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Objets connectés au bureau : bonne idée ou faux progrès ?

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Objets connectés au bureau : bonne idée ou faux progrès ?

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Par Natalia Turkiewicz, directrice commerciale de WiredScore - 07 mars 2018 / 00H00 - mis à jour le 22 mars 2018

Les espaces de travail accueillent de nombreux objets connectés au service de l’entreprise et des collaborateurs. Les robots prennent quant à eux une place croissante au bureau. Dans ces conditions, comment concilier progrès technique, sécurité des données et bien-être au travail ?

Diabeloop, Cosmo Connected, eXsens… La French Tech s’est encore illustrée à l’occasion du dernier Consumer Eletronic Show (CES) de Las Vegas, et a prouvé une fois de plus qu’elle ne manquait pas d’imagination en matière d’objets connectés. Parfois inutiles voire superflus, objets insolites et autres robots en tout genre n’ont pas manqué d’attirer l’attention et de faire couler beaucoup d’encre. Standing desk, lampes intelligentes, coussins connectés… Certains outils destinés à améliorer la vie de bureau posent en effet la question de leur utilité dans l’open space.

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Mais avec l’évolution des lieux de travail, qui nous incite à partager les espaces avec des collègues, ou même des inconnus dans le cadre du coworking, ces gadgets pourraient trouver une réelle utilité : permettre de nous reconnecter à nous-même, dans des situations qui engendrent des difficultés croissantes de concentration.

objets connectés

C’est ce que proposent certains startuppers avec divers objets censés réduire les bruits ambiants, comme par exemple des écouteurs anti-bruit équipés d’une technologie d’annulation sélective du bruit, ou par la diffusion d’une fréquence sonore aux effets similaires. Cette technologie intelligente permet de favoriser la concentration en dépit du bruit régnant au sein de l’environnement de travail. Une innovation astucieuse qui illustre l’apport significatif de la technologie dans l’amélioration des conditions de travail.

Aïe robot

Désormais incontournable, l’intelligence artificielle fait aussi une entrée remarquée dans les bureaux avec l’apparition de robots mués en assistants personnels : le marché des assistants personnels virtuels devrait atteindre 3,52 milliards de dollars d’ici 2021, et 80% des entreprises produisent déjà une forme d’IAQuand la réalité rattrape la fiction, cela donne un robot capable de gérer le planning de réunions ou encore chargé d’accueillir les visiteurs, comme les androïdes Nao et Pepper de SoftBanks Robotics. Un phénomène qui fascine autant qu’il inquiète alors que se pose la question du remplacement des humains par les machines.

Selon une étude publiée par France Stratégie en 2016, moins d’un emploi sur six pourrait être occupé par un robot. Si le ratio peut sembler élevé, il y a finalement peu de risques que cela se produise puisque d’après la même étude « de plus en plus d’emplois apparaissent peu automatisables en France en raison des interactions sociales et de l’adaptabilité qu’ils requièrent« . Des chiffres plutôt rassurants lorsque l’on sait que les Français sont particulièrement réfractaires à l’arrivée des robots dans le monde professionnel

« Le risque de basculer dans un univers à la Matrix est donc encore loin« 

A défaut de les remplacer, l’intelligence artificielle se propose d’aider les humains dans leurs missions en se chargeant des tâches administratives et répétitives du quotidien, ce qui représenterait un gain de temps et d’énergie considérable. Libérés de ces contraintes fastidieuses, les actifs pourront ainsi consacrer davantage de temps à des activités plus créatives et épanouissantes. Cette utilisation maîtrisée de l’intelligence artificielle, qui serait toujours au service de l’humain, serait alors synonyme de progrès et de réduction du stress, un enjeu majeur aujourd’hui.

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Développés pour durer

Les objets connectés servent aussi la cause du développement durable, avec des outils qui participent à la lutte contre le gaspillage énergétique. Dans la lignée de la smart home, le smart office se développe autour de solutions innovantes en matière de collecte des données. À l’ère de l’instantanéité, des startups ont notamment imaginé des solutions capables, comme le controversé compteur Linky d’EDF, de renseigner immédiatement les entreprises sur leurs consommations énergétiques. Reliés à une plateforme centralisée, des capteurs éparpillés dans les bureaux permettent ainsi de collecter des informations sur l’utilisation du chauffage, de l’électricité et même sur les déplacements des employés.

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Ces données permettront ensuite d’optimiser la consommation énergétique pour être au plus près des besoins de l’entreprise. Ils permettent aussi aux employés de signaler immédiatement un problème ou une panne. Vertueuse pour l’environnement, cette avancée soulève la question de la gestion des données qui peuvent aussi être utilisées à des fins de surveillance. Des problématiques qui vont devenir centrales dans la conception et l’utilisation des objets connectés d’ici au 25 mai 2018, date à laquelle le règlement européen sur la protection des données (RGPD) sera officiellement appliqué.

objets connectés

Le bureau doit-il donc tendre vers le tout connecté ? L’éternel arbitrage entre progrès et éthique n’épargne pas les objets connectés : ils peuvent être tour à tour salutaires et nocifs au regard des risques de sécurité et de délitement du lien social qu’ils comportent. Le juste équilibre consisterait donc à développer une technologie au service du bien-être, dans la perspective d’être toujours sous contrôle et au service des humains.

Ces technologies deviendraient alors souhaitables dans la mesure elles permettraient de répondre aux nouvelles problématiques du monde professionnel. C’est cette approche humaniste du progrès que nous souhaitons défendre et encourager aujourd’hui, que ce soit au bureau ou partout où nous sommes potentiellement connectés.

Maddyness, partenaire média de WiredScore.

Par

Natalia Turkiewicz, directrice commerciale de WiredScore

07 mars 2018 / 00H00
mis à jour le 22 mars 2018

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