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Mangrove, la communauté de freelances qui dessine l’entreprise de demain

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Mangrove, la communauté de freelances qui dessine l’entreprise de demain

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Par Vincent Nallatamby - 08 juillet 2016 / 00H00 - mis à jour le 09 mars 2018

« It’s possible » – voilà le mantra de Mangrove, une entreprise d’un nouveau genre qui rassemble des jeunes passionnés par la tech aux parcours brillants, dont l’ambition est de “réinventer le monde du travail”. Ils revendiquent qu’il est désormais possible de travailler de manière différente et développent une organisation où la priorité est donnée à l’épanouissement professionnel. Rencontre avec les fondateurs du mouvement au Portugal, au cours d’une “retraite” où Mangrove a invité pendant trois semaines une trentaine d’entrepreneurs et freelances passionnés qui partagent leur état d’esprit.

À relire : #RH : Remise en cause du salariat, naissance des slashers, bienvenue au siècle des travailleurs indépendants

D’où vient le nom Mangrove ?

On a créé Mangrove parce qu’on s’est rendu compte qu’aucune structure existante ne correspondait à nos aspirations professionnelles. On rêve d’une entreprise qui soit un vrai lieu d’épanouissement, d’apprentissage et de collaboration, qui rassemble des passionnés aux compétences diverses avec qui on peut collaborer non plus sur un projet unique, mais sur de multiples projets, collectifs ou persos, avec beaucoup de liberté, de confiance et de bienveillance.

Pourquoi vouloir cette structure ?

Le monde d’aujourd’hui n’a rien à voir avec ce qu’il était il y a 30 ans, et il continue d’évoluer. Travailler à distance est devenu extrêmement facile, les organisations pyramidales sont de moins en moins acceptées, les frontières entre amis et collègues disparaissent et les gens recherchent plus de liberté et diversité dans leurs projets.  Nous voulons un modèle d’entreprise repensé from scratch.

Mangrove2

C’est un peu la réponse apportée par les startups, non ?

L’entrepreneuriat est une option extrêmement excitante et attirante. Mais nous n’avons pour l’instant ni l’envie de nous concentrer à 100% sur un projet unique lors des 5 ou 10 prochaines années, ni l’envie de nous retrouver seuls comme travailleurs indépendants.  Nous voulons appartenir à une communauté dont nous partageons les valeurs et qui nous tire vers le haut. Contribuer à un projet qui nous dépasse. C’est ce que l’on fait chez Mangrove : on rassemble des personnes passionnées qui sont en “phase d’exploration” et on construit ensemble cette nouvelle organisation.

Concrètement, Mangrove c’est quoi alors ? Comment gagnez-vous votre vie ?

Concrètement, on gagne notre vie en travaillant 2-3 jours par semaine en freelance pour des startups en priorité, mais aussi pour des grandes entreprises et des ONGs. Chaque membre de l’organisation a une spécialité et gère ses missions de manière individuelle (dev, design, growth, data science, social media, product). Le reste du temps est passé sur des projets persos ou collectifs au sein de Mangrove.

Attention, nous ne sommes pas seulement un collectif de freelances. Nous travaillons en interne sur ce modèle d’entreprise plus adapté.

Pouvez -vous nous en dire un peu plus sur ces travaux internes ? Quels en sont les objectifs ?

Mieux s’organiser, créer de la cohésion et générer du partage de connaissances. A titre d’exemple, nous avons créé deux « chatbots » pour notre Slack qui incarnent bien notre état d’esprit. Le premier nous demande tous les jours comment on se sent, et nous donnons une note sur 10 à notre humeur.

On peut ensuite partager si on le souhaite les raisons au reste de la communauté, pour qu’on puisse se féliciter ou se serrer les coudes quand il faut.  Un autre projet est celui des “Pairing dancers”. L’objectif est d’être « matché » toutes les semaines avec un membre de la communauté de manière aléatoire. Nous devons ensuite nous appeler au téléphone tous les jours 10 à 15 minutes pour partager nos avancées et nos difficultés, et à nouveau s’entraider.

On passe aussi du temps sur projets persos proches de nos passions en collaboration avec des personnes extérieures à Mangrove comme Playlisterie développé par Yannis et Data for Good x Bayes Impact, par Adrien. Ce qui est cool, c’est qu’on se donne plein de coups de mains sur ces projets également.

Combien êtes-vous aujourd’hui ?

Nous sommes 5 à l’origine du projet mais notre ambition est d’atteindre plusieurs centaines voire milliers de membres dans les prochaines années. Et nous ne travaillons pas uniquement dans notre coin. Nous sommes très proches d’experts comme Isaac Getz, auteur de Freedom, Inc., expert mondial de “l’entreprise libérée”, de Buffer, une startup avec une culture de la transparence impressionnante, et du réseau OuiShare sur l’économie collaborative.

Mangrove3

Vous avez organisé récemment une « retraite » au Portugal, pourquoi ?

Chez Mangrove, on est nomade : on peut collaborer à distance sur nos projets et avec nos clients sans problème. Cette retraite, c’est une occasion pour les membres de Mangrove de se rassembler pour travailler dans un cadre exceptionnel, où l’on rassemble un micro-écosystème hyper stimulant. On a invité à nous rejoindre dans cette maison les « Mangrove friends », une petite communauté constituée d’entrepreneurs, de freelances et d’employés de startups. Tous sont excellents dans leur domaine et partagent notre état d’esprit et adhèrent à nos valeurs qui sont exprimés dans notre manifeste.
Même si on a le wifi, on est loin de tout, à l’écart de l’agitation urbaine. C’est hyper ressourçant et dynamisant à la fois : on fait beaucoup de sport (surf, foot, course…), on prend le temps d’échanger et aussi du temps pour soi pour prendre un peu de recul sur ses projets.

Et vous arrivez vraiment à travailler dans ces conditions ?

Et ouais ! Ce n’est pas parce qu’il y a la plage en bas de la maison que ce sont des vacances. On bosse vraiment, entre 5h et 10h par jour en fonction des besoins. Certains sont plus relax qu’au bureau mais d’autres en profitent au contraire pour mettre des gros coups de boost sur leurs projets. D’autant plus qu’ils sont entourés de plein de personnes qui peuvent leur donner des conseils pertinents.

Un exemple : Enzo a écrit ce superbe article Medium pendant la retraite et a bénéficié des conseils de beaucoup de personnes présentes.

Le plus impressionnant c’est l’atmosphère de collaboration qui s’est mise en place ici, il y a eu énormément de transmissions de connaissances; ce sont des moments hyper enrichissants sur des réflexions professionnelles mais aussi personnelles. Ça crée des prises de conscience : l’un des participants a décidé de quitter son entreprise après avoir vu comment on fonctionnait !

Avez-vous un gros projet en cours ?

Pour favoriser au maximum le partage de connaissances, on organise cet été à Berlin le premier bootcamp peer-to-peer destiné aux freelances dans la tech : Nomad Education.

Nous voulons réunir une vingtaine de participants du monde entier et chacun d’entre eux organisera des ateliers ou activités sur son domaine d’expertise et expériences personnelles. Les sujets qui sont crowdsourcés iront de la stratégie de croissance mobile à l’intelligence artificielle en passant par la méditation et le “digital nomadisme” !

Comment peut-on vous rejoindre ?

Nous avons publié notre Playbook, une sorte de charte interne qui décrit notre vision et notre fonctionnement concret. Les premières recrues arriveront bientôt : ce sont des personnes que nous avons rencontrées ces derniers mois et qui dépassent nos attentes en termes de skills et d’état d’esprit.

Il n’y a pas d’entretien de recrutement, il faut venir aux apéros qu’on organise tous les mois (on les partage sur notre page Facebook et dans notre newsletter) ou nous envoyer un message pour qu’on se rencontre. On veut s’assurer que chaque membre ait le bon état d’esprit car ils auront potentiellement un pouvoir décisionnel plus important que le nôtre à terme !

On va aussi partir à la rencontre d’écosystèmes à l’étranger : après Lisbonne et Berlin, certains d’entre nous vont partir plusieurs mois à San Francisco en fin d’année pour peut-être y rencontrer de futurs membres.

Par

Vincent Nallatamby

08 juillet 2016 / 00H00
mis à jour le 09 mars 2018

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