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Plan IA 2021 : un an après, où en est l’Île-de-France ?

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Par Anne Taffin - 22 octobre 2019 / 07H00

En octobre 2018, la région Île-de-France annonçait fièrement le lancement de son plan IA 2021 officialisant ainsi son ambition : faire du territoire le leader de l’intelligence artificielle en Europe. Un an après, qu'en est-il de ce programme ?

Google, Facebook, Huawei ou encore IBM ont déjà installé une partie de leurs centres de R&D en Île-de-France. Preuve du caractère attractif et de la qualité des universités et des centres de recherches français en matière d’intelligence artificielle. Pour asseoir son leadership, la Région a lancé l’an dernier son plan IA 2021: 15 mesures destinées à accompagner l’offre IA dans le tissus économique francilien. Parmi les idées phares: faciliter l’accès à l’intelligence artificielle aux PME, accroître l’offre de formations, organiser des challenges, développer l’offre de recherches en Intelligence artificielle pour les PME, nouer des partenariats avec l’étranger et créer une gouvernance de l’Intelligence artificielle.

Un an plus tard, deux mesures sont sorties de terre : le pack IA et le Challenge AI for Industry 2019. Les autres actions annoncées, pour certaines plus complexes à mettre en oeuvre, devraient suivre d’ici les deux prochaines années. Maddyness fait le point avec Alexandra Dublanche, vice présidente de la région Île-de-France en charge du développement économique.

Introduire l’IA dans les PME et les ETI

« Si les grands groupes arrivent à se saisir de l’IA, ce n’est pas le cas pour les PME et les ETI. Notre rôle est d’accompagner les ETI à se saisir de cette technologie » explique Alexandra Dublanche. Les équipes de la Région travaillent depuis 2017 sur le sujet. Elles se sont nourries de discussions avec les territoires et les pôles de compétitivité pour comprendre les besoins réels des PME et des ETI. Finalement, 3 points essentiels semblent justifier le retard d’intégration de l’IA dans leurs stratégies : le manque de financement, le foisonnement d’offres et le manque de compétences internes.

Pour les aider à s’y retrouver dans ce maquis francilien, la Région a imaginé le pack IA : un accompagnement personnalisé « qui ne possède aucun équivalent en Europe » selon Alexandra Dublanche. Il sera piloté par un consortium composé de l’IMT, du Hub France IA, BearingPoint, Business & Decision, Capgemini, Quantmetry et l’IRT SystemX. 

Actuellement, les équipes du projet travaillent sur le sourcing des entreprises qui pourraient bénéficier du processus. Ensuite, une première sélection sera effectuée. Si aucun critère n’a été établi, les entreprises devront démontrer « leur volonté et la montée en compétitivité que pourra leur apporter l’IA ».

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L’accompagnement débutera ensuite par un diagnostic des besoins précis de l’entreprise. Les experts les plus pertinents seront alors choisis au sein des partenaires parmi lesquels on peut citer le Hub France IA, Institut Mines-Telecom, IRT System X ou encore Capgemini. L’objectif final est l’implantation effective et active de l’IA dans l’entreprise.

La mission d’une durée de 3 mois sera financée à 50% par la région, le reste (environ 22 500 euros) étant à la charge des startups. « Une somme très en deçà des prix du conseil » souligne Alexandra Dublanche.

Mais pour le moment « aucune date n’est arrêtée sur le commencement des accompagnements. Nous sommes encore en phase de sourcing des entreprises avec les pôles de compétitivité et les territoires » admet la vice-présidente de la région.

Des challenges pour attirer les talents et les valoriser

En parallèle de cette mission de conseil, la Région organisera des challenges pour attirer de nouveaux talents sur son territoire et augmenter la notoriété des startups françaises. Le premier défi, lancé l’an dernier, a été remporté par Owkin pour ses recherches dans la détection de cellules cancéreuses.

Désormais, c’est l’industrie qui sera au coeur des défis du nouveau challenge soutenu par la SNCF et Michelin.

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Les deux géants de la mobilité cherchent des solutions pour gérer l’usure des pneus et améliorer la prédiction du trafic en gare. Ils partageront leurs données pour que les entreprises en lice puissent travailler dessus. « Ça n’a pas été facile de les convaincre mais notre collaboration avec Isabelle Guyon, spécialiste de l’anonymisation et de la sécurisation des données, les a rassurés.» Les entreprises lauréates se partageront 1 million d’euros pour développer leurs solutions qui « intéresseront aussi les franciliens » souligne Alexandra Dublanche, soucieuse de montrer l’impact positif de ces événements sur les habitants.

Des projets au long cours

Pour asseoir son influence au niveau international, la Région mise également sur des partenariats avec l’étranger, notamment la Corée du Sud, le Québec et la Bavière. Alexandra Dublanche s’est rendue au Québec l’an dernier pour « voir les partenariats qui pourraient être développés. Ils prendront la forme d’échanges de doctorants et de chercheurs. Les régions étrangères pourront également s’approprier le concept des Challenges en ouvrant leurs candidatures aux pépites françaises » explique la vice-présidente de la région.
À un niveau plus européen, l’Île-de-France accueillera DigiHall, un énorme centre sur l’IA qui rassemblera chercheurs, experts et entreprises autour de cette thématique. Encore en cours de construction, sa mise en place, estimée à 100 millions d’euros sera en partie financée par la Région (20 millions d’euros).

Une offre de formation est également en cours d’élaboration pour 2020 pour répondre aux problèmes de compétences rencontrés dans les PME. « Nous allons créer le premier lycée en IA au monde. Le travail a déjà commencé pour préparer les programmes mais ce n’est pas encore prêt. Le but est d’avoir 200 élèves de former par an que l’on initie, non pas à l’IA mais à toutes les bases nécessaires à l’IA » indique Alexandra Dublanche. Le lycée devrait voir le jour l’année prochaine. « Nous voulons aussi continuer à accélérer sur nos partenariats avec Simplon pour former les jeunes ou les demandeurs d’emploi à bac+2 » poursuit-elle.

Enfin, le comité de pilotage, annoncé l’an dernier afin de suivre les différentes avancées du plan, n’est pour le moment pas encore totalement opérationnel. Une fois définitivement mis en place, celui-ci, composé d’Alexandra Dublanche, de Bertrand Braunschweig, directeur de l’INRIA Saclay, mais aussi de chercheurs, industriels, startups ou encore personnels académiques, devrait permettre à ces derniers de se réunir tous les six mois.

En attendant, la région cherche à tirer profit du Brexit en s’imposant comme une alternative. « Après un Brexit politique, nous sommes dans un Brexit de R&D et d’industrie, nous devons tout faire pour attirer les entreprises étrangères qui veulent quitter le Royaume-Uni pour s’implanter en Europe continentale » conclut Alexandra Dublanche.

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Anne Taffin

22 octobre 2019 / 07H00
mis à jour le 21 octobre 2019
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