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Local, bio, superfood : comment les startups font germer notre alimentation de demain 

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Local, bio, superfood : comment les startups font germer notre alimentation de demain 

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Par Perrine Signoret - 24 janvier 2017 / 00H00 - mis à jour le 22 mars 2018

D’ici 2050, ce sont pas moins de 10 milliards de personnes qu’il faudra nourrir sur terre. Un défi qui pousse startups et grands groupes à réinventer notre manière de nous alimenter.

Barres énergétiques aux insectes, glaces à l’azote liquide sans conservateur ou poudres à diluer, le déjeuner, à la Maddy Keynote, le sommet de l’innovation de Maddyness qui s’est tenu le 17 janvier 2017 à la Gaîté Lyrique, avait des airs de repas du futur. Un aperçu du « nouveau système alimentaire » pensé par la foodtech de France et d’ailleurs.

A entendre Hélène Binet, de la Ruche qui dit oui, cette petite révolution passerait d’abord par le modèle du circuit court. Avec sa startup, fini les intermédiaires, fini les tomates venant du bout du monde. A la Ruche, on n’achète que des produits cultivés ou élevés à moins de 250 kilomètres de son domicile. Une manière, selon elle, de « redonner le pouvoir aux gens, et redonner du sens à leur alimentation ». Le système fonctionne aujourd’hui avec 1100 petits points-relais, où les denrées sont rassemblées avant d’être réparties à travers la France, et 5000 producteurs.

Maddy Keynote

Parmi ces derniers, on trouve même d’autres startups, comme Agricool. Fondée par deux fils d’agriculteurs qui voulaient retrouver des fruits et légumes « avec du goût » à côté de chez eux, la petite entreprise surfe sur la vague d’une agriculture urbaine « encore balbutiante ». Et pour faire pousser leurs cultures, c’est dans d’anciens containers maritimes que cela se passe… Cela permettrait, d’après l’un des fondateurs, Guillaume Fourdinier, de multiplier de manière considérable la productivité, tout en faisant de belles économies d’eau (à hauteur de 90% par rapport à une exploitation classique), et en utilisant le plus possible des énergies renouvelables.

Le circuit court, c’est aussi ce qu’a privilégié Peligourmet, une sorte de « blablacar » des produits du terroir. Depuis quelques mois, sa créatrice Laure Le Jossec entend combler vos envies de crêpes bretonnes ou de cassoulet du sud-ouest, grâce à un système très simple, où chaque personne qui part en vacances ramène dans ses valises un petit quelque chose pour vous…

Le pari de la superfood

Puis, il y a les adeptes de la « superfood ». Ceux qui vous promettent des repas « nutritionnellement parfaits » sous forme de poudre à l’avoine, comme Feed. Goût fruit rouge, chocolat, café, légumes du jardin ou carottes-potiron, ces substituts alimentaires seraient à en croire ses adeptes la solution idéale pour les midis pressés. Au départ conçus comme une « alternative ponctuelle » par Anthony Bourbon, le CEO, il y aurait aujourd’hui « des consommateurs qui se nourrissent exclusivement de Feed. Ce sont des consommateurs très exigeants, qui veulent du tout naturel, du transparent, explique-t-il. Et il y a de tout : des étudiants, des sportifs, des avocats, des traders, des codeurs… ». Un engouement qu’Estelle Peyen, nutritionniste du sport, explique par une seule citation d’Hippocrate : « que ton aliment soit ta seule médecine ».

feed

« La fin d’un modèle alimentaire unique »

A l’avenir, d’autres, comme les producteurs de chips aux insectes, espèrent de fait profiter de l’attrait du consommateur pour la superfood. Car pour Matthieu Vincent, fondateur du Digital Food Lab, ce marché n’en serait qu’à ses débuts.

« Nous allons vers la fin d’un modèle alimentaire unique, avec trois repas par jour traditionnels. Il y a maintenant une vraie relation établie entre alimentation et santé, quitte à aller dans les extrêmes en mangeant des repas qui misent tout sur la qualité nutritionnelle »

Un constat pourtant nuancé par le fondateur de Feed lui-même, qui estime que « tout est lié », et que « ceux qui consomment [ses produits] sont aussi ceux qui vont passer le plus de temps à faire de la ‘vraie’ cuisine ». Régis Olagne, expert BVA et auteur d’une étude pour Maddyness sur le sujet, partage cet avis. Pour lui, « l’alimentation reste avant tout un moment de plaisir, de convivialité, et de partage. » Ce qui ne nous empêchera pas bientôt de manger sans manger, on en fait le pari !

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Perrine Signoret

24 janvier 2017 / 00H00
mis à jour le 22 mars 2018
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