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Se faire racheter ou lever des fonds ? ePawn a tranché !

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Par Iris Maignan - 14 novembre 2016 / 00H00 - mis à jour le 22 mars 2018

En juin dernier, le Suédois Starbreeze faisait l’acquisition d’ePawn, spécialisé dans les technologies de réalité virtuelle, pour 5,5 millions d’euros. Mais que s’est-il passé depuis pour la jeune pousse française ? Quelles ont pu être les difficultés rencontrées ? Christophe Duteil, cofondateur d’ePawn, est revenu pour Maddyness sur cette expérience. 

Créé en 2010 par Christophe Duteil, passionné de jeux vidéo, et Valentin Lefèvre, fondateur de l’entreprise de réalité augmentée Total immersion, ePawn développe un plateau de jeu connecté qui permet d’utiliser des pièces de jeu réelles au sein de jeu vidéo, le tout grâce à une puce NFC. Son crédo : offrir à ses utilisateurs à la fois le plaisir du toucher avec des objets réels et l’immersion sonore et visuelle apportée par les jeux vidéo, sur smartphone et tablette.

 » ePawn a été la réponse technique et brevetée à un besoin de joueur cross-média : offrir une expérience de jeu mixte mêlant objets physiques (figurines, pions, cartes) et application numérique. L’objectif était d’offrir le meilleur du jeu de société et du jeu vidéo dans une expérience ludique inédite. ePawn a été créé en 2010, plus d’un an et demi avant l’explosion du jeu Skylander d’Activision à Noël 2011 qui a consacré l’émergence de ce nouveau marché du « Toys To Life » », raconte Christophe Duteil. 

epawn

Une stratégie payante

Pendant plusieurs années, ePawn va ainsi travailler à la mise au point technique de sa solution, mais également à son optimisation économique pour la rendre compatible avec les contraintes financières très agressives du monde du jeu et du jouet. La startup en profite également pour modifier son modèle d’affaires pour quitter la fabrication de produit et s’orienter vers un modele de vente sous licence de la technologie. Une stratégie qui s’avère payante : ePawn intéresse rapidement les investisseurs, et lève 300 000 euros en 2011 puis 1 million en 2014 auprès du fonds Elaia. Au final, la jeune pousse déposera une dizaine de brevets auprès de l’INPI et à l’international (Chine, USA, Japon, Corée, Brésil et Europe).

Et c’est dans cette logique de commercialisation de sa technologie qu’une opportunité d’acquisition va se dessiner auprès de StarBreeze, une entreprise suédoise spécialisée dans le développement de jeux vidéo : « Au delà de la technologie de capture de mouvement de figurines sur un plateau de jeu, ePawn avait étendu sa technologie au suivi de déplacement de personnes physique sur un sol équipé. C’est dans le cadre de discussions commerciales avec le futur acquéreur qu’une opportunité de rachat a émergé « , explique Christophe Duteil. La startup, alors dans une logique de levée de fonds pour accélérer son développement commercial, saisit l’opportunité, qu’elle voit comme une alternative tout aussi bonne pour son avenir. 

Et depuis ?

L’acquisition, à hauteur de 5,5 millions d’euros (4 millions en actions et 1, 5 million en cash) s’est finalement bouclée en juin 2016. ePawn est désormais une filiale a 100% de Starbreeze et ses équipes ont été intégrées à celles de l’entreprise suédoise pour favoriser les synergies. La technologie ePawn contribue ainsi depuis 5 mois, et comme l’avait annoncé le PDG de StarBreeze Bo Andersson Klint en juin dernier, au développement interne des produits propres à Starbreeze. Enfin le modèle de licence de la jeune pousse est, lui, maintenu.

« Une suite ideale pour la technologie et l’équipe », se réjouit Christophe Duteil, qui dit n’avoir rencontré aucune difficulté depuis le rachat. L’entrepreneur, qui imagine le futur « radieux », continue donc, aux côtés de ses équipes, de développer la technologie d’ePawn tout en contribuant aux développement des produits internes de StarBreeze. Le Suédois, lui, continue son expansion dans le monde de la réalité virtuelle. Il s’est offert fin octobre l’entreprise belge Nozon pour la somme de 7,1 millions d’euros.

Par

Iris Maignan

14 novembre 2016 / 00H00
mis à jour le 22 mars 2018
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