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1 an et demi après son lancement, la French Tech muscle son jeu

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Par Farid Khedri - 01 août 2016 / 00H00 - mis à jour le 22 mars 2018

Le 25 juillet, Emmanuel Macron et Axelle Lemaire étaient à Laval. Le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, et la secrétaire d’État chargée du numérique y annonçaient la création de réseaux thématiques ainsi que la reconduction des 13 labels Métropoles French Tech.

L’objectif de l’initiative French Tech est de faire de la France l’une des principales nations du numérique. Il s’agit de favoriser et d’accompagner de nouvelles entreprises innovantes vers le succès et l’internationalisation.  « La French Tech, c’est la conquête ! », résume la secrétaire d’État au numérique. Depuis un an et demi, la mission French Tech s’évertue à soutenir l’initiative entrepreneuriale grâce à des programmes d’accompagnement et/ou des bourses, mais également à fédérer l’écosystème startup français. En novembre 2014, neufs villes françaises ont reçu le label French Tech. Quelques mois plus tard, Axelle Lemaire annonçait que 15 millions d’euros seraient alloués au développement de l’attractivité de la French Tech à l’international. Séduite par l’initiative, Bpifrance décidait alors de soutenir la mission French Tech en la subventionnant à hauteur de 200 millions d’euros.

C’est un bilan, évidemment positif, qu’Axelle Lemaire et Emmanuel Macron ont présenté à Laval à l’occasion du festival de réalité virtuelle Laval Virtual : en 2015, 655 bourses French Tech ont été distribuées, d’un montant compris entre 10 000 et 30 000 euros, accordées par Bpifrance (pour un total de 17 millions d’euros). Près de deux tiers de ces projets subventionnés s’articulaient autour du numérique. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, Paris et l’île-de-France ne cannibalisent pas le budget : les franciliens n’ont perçu que 39% du total des aides financières. En 2 ans, ce ne sont pas moins de 1 000 porteurs de projets qui ont été soutenus, pour un montant de 26 millions d’euros.

Ils ont aussi communiqué sur l’impact du label sur l’investissement en France : cinq startups françaises ont ainsi réalisé une levée de fonds supérieure à 100 millions. En 2016, la France est devenue le premier pays d’Europe en nombre d’opérations d’investissement en capital-risque. Et le montant des financements levés en capital-risque en France a bondi de 100% entre 2014 et 2015, passant d’un à deux milliards. Il semble pourtant bien difficile d’attribuer ce bond significatif à l’initiative French Tech…

9 réseaux thématiques pour donner plus de poids à la French Tech

La French Tech se veut être une boite à outils pour entrepreneurs : programmes d’accompagnement, bourses, subventions, mise en relation avec des partenaires etc. À cet éventail de solutions, la Mission French Tech a ajouté le Pass French Tech, un programme d’accompagnement à destination des entreprises en hypercroissance. La première promotion, en 2014 et 2015, a réuni 48 entreprises, dont 58% étaient en Île-de-France. En 2016, la donne change : plus de 60% des 66 bénéficiaires sont installés en région.

Et alors que 13 zones géographiques ont été labellisées FrenchTech, de plus en plus de candidats frappent à la porte. Pour donner une dimension autre à la French Tech et surtout donner au label une véritable valeur, basé sur une compétence avérée et clairement identifiable neufs nouveaux réseaux thématiques ont été présentés. En juin 2015, quatre écosystèmes thématiques avaient été labellisés : Avignon pour la culture, Angers pour l’IoT, l’Alsace pour la Medtech et Saint-Étienne pour le design. Désormais, on compte pour réseaux thématiques :

  • #HealthTech : #BioTech #MedTech #e-sante
  • #IoT #Manufacturing
  • #EdTech #Entertainment
  • #CleanTech #Mobility
  • #FinTech
  • #Security #Privacy
  • #Retail
  • #FoodTech
  • #Sports

Pour les deux membres du gouvernement, il s’agit de mettre en réseau les écosystèmes locaux et les entrepreneurs par thématique. Le but de ce nouveau dispositif est de permettre la croissance des startups françaises et de faire émerger des leaders à la carrure mondiale. Le ministre en a profité pour confirmer la reconduction du label Métropoles French Tech des 13 écosystèmes en régions, dont Bordeaux French Tech, Digital Grenoble, French Tech Brest+, LORnTech ou encore Normandy French Tech.

metropoles

Le French Tech Ticket déployé dès janvier 2017 avec 70 startups étrangères

La conférence fut également l’occasion de revenir sur un autre dispositif, le French Tech Ticket. En effet, si la Mission French Tech chérit particulièrement les entrepreneurs à l’ambition internationale, elle n’oublie pas pour autant l’intérêt d’attirer des startups étrangères. Axelle Lemaire se félicite ainsi d’« avoir des articles positifs dans la presse quotidienne, les pureplayers spécialisés dans la tech, les magazines, en particulier anglo-saxons et asiatiques, qui parlent de la French Tech en considérant que « there is something in the air ». C’était pour moi un véritable pari ! ». La secrétaire d’État en profite pour rappeler que le French Tech Ticket, mis en oeuvre à Paris en 2016 pour la première fois, sera déployé dans les Métropoles French Tech dès janvier 2017, lors de l’arrivée des 70 startups étrangères lauréates de l’appel à projets..

Si le succès des startups françaises semblent être au rendez-vous. c’est vers les PME que les regards se tournent. Le Conseil national du numérique évaluent à moins de 16% la part des PME françaises qui vendaient en ligne en 2015. La France est ainsi reléguée au 13ème rang des pays européens. « Ce retard, dommageable pour notre économie, entraîne des pertes de marché considérables et laisse de nombreuses opportunités de croissance inexploitées » considère l’auteur du rapport. Mais la figure de proue de la French Tech est optimiste :

«  La transition numérique des PME est devenue essentielle pour leur permettre de s’imposer sur le marché et de continuer à se développer. L’appel à engagement du CNnum est un appel à l’intelligence collective, qui permettra de répondre de façon efficace aux besoins de nos entreprises et de leurs clients. « 

Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique

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Farid Khedri

01 août 2016 / 00H00
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