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Fubiz lance de nouvelles verticales et cherche un partenaire

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Par Anais Richardin - 18 mars 2017 / 00H00 - mis à jour le 22 mars 2018

Rencontré dans les rues d’Austin au détour du SXSW, Romain Colin, fondateur de Fubiz, revient sur les ambitions qu’il nourrit pour le média qu’il a créé il y a 12 ans. Ouverture d’un bureau à New York, recherche d’un partenaire et lancement de nouvelles verticales thématiques, l’année 2017 pourrait bien être une année charnière pour la plateforme.

Toute entreprise vit un jour un turning point, un virage décisif qui change tout, en bien ou en mal. Chez Fubiz il porte un nom japonais : Nissan. C’est avec ce « blue chip client » signé en 2016, comprenez un client de premier ordre -qui a un budget équivalent au CA annuel de son média-, que Fubiz, né en 2005 de l’imagination de Romain Colin, alors étudiant à l’ISCOM, prend une nouvelle dimension.

Lorsque Romain se lance, il est seul aux manettes de sa plateforme de curation de contenus créatifs. Aujourd’hui, il sont 12. A la tête d’une équipe de talent scouters (dénicheurs de talents) : un directeur général passé par Isobar et Horyzon Media, Adrien Lepage. Après avoir monté une équipe structurante avec Anne-Lyse Renaut, rédactrice en chef dénichée chez Webedia, et Pauline Raud, spécialiste du brand content qui a commencé sa carrière chez l’annonceur, et avoir  atteint une puissance de feu sociale avec 3 millions de followers tous réseaux cofondus, Romain Colin est ainsi arrivé à son turning point.

Son objectif ? S’adosser à un groupe (média, publicitaire etc.) pour avoir les moyens de ses ambitions et lui permettre d’appliquer la recette Fubiz à d’autres projets. « Je cherche l’assurance de la protection de mon media dans les prochaines années. Je souhaite aller plus vite dans ce que je sais faire et pour faire fois 2 ou  fois 3 je ne peux pas être seul ». L’exit serait-elle envisageable ? Romain Colin jargonne : « je veux pouvoir faire un bridge avec un track record positif« . L’idée ? Que son temps et son énergie « servent les intérêts d’un groupe. Je souhaite me réinventer dans une société qui engloberait mes intérêts » Si Fubiz  a déjà avancé quelques pions dans ce sens, tout reste pour le moment, évidemment, confidentiel.

La recette Fubiz

Depuis ses débuts, la plateforme, disponible aujourd’hui en anglais et en français, propose du « talent scouting » sur différents médium. Qu’ils soient motion designers, designers produits, photographes, vidéastes ou autres, il y a fort à parier que Fubiz les a repérés avant vous. Une base de données de talents qui peut bien sûr valoir de l’or pour les agences de communication en mal de créatifs mais aussi pour les lecteurs, avides de nouveautés et d’esthétisme, qui se repaissent de la cinquantaine de contenus que publie chaque jour Fubiz.

FV-CF-Stills-01

Fubiz se positionne surtout comme un amplificateur de talent, « on utilise nos tuyaux, notre puissance sociale pour les faire rayonner « , explique Romain. Anti-pillage, ce dernier met un point d’honneur à ce que le travail des artistes ne soit mis en avant qu’avec l’accord explicite de ces derniers, et jamais « avec des watermarks comme peuvent le faire Cerise ou Minute Buzz.« 

Mais au-delà de la curation, Fubiz fait des artistes des partenaires qui peuvent être engagés pour répondre aux demandes des clients, moyennant une commission de 10% sur les contrats commerciaux proposés. Avec Nissan par exemple, qui fait confiance à Fubiz pour ses campagnes paneuropéennes de lancement de véhicules, une cinquantaine d’artistes de cinq pays différents fournissent pendant quatre mois à la plateforme une centaine de créations. Si la question des KPIs et de la mesure de l’effet Fubiz sur la marque se pose, Romain élude rapidement la réponse « on promet un awareness important avec nos photos et on n’hésite pas à reposter autant de fois qu’il le faut un contenu pour arriver à nos fins en termes d’engagement. » 

«  Le postulat de faire plus d’articles = faire plus de vues = faire plus de CA est révolu pour des médias comme les nôtres. Je veux aller sur les côtés. Notamment en multi-diffusant nos contenus « 

La plateforme française a par exemple noué un partenariat avec le très côté Nowness et multiplie sa force de frappe en publiant certains contenus sur les plateformes des médias partenaires, qui profitent en retour de l’audience de Fubiz lorsqu’ils le souhaitent. Une méthode qui a un grand intérêt notamment dans le cadre de contrats avec des marques. « Prenons le cas d’une exclu sur un film publicitaire Kenzo, explique Romain, je diffuse mon film sur mon site puis sur les leurs et de même nous diffuserons leurs contenus de marque lorsqu’il y en aura à diffuser. Ca fait un appel d’air, du new biz et tu touches surtout d’autres communautés.«  Pour se diversifier, sont également nés les Fubiz Talks, des conférences animées par des artistes confirmés. L’événement a réuni 600 personnes à l’Opéra Bastille pour sa première édition en 2016.

fubiztalks

De nouvelles verticales verront le jour en 2017

Des bonnes idées comme celles-ci, Romain Colin semble en avoir à la pelle. Certaines verticales, comme le food, rapportent gros à d’autres médias, alors pourquoi s’en priver ? S’ils ne sont pas encore lancés, Fubiz a déjà créé les comptes sociaux de ces nouveaux « sous-médias » qui seront développés, là aussi, avec des partenaires d’ici la fin de l’année. « Nous allons ouvrir des verticales avec des marques légitimes dans chaque domaine : Fubiz Photo avec Polka par exemple Fubiz travel, Fubiz society, Fubiz movies, Fubiz music etc. qui seront des sous-sites dédiés. »

Un bureau à New York 

Pour accélérer sur la partie brand publishing et « envoyer un message au marché américain« , Fubiz vient d’ouvrir une filiale américaine , Fubiz Inc et un bureau à New York avec un business developper.  

« On recevait beaucoup de briefs mais on ne pouvait pas les transformer avec un Skype et une adresse en France.On va utiliser notre réseau français pour avoir des introductions sur le marché américain« 

Depuis l’ouverture de son bureau, le fondateur a déjà commencé son roadshow et vu plus de 25 annonceurs potentiels. Ses cibles : les secteurs du luxe, de la mode et les grands comptes comme Nestlé Waters, Coca-Cola ou encore Adidas. Du blue chip client à la pelle en somme ! Mais avec une croissance de 300% en 2016, trouver un client qui vous rapporte l’équivalent de votre CA en un contrat pourrait bien être plus compliqué qu’il y a un an… 

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Anais Richardin

18 mars 2017 / 00H00
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