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Que font les fonds ? Le portrait de Makesense

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Que font les fonds ? Le portrait de Makesense

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Par Geraldine Russell - 26 juin 2019 / 13H17

Dans le paysage foisonnant de l’investissement, les fonds se multiplient… et ne se ressemblent pas. Parce qu’une levée, ce n’est pas simplement encaisser de l’argent et une bonne occasion de communiquer, nous brossons le portrait des fonds français pour aider les entrepreneurs à s’y retrouver et à choisir le bon investisseur. Au tour de MakeSense !

C’est un petit pas pour Makesense mais un grand pas pour les startups de l’ESS ! Cinq ans après le lancement de son incubateur, devenu un acteur central de l’économie sociale et solidaire, Makesense récidive en se positionnant cette fois en tant qu’investisseur, avec son premier véhicule d’investissement Makesense Seed I. Une diversification qui n’a rien de surprenant, selon Léa Zaslavsky, cofondatrice du fonds. « Jusque-là, nous accompagnions les startups dans leur développement stratégique, l’accès aux bons réseaux pour les faire grandir. Il nous manquait une offre de financement en interne.« 

En effet, si les startups à impact ont à leur disposition un certain nombre de dispositifs pour financer leurs premiers développements – POC, prototype, beta… – difficile ensuite de trouver les quelques centaines de milliers d’euros nécessaires à leur décollage. Après le crowdfunding, les subventions et les prêts solidaires mais avant l’impact investing ou les prêts bancaires, c’est dans cet intervalle que Makesense s’est faufilé avec l’aide du Fonds européen d’investissement (FEI). Celui-ci a en effet débloqué une ligne de financement pour les fonds portés par des structures d’accompagnement. La spécialisation de Makesense sur les entreprises à impact l’a convaincu.

Car, contrairement à des startups classiques les startups à impact ne peuvent entrer dans la logique de portefeuille des fonds classiques. « Ce sont des entreprises qui généreront, à la sortie, un multiple de 2 ou 3, 4 maximum, souligne Léa Zaslavsky. Or les fonds classiques cherchent plutôt à maximiser leur retour sur investissement pour couvrir les frais engagés dans les nombreuses boîtes qui auront fermé. »

Sortir de la logique de portefeuille

Au contraire, Makesense assume de financer des entreprises présentant un retour sur investissement plus faible… mais avec la conviction que, dans le portefeuille qu’il se constituera, moins d’échecs seront à déplorer. Pour mettre toutes les chances de son côté, la structure lance en parallèle un nouveau programme, baptisé Accelerate, qui accompagne pendant trois mois les entreprises sur lesquelles lorgne le fonds. Une sorte de due diligence renforcée, avec objectifs à atteindre et structuration business au menu. « C’est dans notre ADN : nous sommes d’abord une structure d’accompagnement avant d’être un acteur financier« , sourit Léa Zaslavsky.

Parmi la dizaine d’entreprises qui viennent d’intégrer le programme, environ un tiers seront finalement financées. Doté de 8,4 millions d’euros, le fonds prévoit d’investir des tickets d’environ 100 000 euros dans une vingtaine de startups sur dix ans, avec la possibilité de remettre au pot pour compléter un nouveau tour de table de ses protégées. Les autres pourront continuer à bénéficier du soutien et du réseau de la galaxie Makesense.

Garantir une croissance vertueuse

Makesense mise sur la complémentarité de ses équipes et de ses programmes pour soutenir la croissance de ses protégées. Mais aussi sur le soutien de nombreux partenaires, à l’instar d’AngelSquare, Lita ou France Active qui investissent à ses côtés, tout comme les fonds à impact tels que Citizen Capital ou Phitrust qui investissent à des stades de développement plus avancés. « Nous prévoyons de rester environ cinq ans dans nos participations, dont trois en étant très présent pour garantir une croissance saine et humaine et s’assurer de l’impact environnemental et sociétal de l’entreprise. » Pour le mesurer, Makesense définit deux à trois objectifs par entreprise, revus après la première levée de fonds.

Fidèle à sa philosophie qui entremêle humilité et attachement à l’open-source, la structure promet de partager son expérience d’ici deux ans pour vérifier si le modèle est viable. Et ainsi encourager d’autres incubateurs à sauter le pas pour donner encore plus de chances aux startups à impact d’émerger sur la scène de la FrenchTech.

Par

Geraldine Russell

26 juin 2019 / 13H17
mis à jour le 26 juin 2019
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