Artifakt.io a été fondée par trois pionniers du web et du e-commerce qui se sont retrouvés autour de leur première aventure digitale dans l'agence web Dn’D. Aymeric Aitamer, cofondateur et CTO d'Artifakt, nous présente la solution qu'ils ont mis en place.

D’où vient l’idée ? Quel a été le constat de départ ?

Déployer une application sur le Cloud coûte cher (entre 5K€ et 10K€) et demande beaucoup de temps. Même si le processus n'est pas compliqué, il est extrêmement chronophage et une personne ne connaissant pas les spécificités techniques précises d'un Cloud comme AWS peut rapidement se sentir perdu. Par ailleurs, avec la multiplication des applications et la complexification des projets, il est devenu de plus en plus difficile pour les sociétés de piloter l’ensemble de leurs applications, surtout lorsqu'elles sont amenées à dupliquer leurs applications par Business unit et/ou par région dans le monde entier.

Aucun outil satisfaisant ne permettait de répondre à cette double problématique, à savoir déployer et d'orchestrer rapidement une application web dans le Cloud public. C'est pourquoi nous avons eu l’idée d’Artifakt.io

Pouvez-vous nous présenter votre outil ?

Artifakt, c'est une plateforme dédiée au pilotage des applications web (e-commerce, CRM, blogs, etc.) dans le Cloud public qui a pour ambition de simplifier radicalement l'usage du Cloud public pour les entreprises. L'objectif est de proposer une solution simple, scalable et efficace pour déployer « any app in any Cloud » à un prix accessible. Artifakt.io provisionne toutes les ressources sur la base d'un template préalablement complété avec les configurations nécessaires. La plateforme, basée sur les micro-services et offrant près de 300 fonctionnalités, permet de déployer et de gérer l'ensemble des applications et des architectures déployées dans le Cloud public.

Les avantages sont la rapidité, avec un déploiement testé et sécurisé et un temps de traitement divisé par cinq, l'agilité, avec une seul outil pour gérer l’ensemble des architectures serveur et leurs applicatifs sur les différents Clouds publics. Mais aussi la performance avec un temps de transformation réduit et des coûts maîtrisés. De plus, nos applications ne sont jamais saturées par le trafic, le nombre de serveurs alloués se régulant automatiquement en fonction de la charge.

artifakt

Quel est votre business model ?

Basé sur le modèle des produits en SaaS, nous proposons trois plans publics en fonction du nombre d’utilisateurs et d’environnements. Ils sont facturés sur le mode d’un abonnement mensuel et/ou avec un engagement annuel. Ce modèle s'adresse principalement aux startups et aux PME/PMI. Nous proposons également une licence privée destinée aux grands groupes, hébergeurs/infogéreurs et éditeurs de logiciels ayant un nombre plus important d’infrastructures déployées et qui souhaitent industrialiser leurs services.

Une actualité financière ?

Nous avons obtenu le financement d’une banque française en septembre dernier et avons finalisé fin 2017 le premier tour de table composé notamment d’amis-entrepreneurs reconnus du secteur ayant plusieurs success stories à leur actif. Cet argent nous a aidé à consolider notre outil et à renforcer le noyau dur de l'équipe. Une prochaine levée de fonds en série A est à l’ordre du jour, ce qui nous permettra de poursuivre notre développement à l’international et ouvrir des bureaux aux Etats-Unis.

Quels sont les autres outils que vous utilisez au quotidien ?

Nous utilisons des outils classiques : Slack pour communiquer, Jira et Gitlab pour le suivi et la gestion des projets, HelpScout pour le suivi des tickets, ainsi qu'Algolia, un outil de recherche intégré dans la console Artifakt.io et Stripe pour le paiement en ligne.