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Bonapart, la solution pour louer un appartement sans caution

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Bonapart, la solution pour louer un appartement sans caution

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Par Antoine Grimal - 07 mai 2018 / 11H00

Fabrice Le Parc, CEO de Bonapart, répond aujourd'hui aux questions de la rédaction concernant sa solution permettant aux locataires d'emménager dans un appartement sans avoir à donner de caution.

Fabrice Le Parc et Jaafar Elalamy ont fait connaissance en tant qu’anciens HEC « Entrepreneurs ». Ils se sont tout de suite trouvés complémentaires : Jaafar sait coder et fonde là, à 25 ans, sa troisième startup. Fabrice, 38 ans, est le pro du marketing, et a récemment cofondé plusieurs startups, après un passage en production TV.

Quel a été votre constat de départ ?

Nous sommes convaincus que la tech peut améliorer l’immobilier. Fabrice a été locataire ou propriétaire d’une cinquantaine d’appartements dans le monde. Au retour d’un road trip d’un mois aux Etats-Unis, on a eu un « eureka moment » et on a pivoté : plutôt que de créer une énième plateforme de location, ultra couteuse à développer, on a eu l’idée simple de remplacer la caution.

Elle est source de conflits et souvent inutile, il est fréquent que des locataires honnêtes ne la récupèrent pas, et beaucoup de propriétaires se retrouvent avec les derniers mois impayés. En réalité, les dommages locatifs sont très rares, et c’est juste un moyen pour le propriétaire de s’assurer un mois de loyer (deux dans le meublé), ce qui n’est pas énorme mais frustrant pour la trésorerie du locataire.

Quelle est votre solution ?

A partir de 9,99 euros par mois payés par le locataire, nous couvrons le propriétaire à hauteur d’un million d’euros. Bonapart agit comme médiateur et valide la capacité de paiement des locataires. Nous avons convaincu des assureurs de monter pour nous un produit nouveau d’assurance séduisant et sécurisant. Nous avons découvert que les solutions similaires qui venaient à peine de se lancer aux Etats-Unis et en Angleterre connaissent un succès fulgurant.

Notre stratégie est claire : distribuer via les agents et plateformes et convaincre en priorité les propriétaires ; créer une barrière à l’entrée en négociant des exclusivités puis scaler agressivement pour devenir leader. Nous évaluons le marché français à 2,3 milliards d’euros, et le besoin existe dans le monde entier.

Toutes les agences et gestionnaires de biens que nous avons contacté souhaitent nous distribuer, et notre agenda s’est rempli de rendez-vous avec des investisseurs quelques jours après que nous ayons structuré notre offre.

Quel est votre business model ?

Nous proposons une offre B2C avec un abonnement payé par le locataire, à partir de 9,99 euros par mois. Nous distribuons des produits et services innovants à notre base de locataires et propriétaires, comme le scoring de la solvabilité, en utilisant l’AI, et les assurances loyers impayés ou juridique.

Nous envisageons également une offre B2B qui serait une marketplace de services Proptech sur lesquels nous prendrions une commission. 

Pouvez-vous nous raconter votre plus belle anecdote de startupper ?

Pendant notre premier pitch à des VC de la Valley, on nous a regardé avec approbation dérouler le deck pendant 45 min, face à un superbe panorama de séquoias. Puis un des VC nous a gentiment dit que nous n’avions rien compris, que seule importait la « data », et nous a raccompagné sans aucune autre remarque.

Au final, notre voyage dans la Silicon Valley a mis dès le début la barre haute. Comprendre que notre concept initial n’était pas nécessaire là-bas nous a permis de revenir aux fondamentaux et nous recentrer sur un problème spécifique, et de pivoter avant de nous lancer.

Quelle a été votre plus grosse galère ?

Nous avons été invités à pitcher dans une University aux Etats-Unis. Après avoir fini le Deck dans la voiture, évité de peu la mort en ratant une bretelle, totalement perdus, on a attendu notre tour pendant quatre heures. A ce moment, il ne restait plus personne, et à la fin l’organisateur s’est réveillé pour nous dire : « Vos slides sont jolis, mais comme vous êtes français, ça doit être plus simple de commencer là-bas, non ? »

Recherchez-vous actuellement des fonds ?

Oui, nous recherchons actuellement environ deux millions d’euros.

Par

Antoine Grimal

07 mai 2018 / 11H00
mis à jour le 04 mai 2018
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