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Révolution verte : les villes en crise d’identité

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Révolution verte : les villes en crise d’identité

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Par Maddyness, avec GrDF - 21 février 2020 / 10H00 - mis à jour le 27 mars 2020

Comment les métropoles tentent-elles de se réconcilier avec la nature ? Lors de la Maddy Keynote qui a eu lieu les 30 et 31 janvier derniers au Centquatre, quatre experts ont débattu autour de cette problématique. Ils en sont persuadés : la transition est en marche mais elle est surtout indispensable.

Jamais autant d’êtres humains n’ont vécu en ville. D’ici 2030, la population urbaine devrait même atteindre cinq milliards, préviennent les Nations unies. Comment vivre dans des villes amenées à croître alors qu’on a le sentiment qu’elles se sont tant éloignées de la nature ? Les 30 et 31 janvier derniers, à l’occasion de la Maddy Keynote, quatre experts ont cherché à répondre à cette question. Mais tous s’accordent à le dire : créer un modèle d’avenir – à la fois économiquement viable et résolument responsable – est essentiel.

Les citadins ne le nieront pas, la nature manque en ville. À ce titre d’ailleurs, de nombreux Français migrent vers les campagnes, en quête d’un meilleur cadre de vie, de davantage de confort, d’espace et de verdure. Malgré ce phénomène, l’urbanisation se poursuit et les métropoles ne cessent de s’étendre. « On s’aperçoit aujourd’hui qu’on est en train de changer notre paradigme vis-à-vis de la ville », considère Alexis Tricoire, fondateur de l’agence Tricoire-design. « Jusqu’à la fin du XXe siècle, on a toujours perçu la ville comme un élément qui nous permettait de nous protéger de la nature. Maintenant, tout le défi est de la réintégrer, mais d’une façon particulière parce qu’on ne peut bien sûr pas remettre la forêt dans la ville ». Ce nouvel enjeu n’est pas à prendre à la légère, assure Alain Mille, directeur du développement chez GRDF. « C’est une préoccupation historique qui revient en force parce que la croissance démographique, l’expansion des villes ainsi que le bétonnage nous ramènent à cette réalité : l’homme a besoin de la nature », rappelle-t-il.

Se mettre au vert

Pour Marc Bertrand, le ras-le-bol des citadins n’est pas vraiment une surprise. « On a trop souffert des villes conçues par des urbanistes visionnaires mais qui ne voulaient pas aller vivre dans les quartiers qu’ils concevaient », note le président de La Française REM. Avant d’ajouter : « On essaie de rebrousser chemin aujourd’hui. C’est compliqué car il faut refaire de la ville sur la ville mais c’est sur la bonne voie. » Dans ce contexte, architectes, designers et acteurs de l’immobilier s’efforcent à recoller les morceaux. En tant que designer spécialisé dans le végétal, Alexis Tricoire a notamment pour mission de trouver les solutions techniques pour rendre les quartiers plus « green » et plus attrayants. « On a besoin de biodiversité. Il s’agit donc de mettre en valeur le mobilier urbain. Par exemple : le mur végétal peut donner une dimension agréable à un quartier trop minéral », explique-t-il.

Qui dit densité de population, dit aussi îlots de chaleur. Dans les zones urbaines, les conditions se font de plus en plus difficiles. À commencer par la hausse des températures. Comment changer la donne, au vu des canicules qui se multiplient année après année ?  « Un vieux réflexe est de climatiser. En faisant cela, on aggrave la situation car on rejette l’air chaud des bâtiments à l’extérieur et on augmente encore la température », observe Alain Mille. Pour ce dernier, il s’agit plutôt de se tourner vers infrastructures bio-climatiques. « Par leur orientation ou par des dispositifs divers et variés, les besoins de rafraîchissement du bâtiment vont alors être beaucoup moins forts. On peut également opter pour des systèmes assez basiques qui vont faire circuler l’eau dans les fondations du bâtiment et qui, au travers de planchers rafraîchissants, contribuent au refroidissement.» Le directeur de GRDF prône finalement un retour à la simplicité. « Auparavant, quand il faisait chaud, on se mettait à l’ombre des arbres, il fait 25 degrés et on vit bien. Donc pas besoin de vivre à 19 degrés toute l’année. »

Le pari de l’économie circulaire

Pour rendre les villes plus vivables, il s’agit aussi de donner une seconde vie aux infrastructures existantes. Alexis Tricoire, lui, en est convaincu : « Qu’il s’agisse de centres commerciaux, de gares, d’espaces urbains ou verts, ce qui compte, c’est d’apporter de la qualité de vie, de l’ergonomie, du bien-être, de l’échange social à travers d’outils pensés pour la vie quotidienne des gens.» C’est ce qu’a cherché à faire Noémie Staskiewicz. Il y a trois ans, cette dernière a récupéré un bâtiment situé sur les bords du canal de l’Ourcq à Stalingrad (Paris, XIXe). Son objectif : créer une maison des économies solidaires et innovantes. En moins de six mois et avec l’aide de la Ville de Paris et d’entreprises franciliennes, Les Canaux étaient nés. « L’objet de notre association devait se refléter dans les travaux qu’on allait mener », confie la responsable d’exploitation de l’association. Pour cette dernière, à l’avenir, la solution peut passer par la création d’écosystèmes plus ou moins autonomes. « La Ferme du Rail, qui vient de sortir de terre dans le XIXe arrondissement, est un modèle inspirant. C’est une ferme urbaine mais aussi un centre d’accueil et de réinsertion professionnelle », précise Noémie Staskiewicz. Là-bas, des étudiants en horticulture forment des gens en insertion. Les légumes qu’ils cultivent sont utilisés dans un restaurant du même site et les déchets alimentaires ensuite compostés pour nourrir la terre. Un cercle vertueux, en somme. « Ce genre d’initiatives permet de créer du lien social et maintenir le contact avec la nature, tout en étant utile et efficace. »

Enfin, Alain Mille appelle chacun à revoir sa copie en matière de mix énergétique. L’idée étant de se passer au maximum des énergies fossiles et de développer celles dites « renouvelables ». « Il faut des villes sécurisées sur le plan des énergies. Or dès lors qu’on développe des énergies renouvelables, elles sont souvent intermittentes – la plupart du temps électriques – et on sécurise assez peu. La bonne façon de faire des choses, c’est donc d’adosser ces énergies intermittentes à du gaz renouvelable », analyse le directeur du développement chez GRDF. Créé à partir de méthaniseurs qui traitent les déchets agricoles, ce gaz renouvelable va ensuite aller alimenter l’urbain. Son avantage ? Il crée une solidarité entre le monde rural et le monde urbain. « Il y a à ce niveau-là une économie circulaire », estime Alain Mille. La boucle est bouclée et tout le monde y trouve son compte.

Maddyness, partenaire média de GRDF.

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21 février 2020 / 10H00
mis à jour le 27 mars 2020
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