Décryptage#Nantes
3 novembre 2016

Le hackacon, anti-hackathon, ou l’art d’innover par l’absurde

La salle Stéréolux de Nantes a accueilli le premier Hackacon de France, une journée d’innovation résolument tournée vers l’absurde. L’idée : développer des objets connectés, des services et des applications les plus inutiles possibles.

L’Ubérisation des problèmes gastriques, de l’économie du partage à l’économie de l’échangisme, Afterworks et sacrifices rituels ou encore précarisation des intelligences artificielles, les thèmes de travail proposés étaient nombreux lors du premier Hackacon organisé samedi dernier en France. Inspiré des Stupid Hackathons américains, ce « hackathon à la con » organisé à Nantes par Stereolux, Bastien Kerspern et Camille Azam n’a qu’un objectif : faire ressortir des idées stupidement brillantes au travers de créations inutiles.

hackacon nantes

 » Le Hackacon est aussi une critique bienvenue de ces innovations faussement révolutionnaires et une satire d’une certaine scène startup. Passé à la moulinette de la Silicon Valley, la dénonciation par l’absurde devient l’innovation par l’absurde en nous invitant à réfléchir à deux fois avant de changer le monde avec notre prochain bracelet connecté «  , expliquent ainsi les créateurs du hackacon sur le site de l’événement.

Au final, 6 prototypes ont pu y voir le jour, parmi lesquels un extrudeur fécal pour esthétiser les selles, un bot traducteur atteint du sydrome de Gilles de la Tourette ou encore une boîte de pop-corn qui s’allume quand on met la main dedans.  Plus les créations sont absurdes, mieux c’est !

hackacon