Décryptage
10 mars 2017

Spécialisé dans la finance comportementale, Neuroprofiler veut séduire les plus grandes banques

Rencontrée à l’occasion du Web Summit 2016 à Lisbonne sur le stand de Start’inPost, la startup Neuroprofiler veut réinventer la manière dont les profils des clients sont évalués par les établissements bancaires. Alors qu’on parle de profilage de risque dans toutes les institutions financières, Neuroprofiler vient chambouler ce secteur avec un nouvel outil.

Et ce nouvel outil semble avoir tapé dans l’œil des plus grosses banques, car l’évaluation du profil de risque des clients est désormais obligatoire dans la plupart des pays, et cette étape est le plus souvent réalisé avec des questionnaires papier. À l’inverse, l’outil développé par Neuroprofiler se veut plus conforme aux réglementations en vigueur et surtout rassurant leur validité scientifique.

Bienvenue dans l’ère de la finance comportementale avancée

Neuroprofiler se définit donc comme un jeu de finance comportementale qui permet aux conseillers financiers d’évaluer le profil d’investisseur de leurs clients conformément aux nouvelles exigences européennes MiFIDII.

À la frontière entre les Fintech, les mathématiques financières et la psychologie humaine, cette startup ne manque pas d’intriguer les grandes banques européennes. C’est d’ailleurs à la suite de sa victoire au Global Fintech Challenge au printemps dernier, que le Groupe BPCE s’est associé à la jeune pousse pour lancer son premier pilote. Un POC qui devrait s’achever dans les mois à venir, et qui lui ouvre d’autres pistes de développement à travers des programmes d’incubation ou d’accélération comme à Londres avec Accenture (Fintech Innovation Lab) ou encore en Belgique avec ING (Fintech Village).

«  Ces expériences nous ont non seulement permis d’améliorer l’expérience utilisateur et d’optimiser notre plateforme SaaS mais également de construire de véritables relations avec ces institutions « 

Julien Revelle CTO et cofondateur de Neuroprofiler

Neuroprofiler

Beaucoup de rencontres sont organisées avec les principales institutions bancaires et pour assurer leur développement commercial (100 000 euros de CA prévu en 2017). « Pour cela, nous avons recruté 3 business developers et pour accélérer notre internationalisation, nous avons commencé une première levée de fonds ». Un programme intense pour les prochains mois, que ne manqueront pas de relever Julien Revelle et Tiphaine Saltini, les deux gérants de la startup incubée également dans le Var.