant près de 54 heures, 34 personnalités qui ne se seraient peut être jamais croisées dans d’autres circonstances : des startups, des étudiants, des professeurs (sept), ou encore des développeurs.

Après avoir profité de retours d’expériences et d’un workshop avec Michelle Blanchet, fondatrice du Educators Lab, les participants ont composé des équipes pour commencer à travailler autour des quatre problématiques proposées cette année :

  • Hacker les mentalités, c’est à dire mettre en place de nouvelles solutions pour répondre aux nouveaux codes sociétaux qui entourent le secteur de l’éducation, comme par exemple trouver des moyens concrets de récompenser l’effort plutôt que le résultat.
  • Hacker le réseau éducatif, en développant une intelligence collective entre professeurs et en améliorant la transmission d’informations entre professeurs et élèves.
  • Hacker les formats et les outils éducatifs, ce qui implique de capitaliser sur les nouveaux usages des jeunes plutôt que de les contrer, comme par exemple le smartphone.
  • Hacker la formation professionnelle, c’est à dire réinventer les cycles d’éducation et de formation.

Au final, sept équipes ont planché sur leurs solutions idéales, avant de pitcher le dimanche leurs projets devant le jury : de l’application pour évaluer ses élèves en temps réel au stack overflow des professeurs. Ceux-ci ont été jugés sur quatre critères allant de la forme de leur pitch, leur analyse du problème, en passant par un prototype fonctionnel et la valeur de leur solution. 

«   Je trouve ça vraiment intéressant d’être confronté à de nouvelles idées, de nouvelles problématiques, mais surtout de fédérer tous ces enthousiastes de la EdTech autour d’une même envie : faire bouger le secteur. « 

Clément Lhommeau, directeur marketing de 360Learning et Jury du HackEdu

Après avoir participé avec une classe de seconde à « Option startup », Jean-Baptiste Lannebere, professeur, s’est lancé dans l’aventure du HackEdu. Accompagné de trois autre participants, il a ainsi présenté « Ma classe » au jury, une plateforme qui regroupe des outils physiques déjà existants, conçus par les enseignants, afin d’évaluer par compétences l’apprentissage des élèves. Son but : optimiser l’évaluation afin de donner plus de temps aux enseignants et leur permettre de faire un suivi individualisé de chacun de leurs élèves, mais également de les suivre années après années afin d’éviter une phase d’adaptation enseignant/élève les deux premiers mois de l’année scolaire.

 «   En tant que prof, lorsque je me retrouve devant mes bulletins de fin de trimestre, je dois mettre une appréciation à chacun des mes 300 élèves. Je ne les vois qu’une fois par semaine, je mets du temps à les connaitre. Je me rends compte que mon jugement est très altéré par de multiples biais et qu’il est difficile d’être réellement juste. Malgré la multiplication d’outils informels, je n’arrive pas à avoir une vision correcte sur le niveau d’apprentissage de tous. Ca me désespère, je suis moins efficace et je perds beaucoup de temps que je pourrais utiliser pour améliorer ma pratique. « 

Jean-Baptiste Lannebere, professeur

Très apprécié par le jury, »Ma classe » a remporté le premier prix de la thématique « Hacker les outils et les formats ». Le projet sera désormais accompagné dans son développement par l’équipe Tralalere, producteur de ressources numériques éducatives.

« Je suis impressionné par la capacité de mobilisation qu’ont eu les organisatrices de ce hackathon. C’est très inspirant et ça donne beaucoup d’idées pour la suite. De la même manière, j’étais très heureux de voir autant de personnes prêtes à sacrifier leur week-end pour faire avancer la cause éducative. Le week-end était par ailleurs très bien organisé et nous étions accompagnés de bout en bout. Selon moi, la seule véritable piste d’amélioration consiste à trouver les moyens de mobiliser plus de professeurs mais également d’autres professionnels de l’éducation pour inclure leurs problématiques réelles dans nos échanges et profiter de leur connaissance du système éducatif.« , explique Louis Derrac, responsable développement éducation de Tralalere

L’an dernier, la première édition du HackEdu a permis à deux projets de se développer à long terme : Ayniune plateforme d’apprentissage pair à pair qui permet de progresser en langue étrangère en pratiquant une langue à l’écrit et à l’oral avec un correspondant étranger, et Chalkboard Education, une application d’éducation mobile en Afrique dont le premier pilote au Ghana est testé en ce moment. Ses organisateurs prévoient déjà une prochaine édition, en novembre 2016.

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Iris Maignan

13 avril 2016 / 00H00
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