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Reprendre une entreprise : un jeu d’équilibre entre intuition et rationalité

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Par Anne Taffin - 26 novembre 2019 / 14H00

Chaque année 185 000 entreprises sont susceptibles d’être cédées en France. En cause, des dirigeants vieillissants en quête d’un repos bien mérité ou des difficultés financières insurmontables. Dans cette jungle d’opportunités, comment les repreneurs font-ils et doivent-ils faire leur choix ?

Entre 2013 et 2016, les reprises d’entreprises ont chuté de 30%. Une tendance qui semble se poursuivre comme le montre la fermeture de Lima, Oyst ou Sharepay. Dernier exemple en date, l’échec de la compagnie aérienne Aigle Azur qui n’a pas réussi à convaincre de son potentiel.
Pour comprendre les critères pris en compte par les repreneurs, Infopro Digital Etudes a mené l’enquête. 

La croissance de l’entreprise, premier critère de choix

Sur le panel de repreneurs et de créateurs d’entreprises interrogés, 55% désignent la croissance de l’entreprise comme facteur primordial dans leur choix de reprise devant la rentabilité (38%) et la valeur financière (27%).
Choisir de reprendre une société c’est donc avant tout s’intéresser à son potentiel sur le long terme. Une idée soutenue par Laurent Benoudiz, Président de l’Ordre des Experts-Comptables de Paris Île-de-France, pour qui, “les repreneurs ont raison en pariant sur le potentiel de croissance d’une entreprise ! En effet, les chiffres montrent que, grâce aux investissements et à l’élan du nouveau dirigeant, une reprise permet bien souvent d’améliorer la croissance et l’emploi”.
Nouveau dirigeant, second souffle ? C’est en tout cas l’avis du gouvernement qui estime à 150 000 le nombre d’emplois susceptibles d’être créés par ces reprises chaque année en France.  Mais les avantages économiques ne sont pas les seuls déterminants. 

Les équipes de l’entreprise, un aspect humain à ne pas négliger

Sans force vive, aucune chance pour une entreprise de survivre, et encore moins, de croître. A contrario, la motivation et le dévouement des salariés peuvent constituer un véritable moteur. Investir dans une entreprise, c’est aussi parier sur une équipe qui portera le projet avec soi. C’est sans doute pourquoi les effectifs sont cités comme le troisième critère le plus important pour les répondants à l’étude, à la fois pour leur motivation et leurs savoir-faire. Ainsi, 92% prennent en compte les talents présents dans la société et 37% en font même un critère primordial dans leur choix final.
Des membres qualifiés et de belles perspectives d’avenir suffisent-ils à faire pencher la balance vers le rachat ? Pas tout à fait. Deux autres critères doivent être pris en compte : l’intuition et le conseil d’experts. 

Le repreneur est un challenger

Reprendre une entreprise, c’est un peu comme invetir en bourse. Il faut vérifier les risques, tenir compte de l’environnement actuel, politique comme financier. Mais d’un autre côté, il faut laisser parler ses tripes. Sans parler d’un coup de coeur, 85% des répondants avouent que le caractère rationnel de l’opération (potentiel de gains, rentabilité, croissance) est important mais challengé par d’autres aspects, moins cadrés.
Ainsi, la moitié d’entre eux estime que les valeurs véhiculées par l’entreprise ont plus d’importance que sa valeur financière. Une idée qui fait écho à la quête de sens recherchée par de plus en plus de salariés mais aussi de fonds d’investissement.
Et que serait le risque sans plaisir ? Pour 75% des répondants, la joie d’entreprendre est un critère important qui devient même essentiel pour 30% d’entre eux.
Mais pour autant, les repreneurs restent prudents.  

Des conseils d’experts pour se rassurer mais pas plus

Pour terminer, l’étude montre que reprendre une entreprise n’est pas une décision que l’on prend seul. 80% des repreneurs recourent à des experts ou des spécialistes pour se forger un avis. Et ils sont d’autants plus avides de ses conseils s’ils travaillent pour une entreprise (51% contre 39% pour les autres). Ce qui, paradoxalement, ne les empêchent pas de prendre en compte leur intuition (83%). 

 

L’enquête menée en octobre dernier dépeint le repreneur comme un équilibriste pris entre des critères financiers et émotionnels. Ces dernières années, la rationalité semble avoir pris le pas sur le risque. Un choix qui n’est pas sans conséquence puisque 30 000 entreprises ferment chaque année, faute de repreneur. 

 

Par

Anne Taffin

26 novembre 2019 / 14H00
mis à jour le 26 novembre 2019
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