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8 mots et expressions que l’on ne veut plus entendre en 2017

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8 mots et expressions que l’on ne veut plus entendre en 2017

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Par Iris Maignan - 12 janvier 2017 / 00H00 - mis à jour le 09 mars 2018

Jeune pousse, disrupter, uberiser…. Autant de mots que nous utilisons quotidiennement, ou presque, dans le milieu de l’entrepreneuriat. Et si on s’en passait en 2017 ?

Qui dit nouvelle année dit bonnes résolutions. Si manger sain, faire du sport et voir davantage vos amis font déjà partie de votre liste 2017, que diriez-vous d’y ajouter un nouveau point : laisser certains mots ou expressions qui vont sont familiers dans un coin de votre tête, pour ne jamais ô non jamais, ou le moins possible, les ressortir en 2017. Allez, un petit effort, pour le bien de tous.

« Je suis le Uber de… »

(Marche aussi avec « Airbnb » et « Tinder ») Si l’expression était à la mode il y a plusieurs mois (et employée par tous, y compris les journalistes, malheureusement), elle est non seulement ringarde, mais aussi complètement fausse. Startuppers, vous n’êtes ni l’un, ni l’autre. S’il y a bien une chose importante lorsque l’on lance sa boîte, c’est d’affirmer sa différence et sa valeur ajoutée, et non de se présenter comme la pâle copie d’une startup ayant réussi, même si le but est de faire comprendre aux autres que votre produit fonctionne « sur le mode du swipe comme Tinder« . Et si le chiffre d’affaires d’Uber devrait dépasser les 5 milliards de dollars cette année, on peut également rappeler que l’entreprise a également accusé une perte de près de 3 milliards de dollars en 2016… Alors, toujours envie d’être le « Uber » de ?

Uber

Digital

Tout le monde a ses bêtes noires. Chez Maddyness, nous ne sommes pas tous d’accord, mais le mot « digital » fait de plus en plus horreur à certains. « Digital » en bon français se rapporte au doigt, il n’a rien à voir avec « numérique » qui se rapporte aux nombres et à ce qui nous intéresse, à savoir la conversion des signaux électriques en suites de nombres. Si on emploie digital à tort, c’est parce que, comme bon nombre d’autres mots, c’est un  anglicisme, une transposition littérale du mot anglais en français, mais à l’inverse de parking et de sandwich, il existe déjà un mot français. Libre à vous de ne pas suivre l’avis de l’Académie française, et pour être tout à fait francs, si nous devions employer deux fois le même mot dans la même phrase il pourrait nous arriver d’employer encore « digital » pour éviter les répétitions. Surtout, pour être plus nuancé, le numérique s’emploie en opposition par rapport à analogique et rapporte donc à la technologie, brute, alors que digital pourrait être plus lié à l’expérience. Après tout, on utilise bien son smartphone avec ses doigts, non ?

Pour aller plus loin, on vous invite d’ailleurs à lire cette analyse, à contrecourant, des spécialistes en sémiologie Anthony Mathé et Typhon Baal Hamon et à vous de trancher, mais pour notre part, on ne vas pas attendre que les entreprises achèvent leur transformation digitale pour réduire son usage au maximum.

 

« C’est l’année de l’économie collaborative »

Si l’expression semble avoir eu sa place en 2016, elle a également été d’actualité en 2015… Et en 2014… Et peut-être même déjà en 2013. En fait, considérez que l’économie collaborative fait aujourd’hui partie de nos habitudes et de nos modes de vie. Plus besoin donc de justifier le lancement de nouvelles startups ou d’événements par le fait que c’est « vraiment l’année de l’économie collaborative ».

Disrupter

On l’entend partout, dans les soirées networking, les débats d’experts, on le lit dans les médias, et on a finalement l’impression que tout le monde va tout disrupter. Mais ça veut dire quoi concrètement ? Déjà disrupter vient de l’anglais « disrupt » (pertuber, bouleverser), disrupter un marché, c’est donc en bouleverser les codes, économiquement, juridiquement, ou autres. Si Uber, Airbnb, ou encore Blablacar l’ont fait, chacun dans leurs marchés respectifs, cela reste néanmoins très prétentieux d’annoncer vouloir disrupter un marché lorsque son business ne s’y prête pas (soit dans 95% des cas). En revanche si votre but est de faire sauter au plafond les puristes de la langue française, on vous conseille de placer « disruption digitale » dès que vous le pouvez, effet garanti !

disrupter

Tous les mots en « smart »

Parce qu’il y a d’autres manières de nommer un secteur qui a évolué et qui profite de la technologie pour améliorer le bien-être de ses utilisateurs. Smart Data, Smart Food, Smart City, Smart Home, Smart Tourisme, ou encore Smart Office, le qualificatif est judicieux et justifié pour certains, mais bien trop souvent exagéré pour d’autres. Ce qui serait « smart », donc, c’est de ne pas en abuser. Et là mea culpa de notre part car on les « smart » sont légion dans nos pages. Promis, en 2017, on s’améliore !

Jeune pousse

Ok on l’avoue, chez Maddyness nous sommes les premiers à utiliser « jeunes pousses » à toutes les sauces. Sûrement par mimétisme, mais aussi pour éviter les répétitions – en tout cas certainement pas pour plaire aux défenseurs de la langue française qui nous bombardent de mails pour nous demander de cesser l’utilisation de « startups », ce qui n’arrivera pas, vraiment ! Pourtant l’adjectif énerve, allant même jusqu’à paraitre dévalorisant pour certains qui ont passé depuis bien longtemps le cap de la petite graine qui vient juste de germer. Un peu d’imagination ne nous ferait pas de mal pour trouver de nouveau synonymes pour définir les startups. Si vous avez de jolies idées, n’hésitez pas à les laisser en commentaire !

jeune pousse

Uberisation

Dans la même veine que « disrupter », l’expression « uberiser » fait depuis quelques temps partie de toutes les conversations : « Nous voulons uberiser le secteur de la food », « l’uberisation a fait des dégâts », « il a ubérisé l’élection »… Inventé par Maurice Lévy (Publicis) pour désigner tout ce qui bouscule une activité historique au point d’en fragiliser les bases, le terme est aujourd’hui souvent utilisé (à tort), pour nommer tout ce qui offre un semblant d’amélioration à une offre déjà existante. En 2017, par pitié, rendons à César ce qui est à César.

« C’est dans notre ADN »

Vous l’aurez compris, on peut être journaliste et tout à fait subjectif. Sur le choix de cette expression, j’ai (et en plus on écrit à la première personne) bien vu les yeux ronds de mes collaborateurs ne comprenant pas mon besoin de la clouer au pilori. On en comprend évidemment le sens, si c’est votre ADN c’est une chose qui vous définit, évidemment. Mais ne peut-on pas trouver une expression plus flatteuse -et surtout moins datée- pour parler de ce qui nous caractérise ? Sauf si bien sûr « l’innovation et la disruption sont dans votre ADN« , alors là, on ne peut plus rien pour vous.

Par

Iris Maignan

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