Maddyness

Anne Roumanoff lance sa marketplace pour les talents du spectacle vivant

Comments
Partager :
Up
Partie précédente
1 —
Partie suivante
Down
Maddyness
Up
Menu
Partie 1
Down
Entrepreneurs

Anne Roumanoff lance sa marketplace pour les talents du spectacle vivant

Pepper Pepper Pepper
10123 - on fire  |  
Comments
Par Anais Richardin - 12 juin 2018 / 12H00

On a l’habitude de la voir sur scène ou sur les plateaux télé. Là où on n’attendait pas Anne Roumanoff c’est derrière son ordinateur, à la tête d’une marketplace dédiée au monde du spectacle. Lancée le 28 mai, cette nouvelle aventure entrepreneuriale en a surpris plus d’uns, à commencer par la principale intéressée qui a transformé une « petite idée » en side project gourmand, en temps, et en argent. Prochaine étape : transformer l’idée en business rentable.

Comment est né laplaceduspectacle.com ?

C’est une idée que j’ai eue il y a un an. Je travaille notamment avec un juriste et un graphiste et je trouvais ça dommage que les compétences de ces personnes-là ne soient pas partagées avec d’autres. Dans le spectacle vivant on est toujours à la recherche de bons prestataires, mais très souvent les gens gardent jalousement leurs adresses.

Au tout départ, ce projet n’était pas d’une clarté folle. J’ai commencé à en parler, on m’a alors expliqué que mon business était une place de marché. J’ai choisi Wizaplace en décembre pour m’accompagner et je me suis aperçue des besoins, de ce qu’on pouvait faire, ne pas faire.

J’ai sollicité mon entourage et validé les meilleurs prestataires, j’ai également négocié les tarifs pour regrouper les bonnes compétences au prix le plus juste et surtout le plus transparent ! Mais ça a été parfois difficile d’obliger les gens à afficher leurs tarifs… parce que ça se fait parfois à la tête du client. L’idée est de pouvoir trouver un éclairagiste, un créateur de site web, un graphiste, un journaliste qui écrit vos communiqués de presse ou même une danseuse de l’opéra qui fait de la préparation mentale pour les comédiens ! Laplaceduspectacle.com c’est une manière d’aider les petits spectacles à ne pas galérer 50 ans à trouver les bonnes personnes pour monter leurs projets.

Comment fonctionne votre marketplace ?

Il y a trois catégories de compétences : starter, pro et expert, et donc une palette de prix qui varie en fonction de l’expérience des prestataires.

Nous prenons une commission sur chacune des prestations et pour les mises en relation nous avons un tarif d’apporteur d’affaires, mais uniquement sur le premier contrat. Je n’ai pas de business plan mais il faudrait que le site devienne une référence sur ce micro marché. Ca m’a coûté 40 000 euros à développer, il faudrait au moins que je rentre dans mes frais, mais à raison de commissions à 5 ou 10 euros, il va falloir en générer des contrats !

Certaines prestations ont-elles été plus dures à trouver que d’autres ?  

Il y a des prestations plus insolites comme un numérologue ou encore une prestation « SOS phobie administrative » pour vous aider à ranger vos papiers. Et oui, j’ai négocié des choses qui ne sont pas forcément faciles à obtenir. Par exemple, les théâtres sont souvent libres le matin, du coup je leur ai demandé de bien vouloir louer leur salle pour des répétitions, showcases et autres. Pas mal ont déjà accepté comme Les Blancs Manteaux, le Palais des glaces etc. Le comédien n’a plus besoin d’appeler directement le théâtre, tout est négocié à l’avance.

Quelle ambition nourrissez-vous pour laplaceduspectacle ?

Être rentable. Je me donne un an pour voir comment évoluent les choses. Pour le moment, je n’ai embauché personne, ce sont des collaborateurs de ma société de spectacle qui ont évolué et m’ont aidé sur le lancement de laplaceduspectacle. Je me rends compte que d’autres projets semblables étaient dans les tuyaux puisque Billetréduc nous a approché pour monter un partenariat. Ils avaient l’idée d’une marketplace de ce type depuis deux ans. 

Pensez-vous faire appel à des investisseurs ?

Ca me fait rigoler cette histoire d’investisseurs, je ne comprends pas pourquoi les gens investissent des millions dans des projets qui ne rapporteront pas d’argent. Il y a vraiment un côté « on est dans le web, on est super », il y a toute une mythologie autour des startups qui permet de faire bosser les gens 15h par jour, mais il faut bien que les commandes rentrent et qu’on gagne de l’argent. Il y a aussi toute cette faune de gens qui gravitent autour des startups pour « t’aider » mais surtout pour grapiller du fric.  En ce qui me concerne, je gagne 100 fois plus avec un seul spectacle alors la motivation n’est vraiment pas financière, même si je voudrais pouvoir embaucher.

Ca aide de s’appeler Anne Roumanoff quand on monte un business ?

Ca aide pour contacter les gens, mon antériorité dans le métier fait qu’ils se disent que je vais faire quelque chose de sérieux, mais mon nom n’a pas empêché certaines personnes de m’envoyer bouler ! Certains prestataires se sont même arrêté en cours de négociation, peut-être qu’au départ certains ne me prenaient pas au sérieux. Et quand ce sont des gens importants je négocie sous mon nom, mais sinon je ne le fais pas, ça fausserait la relation.

Quels sont les premiers résultats de la plateforme ?

Je ne devrais peut-être pas les dire. Nous avons 200 connexions par jour et nous avons eu 3 commandes hier (le 7 juin, NDLR). Mais les gens de BilletRéduc m’ont dit qu’entre la première visite et la première commande il se passait 19 jours. Après, je suis bien entourée, j’ai une agence digitale, Arnaud Chaigneau (Numa, NDLR) m’accompagne et je me rends compte que c’est important de connaître des personnes référentes.

Comment gère-t-on deux entreprises aussi différentes l’une de l’autre ?

On s’entoure, mais la semaine dernière, je sortais d’une émission de télé, j’étais au bord du burn out, j’ai été trop sous pression avec le lancement. Je vais sur Google Analytics tout le temps, je vais voir les chiffres, je vais voir s’il y a de nouveaux clients, où en sont les inscriptions, je m’occupe des pubs Adwords et Facebook. Je suis assez entière, quand je fais quelque chose je ne peux pas le faire à moitié, même si je dois faire un film l’année prochaine et que j’ai une centaine de dates de tournée. Aujourd’hui toutefois je supervise, je ne la gère pas au quotidien mais je peux dire que c’est beaucoup plus dur de monter un site qu’un spectacle ! Quand je suis sur scène j’ai une liberté, je joue et il faut que je fasse rire, mais là il faut galvaniser une équipe, il faut se coordonner avec les partenaires etc. En tout cas, je n’aurais pas cru que c’était un tel boulot, si j’avais sû je ne l’aurais peut-être pas fait !

Par

Anais Richardin

12 juin 2018 / 12H00
mis à jour le 12 juin 2018
Business
Menu
Entrepreneurs
Menu
Finance
Menu
Innovation
Menu
Technologies
Menu
MaddyShop
MaddyShop
Agenda
Agenda
MaddyEvent
MaddyEvent
MaddyJobs
MaddyJobs
MaddyStudio
MaddyStudio
S'abonner à notre newsletter
À propos
Mentions Légales
Articles les plus consultés
>
Search
Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.
Search
Nos services
Les catégories
Maddynews
Recevez le résumé de nos articles directement dans votre boîte mail
Hmm... Il y a visiblement eu un soucis :(
Maddyness

Comme vous le savez, Maddyness est à la pointe de l'innovation.
Malheureusement il semble que votre navigateur ne le soit pas encore...

Pour une bonne expérience de navigation
(et être au top de la modernité) pensez à passer sur :
Chrome
Chrome
Safari
Safari
Firefox
Firefox
Edge
Edge