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Catherine Barba, pionnière des entrepreneures à succès

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Catherine Barba, pionnière des entrepreneures à succès

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Par Iris Maignan - 04 février 2020 / 18H00

À l'occasion de l'émission "Qui veut être mon associé", diffusée sur M6, Maddyness dresse le portrait des six investisseurs que les entrepreneurs en herbe doivent, chaque semaine, séduire. Première de notre liste : Catherine Barba, entrepreneure, business angel, et, plus globalement, pionnière du web.

Il y a une (toute petite) dizaine d’années, dans le secteur de la tech, des startups et de l’innovation, les entrepreneurs ne se comptaient pas encore par milliers, les bons entrepreneurs étaient vite identifiés et, encore moins surprenant, les femmes entrepreneures se comptaient sur les doigts d’une seule main. Catherine Barba faisait partie de ces dernières. Baignant dans le secteur du numérique depuis sa sortie de l’ESCP Europe, en 1996, elle avait eu d’emblée les épaules pour se faire une place dans un secteur (on ne vous apprend rien) très masculin.

De l’agence média à la bulle Internet

C’est chez l’Agence OMD, la branche média du groupe Omnicom qu’elle fait ses premières armes, en créant OMD Interactive : « J’étais intrapreneure sans le savoir », raconte-t-elle, « c’était le tout début du web. il y avait de plus en plus de clients qui demandaient à acheter des espaces sur internet, et personne ne savait faire. Il m’ont demandé de travailler sur cette nouvelle branche car j’étais déjà très attirée par tout ce qui touchait au web, à l’innovation. »

Quatre ans plus tard, l’activité a bien pris, tous les annonceurs veulent leurs campagnes média sur internet. Et c’est un déjeuner avec un certain Marc Simoncini qui la fera partir d’OMD : « J’avais acheté de la publicité sur un site qui s’appelait iFrance, et pour me remercier les dirigeants (Marc Simoncini et Thierry de Passemar) m’invitent à déjeuner et…. me proposent de devenir Directeur Général d’Ifrance. »

Proposition acceptée, Catherine Barba rejoint l’une des premières plateformes d’hébergement sur internet. Un poste qu’elle ne conservera par longtemps. Quelques mois plus tard, iFrance est revendu à Vivendi pour 182 millions d’euros. L’une des plus grosses ventes du web, en pleine bulle internet.

Entreprendre sur les premiers pas des internautes

« Là, je me suis dit que j’allais pouvoir entreprendre. Parce que j’avais une sécurité financière, d’une part, mais aussi parce que travailler avec de telles personnalités m’avait donné confiance en moi. Je me disais « si ça ne marche pas, ce n’est pas grave, j’irais bosser autre part. » 

Elle se lance alors dans le cash back avec Cashstore.fr. « Le principe du cash back c’est de gagner de l’argent en achetant. Je trouvais ça génial. À l’époque, la confiance dans l’achat en ligne n’était pas là et je me disais que faire gagner de l’argent aux potentiels acheteurs sur internet serait peut-être une motivation pour dépasser la peur » . Une aventure qui dure sept ans, avant que l’entreprise soit revendue au groupe Plebicom en 2010. Parallèlement, l’entrepreneure lance Malinéa, un cabinet de conseil en e-business, qu’elle revendra finalement en 2012 à vente-privée.com.

« J’ai fait ça jusqu’à ce que l’appel de l’Amérique retentisse, après un voyage en famille », précise Catherine Barba. En 2015, l’entrepreneure fait ses valises et part avec son mari (Arnaud Chiaramonti, cofondateur du label Believe) et sa fille à New York, où elle lance sa troisième entreprise, le PEPS Lab, avec pour objectif d’accompagner les enseignes de la distribution physique et les marques à accélérer leur transformation numérique. « C’est mon « dream job » , une sorte d’observatoire de l’activité e-commerce. Je rencontre plein d’acteurs traditionnels, je fais plein d’expériences en magasin » , se réjouit-elle.

Avoir reçu, et vouloir donner à son tour

À côté de son rôle d’entrepreneure, Catherine Barba endosse également celui de business angel, en investissant dans des startups du retail, portées par des équipes mixtes ou des femmes, et qui ont une dimension d’impact : « J’ai tellement reçu, des gens m’ont tellement donné leur confiance, que j’ai voulu donner à mon tour. J’identifie les startups que je peux aider, et j’essaie de passer du temps avec elles, de partager mon réseau, mais aussi mes erreurs » , explique Catherine Barba. Parmi ses investissements les plus marquants, on trouve Leetchi, Retency, Reech, Popshop, Cargo ou encore Showfields.

Et pour boucler un emploi du temps déjà bien rempli, l’entrepreneure et business angel enfile également une casquette d’organisatrice d’événements pour promouvoir la diversité et l’inclusion avec le le W.IN Forum NY. Une manière, une fois de plus, de se mobiliser autour d’une cause qui lui est chère. Quatre événements ont déjà eu lieu à New York, un autre devrait, très bientôt, voir le jour à Paris.

Ne pas se tromper de combat

Distinguée Femme en Or en 2011, Alumni of the Year ESCP Europe en 2012, Femme d’Influence économique en France en 2014, ou encore chevalier de l’Ordre National du Mérite et de la Légion d’Honneur, Catherine Barba aura cumulé, ces dernières années, les récompenses. Pourtant lorsqu’on lui demande ce qu’est sa plus grande réussite, celle qui se surnomme elle même la « mamie du web » est formelle : « c’est d’avoir gardé ma famille intacte. Malgré toute cette effervescence, ces sollicitations… c’est pas facile. Il m’est arrivé de me tromper de combat, en laissant passer le travail avant la famille. Ils me l’ont rappelé, et j’ai eu la chance de l’entendre. Je suis toujours mariée, depuis 19 ans, et ma fille est très équilibrée. C’est mon socle, c’est qui me donne mon énergie, mon envie » , explique l’entrepreneure.

Et après ? C’est certain, Catherine Barba ne se voit pas mettre son énergie dans autre chose que le numérique, et le retail de préférence. L’inclusion, la diversité, et l’impact font également parti de ses nouveaux chevaux de bataille, avec un fil conducteur : la nouveauté, l’innovation. « Quand j’avais 10 ans, j’avais écrit dans un petit devoir de CM2 que quand je serai grande, je voudrais créer une société d’informatique parce que je trouvais ça intéressant, et que je voulais diriger une entreprise. Ça vient de loin » , raconte-t-elle, avant de conclure « j’ai envie de continuer à comprendre, et à apprendre. Ce sont mes deux jambes » .

Par

Iris Maignan

04 février 2020 / 18H00
mis à jour le 06 février 2020
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