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L’intrapreneuriat , efficace pour développer de nouvelles méthodes de travail moins pour attirer de nouveaux clients

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L’intrapreneuriat , efficace pour développer de nouvelles méthodes de travail moins pour attirer de nouveaux clients

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Par Antoine Garbay - 11 juin 2019 / 17H00

Fort levier d’attraction de talents pour les grands groupes, les programmes d'intrapreneuriat permettent de développer en interne des process innovants et impliquants, ils sont toutefois rarement générateurs de réelles opportunités de business.

Véritable – et efficace – buzzword pour les entreprises qui cherchent à faire parler d’elles, l’intrapreneuriat n’en finit pas d’inonder nos boîtes mails. Plus à la mode et surtout bien souvent moins onéreux que les démarches d’open-innovation, ce mode de fonctionnement a définitivement le vent en poupe. Toutefois, quel en est réellement le retour sur investissement ? « L’intrapreneuriat apporte énormément en attractivité et en visibilité aux groupes qui le pratique, assure Lola Virolle, co-directrice de l’incubateur de makesense, cela permet d’économiser des dépenses en publicité ou en salons divers. » Ces programmes, plébiscités par les salariés, permettent en effet d’attirer les talents.

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Au-delà de cet effet de traction, non négligeable, il est difficile de constater l’impact de l’intrapreneuriat sur les comptes d’une société. Il permet avant tout de changer la culture d’entreprise vers plus d’agilité, notamment en remettant en cause des méthodes de travail parfois technocratiques. « Les grands groupes ont tendance à perdre leur fibre entrepreneuriale, les programmes d’intrapreneuriat leur permettent de la ressentir à nouveau », explique Lola Virolle.

Entre 75 et 80 % des projets d’intrapreneuriat ne voient pas le jour

Toutefois, cela donne très rarement naissance à des innovations de rupture, peu de nouveaux marchés étant exploités par des projets intrapreneuriaux. D’ailleurs rares sont ceux qui voient vraiment le jour : « 10 % des projets naissent sous la forme d’une startup capitalisée et entre 10 et 15 % sont intégrés sous forme de nouveaux métiers dans le groupe d’origine », recense Lola Virolle. Le reste, entre 75 et 80 % donc, des projets intrapreneuriaux ne vont jamais au bout de leur phase de test.

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La plupart des premiers programmes d’intrapreneuriat poussés par les entreprises ont d’ailleurs majoritairement vocation à impliquer les salariés et à trouver de nouvelles méthodes de travail plutôt qu’à développer le volet business. « Une fois le premier programme terminé et les nouveautés intégrées, les entreprises lancent souvent une deuxième édition qui a plus vocation à mettre en place des produits ou des services exploitables », constate la spécialiste de makesense. À vous de vous lancer, en connaissance de cause !

Par

Antoine Garbay

11 juin 2019 / 17H00
mis à jour le 15 juin 2019
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