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Qu’attendent les salariés français de leur entreprise ?

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Par Maëlle Lafond - 04 avril 2018 / 14H00

Salesforce et BVA ont mené une étude sur les attentes des salariés français. Résultat : le niveau de la motivation nationale s'éleve à 6,7/10 et la clé d'une meilleure productivité se situe dans la reconnaisance et l'intérêt des entreprises à l'égard de leurs collaborateurs.

Quelles sont les attentes des salariés français vis-à-vis de leur entreprise ? Telle est la question à laquelle a souhaité répondre Salesforce avec BVA qui a réalisé une étude pour évaluer et qualifier les projections et les attentes qu’ont les salariés français à l’égard de leur entreprise.

L’intérêt et la reconnaissance, points cardinaux de la motivation

Le niveau de motivation des salariés français dans leur travail est profondément contrasté. Quand la moyenne nationale s’élève à 6,7 / 10, 22% des sondés se déclarent le plus souvent démotivés. Parmi les salariés chez lesquels la motivation est fréquente, on note qu’il fait bon être manager (42%) ou évoluer dans une petite entreprise (44%) pour gagner en motivation.

Clé de la productivité et d’une atmosphère constructive, la motivation naît  de deux facteurs déterminants : la reconnaissance et l’intérêt.

« Il est de la responsabilité de l’entreprise de créer un environnement permettant à tous de transmettre et recevoir des avis en temps réel pour une reconnaissance objective . Pour que cela fonctionne, il doit se baser sur la confiance, élément déterminant qui doit se gagner. Elle prend sa source dans les plus hautes sphères et se décline ensuite dans les ramifications de l’organisation. C’est un modèle à transmettre« , estime Olivier Derrien, directeur général de Salesforce.

Aujourd’hui, d’après BVA, un salarié sur deux souffre d’un manque de reconnaissance dans son entreprise. Les salariés du secteur public sont les plus mis à mal en la matière : 52% d’entre eux se déclarent insatisfaits (contre 42% des salariés du privé). Deuxième pilier fondamental de la motivation, l’intérêt joue un rôle déterminant dans la mobilisation des salariés au sein de leur entreprise, pour accomplir leur travail. Or, près d’un salarié sur cinq déclare ne pas trouver d’intérêt à son travail. Fréquent chez les fonctionnaires (25%), ce constat affecte aussi les cadres : un sur dix serait concerné.

« L’intérêt pour son métier est aussi crucial que l’intérêt pour son entreprise de façon générale : son activité, sa stratégie, son implication et son rôle dans l’économie comme dans notre société. Le rôle social et la place accordée à l’humain au sens large sont des éléments moteurs dans l’intérêt des salariés et dans la fédération de ces derniers autour du noyau de l’organisation. Rassemblée, la force salariale rayonne et contribue à la solidité de l’entreprise« , synthétise Nicolas Froissard, directeur général groupe en charge de la communication, du plaidoyer, de la culture et du numérique, GROUPE SOS.

Du changement naît l’inquiétude

Face à la mutation des entreprises, à la banalisation de l’automatisation et aux progrès de l’intelligence artificielle, les métiers et les organisations se transforment. Rapide et sans fracas, l’adoption de solutions logicielles auto-apprenantes, de systèmes autonomes et d’applications intelligentes mais aussi de machines au sens plus large du terme divise : un tiers des salariés se disent inquiets des évolutions du monde du travail quand un autre tiers se déclare impatient. Symptomatique des grands antagonismes de notre société, les salariés du public (42%) voient arriver ces changements à une cadence trop rapide alors que les salariés du privé (37%) trépignent et estiment que ces mutations sont lentes à s’installer.

« Une immense majorité des répondants se sent directement concernée par ces évolutions : pour 56% d’entre eux, leur métier n’existera plus ou sera de moins en moins exercé dans 15 ans (71% des fonctionnaires et 61% des salariés du secteur industriel). C’est dire à quel point il est plus que temps de faire acte de pédagogie ! La formation continue comme initiale est plus que jamais un sujet d’importance majeure pour le bon développement des salariés et, à travers eux, de nos entreprises« , constate Adélaïde Zulfikarpasic, directrice de BVA Opinion.

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Non seulement inquiets à l’idée que leur métier disparaisse, les salariés français sont aussi plutôt pessimistes quant à leur capacité à rebondir : ils sont 61% à déclarer que changer de métier serait difficile pour eux. Cependant, bien qu’inquiétés par les nouvelles technologies et soucieux de leur capacité à se réorienter, les salariés français conservent un optimisme qui ferait mentir leur réputation dans le monde. 60% des répondants se déclarent optimistes au sujet de l’avenir de leur travail.

Quel rôle social pour l’entreprise ?

Dans un tel contexte d’inquiétude, de démotivation et de désintérêt, comment l’entreprise se sert-elle des différents outils à sa disposition afin d’être source de formation, d’adaptabilité et de bien-être ? Facteur de réassurance face à un avenir incertain et changeant, la formation est un axe crucial qui serait, selon l’étude, encore aujourd’hui majoritairement sous-estimé par les entreprises. Pour 54% des répondants, l’entreprise n’accorde pas suffisamment d’importance à la transmission des savoirs.

Déterminante dans la fidélisation des salariés et dans la motivation de ces derniers, l’adaptabilité n’est, elle non plus, pas encore tout à fait au rendez-vous. À peine plus de la moitié des sondés (51%) considère que l’entreprise ne tient pas suffisamment compte de leurs demandes spécifiques (télétravail, horaires aménagés, etc.). Or un tiers des salariés français qui souhaiterait faire du télétravail n’a pas aujourd’hui cette possibilité.

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« Le bien-être au travail est donc aujourd’hui une valeur différenciante précieuse dans l’attraction et la fidélisation des salariés. Le lieu de travail s’étant mué en lieu de vie, il est primordial qu’il offre toutes les caractéristiques adéquates : sécurité, santé et bien-être« , déclare Patrick Dumoulin, directeur général de l’institut Great Place to Work France. « Que la dynamique entamée soit encourageante, 47% des sondés considèrent encore en effet que leur entreprise néglige ces points. »

Faisant encore l’objet de trop peu de considération, le bien-être au travail figure pourtant en première place des priorités des salariés français (59%), juste devant le pouvoir d’achat (58%) et les conditions de travail (56%) …

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Maëlle Lafond

04 avril 2018 / 14H00
mis à jour le 04 avril 2018
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