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Les jeunes rêvent d’une bourse universelle pour entreprendre

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Les jeunes rêvent d’une bourse universelle pour entreprendre

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Par Geraldine Russell - 16 mars 2017 / 00H00 - mis à jour le 09 mars 2018

Les étudiants de Sciences Po ont planché sur les propositions de plus de 400 000 jeunes de moins de 30 ans. Ils ont notamment retenu l’idée d’une dotation de 5 000 euros allouée à tous les jeunes dès leur majorité pour financer leur permis de conduire, leurs études ou la création de leur entreprise.

Et si chaque jeune adulte pouvait recevoir une bourse de 5 000 euros pour bien commencer sa vie active ? C’est l’idée qui a émergé de l’initiative #Inventons2017, portée par Sciences Po, en partenariat avec Make.org et Bluenove, Facebook France et les Echos Start. Ce mouvement participatif a recueilli les propositions de 400 000 jeunes de moins de 30 ans et en a tiré un programme en cinq axes qui sera soumis aux candidats à l’élection présidentielle.

L’axe économique tourne autour d’une « dotation tremplin » (DoT) consistant à verser à tous les jeunes à leur majorité une bourse de 5000 euros qui doit les aider à démarrer leur vie active. Concrètement, la somme serait intégrée au compte personnel d’activité (CPA) sous forme de droits de tirage qui peuvent être utilisés tout au long de leur vie active.

Financer les premiers investissements de la création d’entreprise

Ce pécule permettrait de financer trois projets distincts : la mobilité, par le biais du permis de conduire, la formation via l’inscription dans l’enseignement supérieur et l’entrepreneuriat en cas de création d’entreprise. Certains acteurs dédiés à chacun de ces domaines (auto-écoles, établissements du supérieur, Chambres de commerce et d’industrie, etc) seraient agréés par l’Etat pour attester de la réalité du projet d’un(e) jeune et valider le déblocage de la dotation. Une manière de veiller à la bonne utilisation de l’argent public et d’éviter les abus.

Les étudiants de Sciences Po ont chiffré le coût de cette mesure à 4 milliards d’euros et ont évoqué deux sources de financement. D’une part un « socle redistributif » qui consisterait à réintégrer progressivement le montant de la dotation dans le revenu fiscal de référence des parents. Leur revenu fiscal se verrait ainsi augmenté de 1000 euros par an pendant cinq ans. De quoi rapporter 400 millions d’euros dans les caisses de l’Etat. Ensuite, la contribution de la filière formation professionnelle ou une augmentation de 0,5 point de la TVA ou de 0,4 point de la CSG ou de la CET rapporterait les 3,6 milliards d’euros restant à financer.

 » Le vote est un totem de l’expression citoyenne.
Il y a beaucoup d’autres modes d’expression à inventer « 

Alex Dauchez, CEO de Make.org

Pour Alex Dauchez, CEO de Make.org, la démarche portée par Sciences Po « est propice à réengager les citoyens dans le débat public« . Pour le patron de l’entreprise étendard des CivicTech, « le vote est le totem de l’expression citoyenne mais il y a beaucoup d’autres modes d’expression à inventer« , comme en atteste l’engouement que #Inventons2017 a suscité.

Franck Escoubes, à la tête de Bluenove, partage ce constat. La startup a mis à disposition des étudiants et des nombreux contributeurs sa plateforme d’intelligence collective baptisée Assemble. Les quatre étapes qu’elle propose ont constitué la trame du travail des étudiants : après une première phase d’explication de l’initiative, la plateforme a servi à recueillir et organiser les contributions extérieures durant quatre semaines, avant que les internautes puissent voter pour leurs propositions préférées pendant une semaine.

Bluenove

 » Nous voulons donner à nos utilisateurs
la capacité de s’engager pour avoir un impact sur le monde « 

Anton Maria Battesti, public policy manager chez Facebook France

« Le citoyen n’a pas toujours raison, assène Franck Escoubes. Ce sont les citoyens ensemble, et s’ils sont informés, qui peuvent avoir raison. » C’est pour cela que le concours de Facebook, réseau social prisé des moins de 30 ans, semblait indispensable. « Notre volonté est de rendre le monde plus ouvert et plus connecté, rappelle Anton Maria Battesti, public policy manager chez Facebook France. Nous voulons donner la capacité à nos utilisateurs d’agir et de réagir et de s’engager pour avoir un impact sur le monde.« 

Reste désormais à savoir si la dizaine de propositions qui ont émergé des débats seront reprises par les candidats à l’élection présidentielle pour évaluer la portée de cet impact.

Par

Geraldine Russell

16 mars 2017 / 00H00
mis à jour le 09 mars 2018
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