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Quelle place pour l’humain dans les startups ?

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Par Iris Maignan - 27 décembre 2017 / 00H00 - mis à jour le 22 mars 2018

Emmanuelle Duez, fondatrice de The Boson Project, et Guillemette Colombe, sa collaboratrice spécialisée sur les problématiques propres aux startups, étaient les invitées d’eFounders pour un talk centré sur le facteur humain – parfois mis à mal lors de la croissance d’une startup. Principal danger – et paradoxe – le décrochage des collaborateurs, alors même que le projet décolle !

Article initialement publié en mars 2017

Synergie, mais aussi différence de perspectives, entre une startup dont l’excellence sur la tech n’est plus à prouver et une startup dont le cœur de métier est l’humain et sa place mouvante dans les organisations : “vous allez faire des boulettes,” annonce Emmanuelle aux entrepreneurs présents dans la salle. Le ton est donné.

Des écueils attendus, ou pas…

Les méconceptions sur le sujet ne tardent pas à tomber : “juste parce que les fondateurs sont jeunes ne veut pas dire qu’ils ne montent pas une boîte à la papa,” lance Emmanuelle. Guillemette enfonce le clou : “on pense souvent que la prise de fonction est plus difficile dans les grands groupes, à tort.”

Le public, silencieux, acquiesce les nombreux écueils qu’égrènent les deux Bosons : de la première levée de fond à la constitution du comité de direction, en passant par la hiérarchisation, la structuration des postes et – dans les pire cas – le départ des pionniers de l’aventure. D’autant de tournants qu’il s’agit de bien gérer pour ne pas se laisser dépasser par les conséquences de sa propre croissance.

efounders boson project

Le revers du pari startup : le pacte entre collaborateurs et fondateurs

Au cœur de la discussion : le pacte, souvent tacite, entre le startupper et le fondateur. Un accord dont les contours flous sont trop souvent source d’incompréhension entre les premiers employés et les entrepreneurs. A plus forte raison lors de la croissance du projet ; croissance qui remet souvent en question les engagements (explicites ou non) de départ : sur les perspectives d’évolution, le statut, et – sujets plus tabou – la rémunération voire une entrée au capital.

S’il revient au collaborateur de s’engager totalement dans l’aventure et d’exprimer aussi clairement qu’il le peut ses attentes, l’entrepreneur a aussi un examen de conscience à faire. Une remise en question permanente qui va différencier le fondateur “lanceur de projet” du gestionnaire dont ont besoin les startups qui arrivent à maturité.

“Je suis devenu un poison pour ma boîte”

L’attention et la tension monte d’un cran, et pour cause : Emmanuelle et Guillemette évoquent les cas délicats où un fondateur à l’origine de son projet et de sa réussite devient un obstacle à la progression du projet arrivé à maturité. L’un des éléments de réponse : la culture d’entreprise. Très marquée chez les startups où bien souvent elle porte le sceau du fondateur, la culture sert à figer certains éléments dans un cadre en évolution permanente.

Ces valeurs – qui peuvent se résumer à 3 ou 4 mots arborés fièrement sur les murs de l’organisation – cimentent les attentes des collaborateurs et les process propres à chaque startup. Et évitent le sentiment fréquemment rencontré par les collaborateurs qui « ne se reconnaissent plus dans leur boîte ».

Créer des rituels, de la visibilité, ainsi que des moments partagés et structurant dans la vie de l’entreprise – tout cela renforce le lien entre l’entreprise et ses employés. Emmanuelle insiste : “Le sujet du plus petit dénominateur commun est très dur, mais capital.” Il formalise l’engagement que collaborateur et fondateur prennent l’un envers l’autre – d’où la nécessité de trouver les mots justes pour le décrire et – surtout – le besoin d’y réfléchir de manière collective.

La transversalité : l’une des clés de l’engagement

Nombre d’entrepreneurs sont passés par le startup studio parisien eFounders. Ce soir encore, beaucoup d’entre eux sont dans l’auditoire, et profitent de l’intervention de The Boson Project pour challenger le diagnostic. La question sur toutes les lèvres ne tarde pas à tomber : “quels fondements peut-on retenir aujourd’hui pour organiser sa startup ?”

La discussion passe en revue le point de vue des collaborateurs, celui des entrepreneurs, mais aussi le tissu qui les lie : la culture d’entreprise. Si la transversalité n’est pas forcément une valeur à encadrer dans l’entrée de ses locaux, elle doit néanmoins exister à tous les étages de l’organisation. Par diverses initiatives que chacun pourra adapter à son contexte, comme le démontre les exemples qui abondent en provenance des spectateurs : tribes et guildes chez les uns, espaces de travail mêlant les équipes chez d’autres, ainsi que moments collectifs ayant pour vocation de faire communiquer les équipes les unes avec les autres.

Deux trajectoires pour une nouvelle manière de travailler

Entre le startup studio eFounders et The Boson Project, les parallèles sont nombreux.

La philosophie de partage, d’abord, comme dans ce talk à visage découvert où l’échange sur des sujets sensibles se fait naturellement. La volonté de voir ses idées servir le bien-être au travail, surtout. Une volonté qui se traduit de manières diverses. Sur le sujet épineux de l’engagement des collaborateurs, par exemple, Emmanuelle Duez résume ainsi le dilemme : “l’engagement devient une denrée rare.” Un problème qui touche de très près eFounders et qui a inspiré l’un des derniers projets du startup studio, Briq, qui propose une solution d’échange de reconnaissance entre pairs au sein de l’entreprise et en harmonie avec la culture de celle-ci.

Les deux startups trouvent leur raison d’être dans les (nombreux) dysfonctionnements constatés dans l’organisation, l’exécution, et la vie dans le monde du travail. Et imaginent des solutions créatives, inspirantes, novatrices – voire franchement ahurissantes – pour imaginer le travail de demain. Ainsi, les entrepreneurs d’aujourd’hui ont pour tâche non seulement de révolutionner leur marché mais aussi d’inventer des nouvelles façons de travailler : avec toujours plus de collaboration, de transparence, de bienveillance, mais aussi d’exigence.

A travers ce talk, Emmanuelle et Guillemette auront pu leur ouvrir déjà un peu plus la voie et planter une graine dans la tête des futurs entrepreneurs. A eux maintenant de repenser le travail de demain.

Par

Iris Maignan

27 décembre 2017 / 00H00
mis à jour le 22 mars 2018
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