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Quand des Français dopent l’employabilité en berne des étudiants japonais

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Quand des Français dopent l’employabilité en berne des étudiants japonais

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Par Geraldine Russell - 31 octobre 2017 / 00H00 - mis à jour le 09 mars 2018

Interview de Thomas Pouplin, fondateur de Ikkai, un jeune entrepreneur français qui démarre son activité au Japon avec la volonté d’apporter une solution à une problématique bien japonaise : le manque d’expérience professionnelle des jeunes diplômés japonais.

Thomas Pouplin m’explique comment il a mis en place une plateforme de mise en relation de besoins et demandes de compétences/force de travail. D’un côté, des étudiants japonais, qualifiés et disponibles, de l’autre des entreprises ou particuliers proposant des missions.

«  Ikkai est une plate-forme de crowdsourcing
où les entreprises et les particuliers peuvent externaliser des tâches ponctuelles
ou des emplois à court terme aux étudiants « 

Thomas Pouplin, managing director at Ikkai

Le Japon, bien connu pour son niveau d’éducation très élevé et le dur labeur imposé à ses étudiants, ne parvient toutefois pas à apporter suffisamment d’expérience professionnelle à ces jeunes, pourtant désireux d’apprendre. Loin du modèle français où des périodes de plusieurs mois de stage ou alternance sont imposés aux étudiants pour obtenir leur diplôme, au Japon les séjours en entreprises se limitent à quelques jours seulement. Après trois années de bachotage intensif en université, nombre de Japonais se lancent dans une année de job hunting au cours de laquelle ils parcourent le pays à la recherche, parfois infructueuse, d’un emploi : c’est le shukatsu.

Japon 2

Pour Thomas, il y avait là une opportunité : proposer à ces étudiants de participer à des missions pour des entreprises ou particuliers afin d’enrichir leur profil et toucher des revenus. Le modèle économique est simple : Ikkai prend une commission sur le paiement des missions et son stock de datas sur les étudiants lui permet de pousser de nouveaux services aux entreprises. Nous sommes donc en présence d’une intermédiation intelligente pour traiter des questions micro-économiques (mise à disposition efficace de forces de travail et revenu pour les jeunes) et macro-économiques (emploi et qualification des jeunes japonais).

Et les entreprises implantées au Japon apprécient :

  • Avec une situation de quasi-plein emploi dans le pays (3% de chômage), le recrutement de candidats idéaux peut s’avérer complexe. Les étudiants qui passent par la plateforme Ikkai acquièrent des expériences professionnelles et sont notés par les donneurs d’ordres, résultats : Ikkai agit comme un tiers de confiance qui certifie la qualité de la main d’œuvre en lui apportant des références. Tout comme Uber permet aux clients et chauffeurs de noter, Ikkai entre dans une logique de transparence où chaque partie peut noter l’autre afin d’offrir une certaine crédibilité aux étudiants et de rassurer les employeurs de RH.
  • Ikkai collecte des informations sur les étudiants pour proposer aux entreprises et particuliers une base de données complètes sur les ressources humaines et compétences disponibles. Ainsi, le matching est plus systématique, moins de coûts de recrutement pour les entreprises et de perte de temps pour les particuliers nécessitant de l’aide. Thomas Pouplin développe actuellement un nouveau service pour coacher les étudiants afin qu’ils répondent mieux aux besoins du marché du travail – une sorte de conseil carrière.

«  Les dépenses de recrutement des jeunes recrues
sont particulièrement élevées au Japon
pour ce personnel sans réelle expérience professionnelle préalable.
Et lorsqu’un étudiant quitte son entreprise après 2 à 3 ans,
cela représente une perte de 20 à 30 000 euros euros par an « 

Thomas Pouplin

18 mois après son lancement, Ikkai a entamé sa deuxième levée de fonds après un premier tour de 200 000 dollars. La startup compte désormais 170 clients, 100 entreprises et environ 70 particuliers. Parmi les professionnels, Ikkai peut désormais compter des grands noms comme Tesla, Hilton ou Park Hyatt. En attendant d’atteindre son seuil de rentabilité  prévu en décembre, la startup continue de croître avec une nouvelle levée de fonds en cours.

Autre source de revenus pour la jeune pousse : la diffusion de contenus cohérents auprès des étudiants via des partenaires commerciaux. Ikkai entend bien tirer profit de sa masse de données étudiants mais avec une règle : « nous n’acceptons de ne pousser que des offres susceptibles d’intéresser les étudiants en adéquation avec leurs besoins. Nos datas sont 100% sécurisées, personne ne peut y accéder. C’est nous qui choisissons les contenus à diffuser.« 

Par

Geraldine Russell

31 octobre 2017 / 00H00
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