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Que Font Les Fonds : le portrait de MD Start

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Par Geraldine Russell - 25 février 2019 / 17H00

Dans le paysage de plus en plus foisonnant de l’investissement, les fonds se multiplient… et ne se ressemblent pas. Parce qu’une levée, ce n’est pas simplement encaisser de l’argent et surfer sur une bonne occasion de communiquer, nous avons décidé de brosser le portrait des fonds français pour aider les entrepreneurs à s’y retrouver et à choisir le bon investisseur. Au tour de MD Start !

À mi-chemin entre un fonds d’investissement et un startup studio, MD Start est un inclassable qui cultive sa différence. C’est en 2010 que ce concept hybride a vu le jour, grâce aux efforts conjugués de Medtronic et Sorin Group, deux poids lourds du secteur de la santé, ainsi qu’à Sofinnova Partners, une société de capital-risque spécialisée dans les sciences de la vie. « Les cliniciens font face à une problématique récurrente : ils ont beaucoup d’idées mais ne sont pas entrepreneurs et ne savent donc pas toujours comment les développer, souligne Anne Osdoit, partner de MD Start. Il existait donc un vrai besoin d’un véhicule pour faire maturer et structurer ces projets.« 

MD Start se concentre sur les projets très early stage du secteur de la Medtech, avec une dimension hautement technologique (utilisant du hardware, la data ou de l’IoT). Et si le fonds s’intéresse de près aux projets français, ils ne représentent qu’environ 20% du portefeuille, à égalité avec les projets américains. « Les États-Unis manquent de capitaux en phase précoce de développement« , précise Anne Osdoit. La majorité des projets reste européenne.

Structurer le projet

Le premier objectif des équipes de MD Start est donc de « dérisquer les projets jusqu’au premier investissement« . Ce que cela signifie ? Vérifier sa faisabilité, calculer le marché potentiel, réaliser un premier prototype, développer l’approche clinique. Dans un second temps, le startup studio s’occupe également de recruter un CEO. L’inventeur reste étroitement lié au projet, notamment au moment des essais cliniques, son expertise se révélant particulièrement précieuse à ce moment-là. Mais il ne peut pas suivre opérationnellement le projet au quotidien. C’est pourquoi MD Start s’est constitué un vivier d’entrepreneurs en résidence, qui se rendent disponibles à tour de rôle pour pouvoir prendre les rênes d’un projet qui entre dans le portefeuille.

« Toute la gestion de projet et la dimension entrepreneuriale ont été internalisées au sein des équipes de MD Start« , détaille Anne Osdoit. La structure se doit de mettre en place les protocoles scientifiques, de superviser les essais cliniques et d’entretenir d’étroits liens avec les laboratoires et les sites hospitaliers tout au long du processus de recherche.

Monter en puissance

Un accompagnement très opérationnel qui se double d’un accompagnement financier. « Nous sommes un relai de croissance avant l’arrivée de corporates au capital« , assure Anne Osdoit. Lors de la création de la startup, MD Start devient automatiquement cofondateur – avec la majorité des parts – en collaboration avec le scientifique à l’origine du projet. Et assume sur ses fonds les études de faisabilité – entre 50 000 et 100 000 euros pour un prototypage, par exemple – et la due diligence, grâce à différentes structures de deal proposées à l’inventeur (royalties, paiement lors de certaines milestones…).

Après avoir convaincu Sorin Group et Benson Ventures lors du closing du premier fonds, puis LivaNova et bpifrance lors de celui du deuxième fonds, MD Start boucle actuellement le closing de son troisième fonds, d’une taille de 50 à 70 millions d’euros. Cette nouvelle opération financière se doublera d’un changement structurel majeur puisque le fonds sera désormais adossé à la société de gestion de Sofinnova Partners. De quoi permettre à MD Start de monter en puissance lors des tours de série B et C de ses protégés. Et d’assumer un positionnement entrepreneurial dans un secteur où les besoins en capitaux sont immenses. « Nous aimons nous définir comme des entrepreneurs qui ont le luxe ou la chance d’avoir un portefeuille pour développer des sociétés« , sourit ainsi Anne Osdoit.

Par

Geraldine Russell

25 février 2019 / 17H00
mis à jour le 25 février 2019
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