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Comment rebondir après un échec

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Par Celine Deluzarche - 14 mai 2018 / 09H00

«On n'est que l'accumulation de nos échecs. C’est sur la base de nos erreurs que l’on est capable de créer». La citation est de Xavier Niel. Elle illustre un état d’esprit très prégnant aux Etats-Unis mais encore peu en France : celui de la valorisation de l’échec. Cinq entrepreneurs racontent comment ils ont réussi à faire de leur expérience ratée une force pour avancer.

Faire le deuil de sa startup

«J’ai mis plusieurs mois à déposer le bilan après la fin de l’activité», se souvient Louise Eggrickx. Sa startup de livraison de box d’en-cas sains a petit à petit périclité avant que l’entrepreneuse ne ne décide à clore l’entreprise. Pas facile de rayer deux ans de travail d’un trait de plume et de passer à autre chose. «Lorsque je passais des entretiens d’embauches, plusieurs recruteurs m’ont fait remarquer que je parlais encore de ma boîte au présent», se souvient-elle. «A cette époque j’avais toujours des clients qui réclamaient les produits et je continuais à envoyer quelques box, donc pour moi c’était toujours d’actualité, même si dans ma tête j’avais décidé d’arrêter»

Passer par une entreprise pour prendre du recul

Après l’échec de son aventure entrepreneuriale dans la vente privée sur Internet, Laurent Attali est passé par la case salariée chez Groupe Première Heure, une petite société de production française. Une nécessité économique, d’abord : «Je me suis retrouvé sans rien alors que je venais d’avoir mon premier enfant», se rappelle-t-il. Une nécessité psychologique aussi, le temps de bien comprendre les causes de son expérience malheureuse. Un peu désemparé par l’échec de son site de covoiturage pour étudiants, Alexandre Hanot a lui aussi repris doucement confiance en temps que chef de produit chez Cheerz, une application d’impression photos. Tous deux saluent un bon accueil et un travail jugé «très interessant». Mais l’envie de liberté les a vite rattrapés. «On est entrepreneur ou l’on ne l’est pas», sourit Laurent Attali. Après deux ans et demi, il a décidé de se relancer de zéro avec Bricoco, une sorte de «Bon Coin» du bricolage.

Faire passer sa culture «startup» en entreprise

Entrepreneur, c’est avant tout un état d’esprit. «Je recommande cette expérience à tout le monde», assure Bertrand Boullay. «Cela permet de donner du sens à son travail et de gagner en maturité. Du coup, on est prêt à vous confier davantage de responsabilités lorsque vous réintégrez une nouvelle entreprise», témoigne le fondateur de Where Is My Mat, un site proposant des cours de yoga, abandonné en 2017. Le jeune homme est aujourd’hui chef de produit marketing au sein d’une d’Innovorder, une startup de digitalisation des points de vente, et se qualifie lui-même de «pierre angulaire» de l’entreprise. Grâce à son aventure entrepreneuriale, Louise Eggrickx a elle aussi été rapidement repérée par d’autres startups en quête de personnes d’expériences. Elle a d’abord rejoint MonDocteur, une plate-forme de mise en relation avec des médecins, puis Axeleo, un accélérateur de startups dédié au B2B. «On parlait le même langage, donc je comprenais parfaitement leurs problèmes», appuie la jeune femme.

Tirer les leçons de ses erreurs

Loin d’être découragé, Alexandre Hanot a décidé de repartir du bon pied. Fini le site Internet, trop long et couteux à entretenir : son application de covoiturage Shotgun ne sera désormais disponible que sur mobile. Fini aussi le modèle payant, décourageant pour les étudiants : la startup se financera grâce à la vente d’une licence auprès des entreprises et des écoles. Et après avoir en vain démarché des dizaines d’investisseurs, c’est complètement par hasard qu’il a enfin trouvé un Business Angel grâce à un ami commun. Après s’être fait «éjecter» de sa propre startup en 2014 par ses actionnaires, Laurent Attali a lui aussi changé son point de vue : «Plutôt que se précipiter à trouver des investisseurs, je préfère bâtir une relation de confiance», assure-t-il. Et pour sa nouvelle startup, Bricoco, il s’est associé avec «un vieux copain».

Capitaliser sur son expérience

Après avoir navigué entre différents postes au sein d’entreprises, Louise Eggrickx a voulu retrouver sa liberté : ne plus avoir de patron, gérer son emploi du temps comme on veut… Elle s’est alors installée comme consultante indépendante en innovation. «Aujourd’hui je travaille pour Le Lab de La Poste, une sorte de laboratoire à startups qui s’adresse aux grands comptes», raconte-t-elle. «Je les conseille sur le développement de leur business et j’accompagne les créateurs». Même démarche pour François-Xavier Leduc, cofondateur de Tripndrive, une plate-forme de covoiturage liquidée en 2017. Après avoir du céder sa startup à TravelCar en 2017, il est aujourd’hui consultant indépendant pour le Boston Consulting Group. Un job où il s’applique à délivrer ses conseils issus de son expérience de créateur d’entreprise, mais «beaucoup moins chronophage et plus rémunérateur», rigole-t-il.

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Celine Deluzarche

14 mai 2018 / 09H00
mis à jour le 14 mai 2018
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