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À Montreuil, 9 mois pour aider les réfugiés à entreprendre

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À Montreuil, 9 mois pour aider les réfugiés à entreprendre

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Par Geraldine Russell - 20 juin 2019 / 18H00

Pouvoirs publics et entreprises se sont alliés pour ouvrir un incubateur qui doit permettre d'aider les réfugiés à développer un projet d'entreprise.

Quelques ballons décorent la grande salle, aménagée avec des tables et quelques poufs. « Il y a encore quelques semaines, c’était un fablab« , glisse Paul Jarquin, fondateur de REI Habitat – propriétaire de cet immeuble situé en plein coeur de Montreuil – et président du Réseau des entreprises de Montreuil qui contribue au projet. Le local change d’usage au fil des besoins. Et, ce mercredi, l’inauguration d’un incubateur dédié à l’insertion professionnelle des réfugiés est accueillie avec chaleur par la ville et les partenaires de l’opération : BNP Paribas, Generali et La Ruche.

« Nous contribuons à quelque chose d’important, souligne Patrice Bessac, maire de la ville depuis 2014. Nous devons rendre possibles les rencontres, qui produisent de la créativité et de la richesse. » C’est ce qui manque aux réfugiés, qui fuient leur pays avec diplômes, compétences et expérience qu’ils ne parviennent pas à valoriser en France. « En arrivant dans un nouveau pays, les réfugiés perdent le bagage social et culturel qu’ils avaient jusque-là, rappelle Elise Ginioux, chargée de la communication, de la RSE et des affaires publiques chez Generali France, qui a porté le projet. Nous devons les aider à retrouver ce bagage.« 

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Un accompagnement 360°

Dès septembre, l’incubateur accueillera une quinzaine de participants pour un accompagnement qui doit durer neuf mois, le temps d’accoucher d’un projet entrepreneurial viable. De la structuration de l’idée à une éventuelle levée de fonds pour financer le projet, tout en aidant les réfugiés à trouver des emplois pour subvenir à leurs besoins à court terme, l’ensemble de la chaîne des besoins des entrepreneurs en devenir est couverte par les différents acteurs. Outre l’accès à des locaux dédiés et la mise à disposition de matériel et d’outils informatiques, la structure proposera aux réfugiés un dispositif complet d’aide à l’insertion professionnelle. Ainsi, la mairie les inclura dans un programme de cours approfondis de français, le Réseau des entreprises de Montreuil leur ouvrira son carnet d’adresses, BNP Paribas et Generali mettront des mentors à leur disposition, tandis que La Ruche et The Human Safety Net se partageront le suivi des projets.

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« Quand on crée un incubateur, c’est pour développer un levier d’intégration à long terme, précise Raphaèle Leroy, directrice de l’engagement chez BNP Paribas. Nous souhaitons révéler les talents des entrepreneurs réfugiés, dont beaucoup sont sous-employés en arrivant en France. Nous voulons leur donner la chance d’un vrai nouveau départ grâce à une intégration économique mais aussi sociale. » C’est aussi l’idée d’associer acteurs privés et pouvoirs publics, afin de « fertiliser le territoire et rendre l’impact systémique« .

Accueillir mais aussi intégrer

« Quand on parle des réfugiés, il est souvent question de l’accueil mais plus rarement de l’intégration et du travail« , a regretté Halima Menhoudj, adjointe au maire de Montreuil notamment en charge des populations migrantes. Or le travail contribue fortement à l’intégration des migrant·e·s, comme l’a bien compris la ville de Montreuil, particulièrement engagée sur la question : elle compte notamment pas moins de seize foyers pour travailleurs migrants. « Plus de 80 nationalités cohabitent à Montreuil, a rappelé le maire de la ville. Le poids des idées extrémistes est particulièrement faible, ce qui est facteur d’espoir : en travaillant ensemble, on peut arriver à quelque chose ! »

Le projet pourrait bien donner des idées à d’autres municipalités. Generali, déjà impliqué dans plusieurs autres programmes d’aide aux réfugiés par l’entrepreneuriat avec des partenaires comme Singa ou Wintegreat, vante un bilan de pas moins d’une vingtaine de projets lancés par des réfugiés. Élise Ginioux prend l’exemple de l’Allemagne, où sept incubateurs du même genre ont été lancés avec succès. De quoi laisser rêver à un « axe franco-allemand » de l’aide aux réfugiés ?

Par

Geraldine Russell

20 juin 2019 / 18H00
mis à jour le 21 juin 2019
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